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Intrusion à la centrale nucléaire de Cattenom: Le procès de Greenpeace renvoyé
Les huit militants et l'organisation Greenpeace France sont poursuivis pour «intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires».

Intrusion à la centrale nucléaire de Cattenom: Le procès de Greenpeace renvoyé

Pierre Matgé
Les huit militants et l'organisation Greenpeace France sont poursuivis pour «intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires».
International 2 min. 03.01.2018

Intrusion à la centrale nucléaire de Cattenom: Le procès de Greenpeace renvoyé

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Le procès de huit militants et de Greenpeace France devant le tribunal correctionnel de Thionville (Moselle), pour l'intrusion en octobre dans la centrale nucléaire de Cattenom, a été renvoyé mercredi au 27 février.

(AFP) - Le procès de huit militants et de Greenpeace France devant le tribunal correctionnel de Thionville (Moselle), pour l'intrusion en octobre dans la centrale nucléaire de Cattenom, a été renvoyé mercredi au 27 février.

L'avocat de Greenpeace France et des huit militants, qui n'étaient pas présents à l'audience, Me Alexandre Faro, a sollicité un renvoi notamment parce qu'il n'a pas reçu les conclusions du conseil d'EDF, Me Thibault de Montbrial.

L'avocate représentant Me de Montbrial a précisé que les conclusions n'avaient pas été envoyées car le renvoi avait été sollicité et obtenu de principe par la défense à la mi-décembre.

Les huit militants et l'organisation Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard, sont poursuivis pour «intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires». Ils encourent cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés à l'aube le 12 octobre après avoir pénétré dans la centrale pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.

Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de Greenpeace la vidéo du feu d'artifice qu'ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles.

La préfecture de Moselle et EDF ont soutenu que les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire.

Une nouvelle intrusion de 22 militants de Greenpeace, le 28 novembre, à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) a conduit les députés LREM à déposer le 21 décembre une résolution pour créer une commission d'enquête «sur la sûreté et la sécurité» des installations nucléaires.

L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait invité EDF et les autorités à tirer les leçons de cette action.

Deux jours avant l'intrusion dans la centrale de Cattenom, Greenpeace avait publié un rapport d'experts mettant en doute la capacité de résistance des bâtiments abritant les piscines d'entreposage.

Pouvant contenir plus de combustibles que les coeurs des réacteurs, ces piscines ne sont pas protégées par des enceintes renforcées, ce qui les expose davantage au risque d'attaques extérieures, selon l'ONG.

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