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Huit partis restent en lice pour gouverner en Belgique
International 2 min. 01.07.2019 Cet article est archivé

Huit partis restent en lice pour gouverner en Belgique

Huit partis restent en lice pour gouverner en Belgique

Photo: AFP
International 2 min. 01.07.2019 Cet article est archivé

Huit partis restent en lice pour gouverner en Belgique

Huit partis politiques belges - francophones et flamands - restent en lice pour former une coalition gouvernementale et les deux «informateurs» désignés par le roi pour tenter de les rapprocher vont poursuivre leur travail tout le mois de juillet.

AFP - Si un résultat semble toujours hors d'atteinte cinq semaines après les législatives du 26 mai, une chose est sûre: les extrêmes (Vlaams Belang à droite, PTB à gauche) ne seront pas associées à un futur gouvernement en Belgique.


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C'est ce qu'ont répété lundi les deux personnalités politiques nommées le 30 mai par le roi Philippe pour explorer les pistes possibles de coalition, après un scrutin synonyme de morcellement accentué du paysage.

Les nationalistes mis de côté

Sur les 12 partis représentés au parlement, seuls huit sont concernés par le travail de rapprochement en cours, ont indiqué les deux «informateurs», Didier Reynders, un libéral francophone, actuel chef de la diplomatie belge, et Johan Vande Lanotte, figure du parti socialiste flamand.

Il s'agit de la N-VA (nationalistes flamands), du CD&V (chrétiens-démocrates flamands) et des six partis des familles libérales, socialistes et écologistes (qui comptent chacune un parti néerlandophone et un francophone).

Actions prioritaires

Sont donc exclus le Vlaams Belang, l'extrême droite flamande, qui a créé la surprise le 26 mai en devenant la 2e force politique en Flandre (18 députés à la Chambre), les communistes du PTB-PVDA (12 députés), ainsi que deux partis centristes francophones comptant peu d'élus ou n'ayant pas souhaité être associés à une majorité.


Vlaams Belang's Dries Van Langenhove leaves after the oath ceremonyat the installation of the Chamber after last month's federal elections, in Brussels on June 20, 2019. 150 citizens take the oath to become members of the Chamber for the 2019-2024 legislature. - The Belgian Liberal leader who presided today the installation of the Chamber of Deputies renewed in late May, has decided not to step on the perch refusing to be attended by a very controversial right-wing MP, during this solemn meeting. (Photo by YORICK JANSENS / BELGA / AFP) / Belgium OUT
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MM. Reynders et Vande Lanotte ont annoncé lundi qu'ils œuvraient désormais à l'élaboration d'une liste d'actions prioritaires à mener dans des domaines clés (emploi, climat, sécurité, migration...), susceptibles de recueillir l'assentiment d'une majorité.

Un pays ingouvernable?

«Le roi a demandé aux informateurs d'établir une note pouvant servir de base aux futures discussions de préformation», a annoncé le Palais royal. Un premier rapport est attendu le 12 juillet et un autre le 29 juillet.

Avec un record de 541 jours sans gouvernement en exercice en 2010-2011, la Belgique a la réputation d'être un pays ingouvernable. L'impasse est en bonne partie due à l'hostilité que se témoignent la N-VA et le PS francophone, numéros un respectivement dans le nord et le sud du pays.

Les deux partis refusent de se parler. Mais, a mis en garde M. Vande Lanotte «faites attention de ne pas vous braquer trop sur deux partis, il y a en huit».

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