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Il vit en ermite dans la forêt depuis plus de 30 ans
International 3 4 min. 24.11.2022
Sans eau, ni électricité

Il vit en ermite dans la forêt depuis plus de 30 ans

Depuis 32 ans, il vit au milieu de la nature - sans électricité ni eau courante.
Sans eau, ni électricité

Il vit en ermite dans la forêt depuis plus de 30 ans

Depuis 32 ans, il vit au milieu de la nature - sans électricité ni eau courante.
Photo: Harald Tittel
International 3 4 min. 24.11.2022
Sans eau, ni électricité

Il vit en ermite dans la forêt depuis plus de 30 ans

Depuis plus de trois décennies, Friedmunt Sonnemann vit dans la forêt. Dans une cabane en terre sans électricité ni eau courante. Lorsque le poêle est allumé dans le salon, il trouve que 14 degrés est une température supportable.

(dpa) - Friedmunt Sonnemann est l'un des rares Allemands à ne pas être touché par la hausse des prix de l'électricité et du gaz. «Tout cela ne me touche pas», dit-il depuis une cabane en argile qu'il a construite lui-même dans une forêt isolée du Hunsrück, près de Longkamp, en Rhénanie-Palatinat (Allemagne).


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Depuis 32 ans, il vit au milieu de la nature - sans électricité ni eau courante. «Je ne manque de rien», dit cet homme de 56 ans, qui porte les cheveux longs et une longue barbe, dans sa petite ferme, la «Königsfarm» (La Ferme Royale, NDLR). «C'est la seule façon dont je veux vivre». 

Lui et ses «compagnons d'armes», comme il appelle les colocataires temporaires, vont chercher l'eau pour boire à une source proche, et pour cuisiner et se laver, ils utilisent généralement de l'eau de pluie. «Les toilettes sont du compostage sec». Et le chauffage se fait au bois. «Si un poêle est allumé dans la pièce et que le thermomètre dans le coin indique 14 degrés, nous trouvons cela agréable», explique ce natif de Bonn qui a grandi à Cologne. 

«En aucun cas» le salon n'est chauffé à 20 ou 21 degrés pendant la saison froide. «Ce serait vraiment du gaspillage», dit cet homme élancé. «Nous nous habillons aussi chaudement en hiver». 

Photo: Harald Tittel

Sonnemann va chercher le bois sur ses propres surfaces, mais aussi à l'extérieur. «Là, les prix ont bien sûr aussi augmenté. Mais je peux vivre avec, ce n'est pas si dramatique». Dans l'ensemble, Sonnemann estime que l'homme peut se contenter de moins qu'il ne le pense. Il est conscient que tout le monde ne pourrait pas vivre comme lui dans la forêt. «Il n'y a pas tant d'endroits que ça en Allemagne». 

«Un changement de mentalité»

Mais le mode de vie dans les pays industrialisés, dont a bénéficié la majeure partie de la population, ne pourra pas être maintenu à long terme, estime-t-il. «Il y aura en tout cas un changement de mentalité». La vie de Sonnemann, ce sont les plantes rares qu'il cultive sur son terrain d'environ quatre hectares - et les semences qu'il obtient et vend. Il en a maintenant une centaine d'espèces, raconte-t-il en étalant les graines d'onagre séchée dans un bol. «Il y a aussi des plantes de l'époque de notre arrière-grand-mère qui auraient sinon disparu».

Selon lui, c'est justement dans le contexte du changement climatique qu'il est important de préserver les anciennes plantes cultivées, car elles s'accommodent bien des sols pauvres et des conditions météorologiques extrêmes. Mais il cultive aussi des plantes plus exotiques : par exemple des courgettes de l'Est et du huacatay (tagète épicé) des Andes en Amérique du Sud. «C'est l'une de mes plantes préférées. On la prend régulièrement pour les soupes et les sauces, nous en faisons aussi du thé». 

Photo: Harald Tittel

Il est aidé dans son travail par des personnes qui vivent avec lui à la ferme pendant un certain temps. «Nous sommes huit en ce moment». Ils viennent aussi pour «prendre une certaine distance» avec «le monde extérieur». «Nous ne vivons pas ici dans un monde à part. Mais l'impact de ce qui se passe actuellement dans le monde est relativement faible». 

Des visiteurs qui viennent de parfois très loin

Parfois, des gens viennent même du Mexique ou de Taiwan à la ferme. On parle beaucoup de ce qui se passe dans le monde. Jusqu'à présent, la ferme a été épargnée par le phénomène du covid-19. «Quand je l'ai eue, j'avais des symptômes très légers», dit Sonnemann, qui n'a été que chez le dentiste ces dernières années. «En fait, je suis mon propre guérisseur». 

Pendant des années, Sonnemann s'est battu contre la construction du pont de la Haute Moselle à proximité de sa ferme, sur lequel le trafic passe maintenant depuis trois ans. Par moments, par vent d'est, il entend «déjà fortement le bruit», dit-il. Mais il n'a pas d'autre choix que de «s'en accommoder». Mais il continue de trouver la «destruction du paysage» pour le projet «tout à fait terrible». Les habitants de Longkamp, dans le district de Bernkastel-Wittlich, respectent leur voisin dans la forêt. «Le travail qu'il fait est accepté ici», déclare le maire du village Horst Gorges (CDU). 

Mais peu de gens dans le village peuvent comprendre comment Sonnemann vit là. Une deuxième maison en torchis a été construite entre-temps sur le terrain appartenant à Sonnemann. Et sur une grange, on a installé un panneau solaire pour pouvoir faire tourner de temps en temps une machine à laver ou recharger la visseuse sans fil. Les habitants de la ferme ne peuvent toutefois pas vivre uniquement des herbes, des courges, des pommes et des coings. «Nous achetons aussi du riz ou des pâtes en plus», explique Sonnemann, qui ne se considère pas comme un ermite ou un marginal, mais plutôt comme un bon vivant. «Je ne vis pas seul et je n'ai pas quitté le monde, je l'ai rejoint ici. Je ne fais pas tout ça tout seul pour moi».


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