Grande Région: la gazette du mercredi

Epinal : la fin des débats ; flashés à tort sur la RN52 pendant huit ans ; 133 millions pour la gare de Metz et 1 euro pour le château d'eau de Thionville ; Arsène Lupin sévit à Athus.

Dans le grand salon de la gare de Metz, le vitrail, avec la figure de Charlemagne
Dans le grand salon de la gare de Metz, le vitrail, avec la figure de Charlemagne
Photo: Christian Legay, Marc Royer

  • Irradiés d'Epinal: fin des débats. Contrits mais toujours aussi confus, les  médecins et le radiophysicien jugés pour l'accident de radiothérapie d'Epinal  ont clos les débats mardi par des mots de regrets pour les victimes, après avoir  de nouveau offert le spectacle de leurs contradictions. Après la déclaration, en 2005, du premier accident de surirradiation, le  trio découvre en 2006 le second dysfonctionnement ayant infligé des surdoses à 424 patients. Mais ils se gardent bien d'en parler à l'Inspection générale des  affaires sociales (IGAS) venue enquêter sur le premier accident. «Il n'est pas de la responsabilité du radiophysicien de faire ces  déclarations», s'est défendu Joshua Anah. «Après que nous ayons évoqué le sujet, M. Anah avait dit qu'il ferait la  déclaration», conteste le Dr. Aubertel.  «Et donc, chacun comptant sur l'autre, personne n'en a parlé», s'agace le  président Olivier Perrusset. Les deux médecins et le radiophysicien se rejettent aussi la responsabilité  d'avoir modifié le dossier médical d'une victime, aboutissant à la laisser dans  l'ignorance de sa surirradiation. Ce patient s'est suicidé. Accusations mutuelles encore lorsqu'il s'agit de savoir qui a pris  l'initiative de faire disparaître des dossiers des feuilles attestant du second  dysfonctionnement. Un seul aveu, au final, du Dr. Aubertel qui avait assuré aux inspecteurs de  l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en visite de routine dans l'établissement  en mai 2006 qu'aucun incident de radiothérapie n'était survenu depuis dix ans.   «Vous reconnaissez un mensonge?», interroge le président. «Effectivement».
  • Flashés à plus de 90 km/h alors qu'ils pouvaient rouler à 110. Le Républicain Lorrain fait sa une ce mercredi (article + vidéo) sur «ces milliers de PV illégaux» envoyés en huit ans à des automobilistes qui dépassaient la vitesse de 90 km/h indiquée sur les panneaux bordant la RN52 entre Vitry sur Orne et Fameck. Problème: l'arrêté qui fixe la limitation de cette 2x2 voies n'existe pas. C'est donc la vitesse de 110 km/h qui doit être autorisée. Tombent alors en toute logique un certain nombre de contravention, dont des délits de très grand excès de vitesse. La préfecture promet de répondre à toutes les réclamations.
  • 133 millions pour la gare de Metz. En 2015, la vitesse des trains à l'approche de la gare sera améliorée : 60 km/h contre 30 km/h aujourd'hui, rapporte le RL, ce qui devrait permettre de raccourcir légèrement les trajets. D'ici là, les travaux, lancés mardi, offriront de nouveaux aiguillages, une signalisation informatisée et deux nouveaux quais, pour une gare proche de la saturation.
  • Un château d'eau pour un euro ? La Ville de Thionville met en vente le château d'eau de Beauregard. Ceci dit, le coût conjugué des travaux pour éviter qu'il tombe en ruine et d'un aménagement intérieur fait grimper la facture à 330.000 euros. Avis aux amateurs. Petite précision: il ne s'agit pas de celui qui borde l'A31 à hauteur du pont.
  • Série de vols à Athus. L'Avenir du Luxembourg rapporte une série de vols «à la manière d'Arsène Lupin» dans le quartier du Dolberg, où les habitants sont en général victimes de vols de portefeuilles, cartes de crédit et portables. Une enquête est en cours.