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Juncker disposé à abandonner le «backstop»
International 2 min. 20.09.2019

Juncker disposé à abandonner le «backstop»

Jean-Claude Juncker, ici au côté de Michel Barnier, devrait rencontrer à nouveau Boris Johnson, la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU

Juncker disposé à abandonner le «backstop»

Jean-Claude Juncker, ici au côté de Michel Barnier, devrait rencontrer à nouveau Boris Johnson, la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU
Photo: AFP
International 2 min. 20.09.2019

Juncker disposé à abandonner le «backstop»

Le président de la Commission européenne a déclaré jeudi qu'il était disposé à éviter le retour d'une frontière en Irlande, si tous ses objectifs étaient atteints.

 (AFP) - «Je n'ai pas une relation érotique au backstop. Mais si les résultats sont là, je me fiche des instruments», a déclaré Jean-Claude Juncker à la chaîne privée britannique Sky News. «Si les objectifs sont là, tous les objectifs, alors nous n'avons pas besoin du backstop».

Au cœur de la discorde entre Londres et Bruxelles, la clause du «backstop» prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un «territoire douanier unique» avec l'UE, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, afin d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, Etat membre de l'UE.

Le chef de l'exécutif européen a par ailleurs qualifié de «plutôt positive» sa rencontre lundi à Luxembourg avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui exige l'abandon du «backstop».


EU Commission president Jean-Claude Juncker (L) shakes hands with British Prime Minister Boris Johnson (R) prior to their meeting, on September 16, 2019 in Luxembourg - Six weeks before he is due to lead Britain out of the European Union, Prime Minister Boris Johnson meets Jean-Claude Juncker, insisting that a Brexit deal is possible. Downing Street has confidently billed the Luxembourg visit as part of efforts to negotiate an orderly divorce from the union before an October 17 EU summit. (Photo by Fran�ois WALSCHAERTS / AFP)
Aucune avancée concrète sur le Brexit
Six semaines avant le jour J, le départ du Royaume-Uni de l'UE se trouvait au cœur des discussions programmées au Grand-Duché ce lundi. Boris Johnson a été accueilli à l'heure du déjeuner par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Michel Barnier, négociateur de l'UE.

«Nous pouvons avoir un accord», «Je n'aime pas l'idée d'un "no deal", parce que cela aurait des conséquences catastrophiques. Il est meilleur, et pour la Grande-Bretagne et pour l'Union européenne, d'avoir un accord», a insisté Jean-Claude Juncker, qui doit passer le flambeau de l'exécutif européen le 1er novembre à l'Allemande Ursula von der Leyen.

Ces déclarations interviennent alors que la présidence tournante finlandaise de l'UE a exigé du Royaume-Uni une proposition d'accord écrite sur le Brexit d'ici à la fin du mois pour éviter une sortie sans accord, ultimatum rejeté par Londres. 

L'UE exige des propositions en septembre

La présidence finlandaise de l'UE a exigé jeudi du Royaume-Uni une proposition d'accord écrite sur le Brexit d'ici fin septembre afin d'éviter un «no deal», un ultimatum aussitôt rejeté par Londres.

«Nous présenterons des solutions écrites formelles quand nous serons prêts, et non en fonction d'une échéance artificielle», a réagi un porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson devant la presse. 

Selon une source européenne, la question du calendrier devrait être discutée lors d'une rencontre entre Boris Johnson et Jean-Claude Juncker la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. 


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