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Juncker «scandalisé» par les propos d'Erdogan
International 2 min. 15.03.2017 Cet article est archivé
Comparaison avec les nazis

Juncker «scandalisé» par les propos d'Erdogan

Jean-Claude Juncker: «Ce n'est pas l'UE qui se joint à la Turquie, c'est la Turquie qui se joint à l'UE».
Comparaison avec les nazis

Juncker «scandalisé» par les propos d'Erdogan

Jean-Claude Juncker: «Ce n'est pas l'UE qui se joint à la Turquie, c'est la Turquie qui se joint à l'UE».
Photo: AFP
International 2 min. 15.03.2017 Cet article est archivé
Comparaison avec les nazis

Juncker «scandalisé» par les propos d'Erdogan

Maurice FICK
Maurice FICK
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est dit «scandalisé» mercredi par les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan accusant l'Allemagne et les Pays-Bas de «nazisme», les jugeant incompatibles avec l'ambition d'Ankara de rejoindre l'UE.

(AFP) – Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est dit «scandalisé» mercredi par les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan accusant l'Allemagne et les Pays-Bas de «nazisme», les jugeant incompatibles avec l'ambition d'Ankara de rejoindre l'UE.

«J'ai été scandalisé par ce qui a été dit par la Turquie sur les Pays-Bas, l'Allemagne et d'autres (pays). Je n'accepterai jamais cette comparaison entre les nazis et les gouvernements actuels», a déclaré M. Juncker à Strasbourg devant les eurodéputés, réagissant à la crise diplomatique qui oppose Ankara à plusieurs capitales européennes.

«Celui qui fait cela prend ses distances avec l'Europe et n'essaye pas d'entrer dans l'Union européenne», a averti M. Juncker, en référence aux négociations d'adhésion à l'UE de la Turquie, actuellement au point mort.

«Etablir une comparaison avec cette période est totalement inacceptable», a-t-il insisté.

«Ce n'est pas l'UE qui se joint à la Turquie, c'est la Turquie qui se joint à l'UE», a-t-il conclu.

Le président du Conseil européen Donald Tusk, qui s'est lui aussi exprimé devant les eurodéputés, a également exprimé sa «solidarité» avec les Pays-Bas, jugeant les propos d'Erdogan «détachés de la réalité».

La Turquie reproche aux Pays-Bas - qui votent mercredi pour des législatives test pour l'Europe - d'avoir refusé la participation de ministres turcs à des meetings de soutien à Recep Tayyip Erdogan, en pleine campagne référendaire pour renforcer ses pouvoirs présidentiels.

M. Erdogan avait promis de «faire payer le prix» aux Pays-Bas pour ce traitement, rappelant selon lui «le nazisme et le fascisme».

L'Allemagne avait été la première début mars à s'attirer les foudres du président turc, après que des municipalités ont interdit à des ministres turcs de promouvoir le «oui» au référendum du 16 avril.

Le chef de l'Etat turc avait répliqué en accusant à maintes reprises Berlin d'user de méthodes «nazies».

«C'est bien de condamner» ce qui se passe en Turquie, mais «soyons honnêtes, MM. Tusk et Juncker, il faut geler les négociations d'adhésion maintenant», a tonné mercredi dans l'hémicycle le chef de file des eurodéputés libéraux, le Belge Guy Verhofstadt.

«L'Europe ne se laissera pas menacer par un tyran», a-t-il ensuite twitté.

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