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Johnson évoque de nouvelles propositions pour le Brexit
International 2 min. 01.10.2019

Johnson évoque de nouvelles propositions pour le Brexit

Le premier ministre Boris Johnson

Johnson évoque de nouvelles propositions pour le Brexit

Le premier ministre Boris Johnson
Photo: AFP
International 2 min. 01.10.2019

Johnson évoque de nouvelles propositions pour le Brexit

Le Premier ministre britannique a promis, mardi, des nouvelles propositions sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE «très bientôt». Mais il n'a en rien détaillé comment il comptait régler la question de la frontière irlandaise, principal point de blocage.

(AFP) - «Nous allons faire une très bonne proposition, nous allons la faire formellement très bientôt», a déclaré ce mardi Boris Johnson à la BBC. Deux semaines après sa visite au Luxembourg, et à 30 jours de la date prévue du Brexit, l'annonce du Premier ministre britannique a surpris.

Plusieurs versions de propositions britanniques destinées à maintenir ouverte la frontière terrestre entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande après le Brexit  ont fuité dans la presse. Jean-Claude Juncker avait déjà fait savoir qu'il était prêt à accepter une solution de Brexit sans «backstop».

Appel au sérieux

Selon une version, le gouvernement envisage des contrôles douaniers à plusieurs kilomètres de la frontière. Le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney a balayé ces projets, appelant Londres à faire une «offre sérieuse».

«Il est temps que l'UE reçoive une offre sérieuse du gouvernement britannique pour qu'un accord de Brexit puisse être conclu en octobre. L'Irlande du Nord et l'Irlande méritent mieux», a-t-il tweeté.

La cheffe du Sinn Fein (parti républicain militant pour une Irlande réunifiée), Mary Lou McDonald, a aussi fustigé les propositions ayant fuité dans la presse, estimant que cela revenait au retour d'une «frontière dure sur l'île d'Irlande» et «sabotait» le processus de paix en Irlande du Nord. 


Britain's Chancellor of the Exchequer Sajid Javid speaks at a fringe event on the second day of the annual Conservative Party conference at the Manchester Central convention complex in Manchester, north-west England on September 30, 2019. - British Prime Minister Boris Johnson's office has denied allegations he made unwanted sexual advances towards two women 20 years ago. Journalist Charlotte Edwardes wrote in a column for The Sunday Times that Johnson put his hand on her thigh at a dinner party thrown by the magazine he was editing at the time. (Photo by Ben STANSALL / AFP)
«Personne ne sait vraiment» le coût du no deal
Le ministre des Finances britannique Sajid Javid a affirmé lundi sur la BBC qu'il n'était pas en mesure de connaître l'impact pour l'économie du Royaume-Uni d'un Brexit sans accord. Un scénario qui reste, selon lui, «une possibilité».

Boris Johnson a toutefois déclaré à la BBC que ce qui était rapporté dans la presse n'était «pas tout à fait exact» et démenti que son plan incluait des «centres de dédouanement». Il a confirmé que sa proposition prévoyait «un territoire unique pour l'agriculture, les industries agroalimentaires sanitaires et phytosanitaires, ce qui constitue une concession importante du gouvernement britannique».

Une troisième négociation

Sur les échanges agricoles, «les décisions en matière de règles sanitaires et phytosanitaires continueraient à être prises à Bruxelles sans que le Royaume-Uni n'ait son mot à dire», a-t-il précisé. 

Le dirigeant conservateur a également réaffirmé sa volonté de réaliser le Brexit le 31 octobre, une échéance déjà repoussée deux fois, bien que le Parlement ait voté une loi lui imposant de demander un nouveau report s'il n'obtient pas d'accord avec l'UE d'ici le 19 octobre, juste après le prochain sommet européen.

Tout nouvel accord devra être approuvé par le Parlement, qui a rejeté trois fois l'accord de Brexit qu'avait négocié l'ancienne cheffe du gouvernement, Theresa May.


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European Commission President Jean-Claude Juncker gestures as he speaks during a debate on Brexit at the European Parliament in Strasbourg, northeastern France on September 18, 2019. (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)