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Gilets jaunes: le gouvernement veut une nouvelle loi «anticasseurs»
International 2 2 min. 08.01.2019

Gilets jaunes: le gouvernement veut une nouvelle loi «anticasseurs»

Gilets jaunes: le gouvernement veut une nouvelle loi «anticasseurs»

AFP
International 2 2 min. 08.01.2019

Gilets jaunes: le gouvernement veut une nouvelle loi «anticasseurs»

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé lundi une nouvelle loi avec un fichier à l'image de celui antihooligans réclamé par des syndicats de policiers et promet un dispositif de sécurité «considérable».

(AFP) - Les «gilets jaunes» dont la contestation dure depuis près de deux mois, dénoncent eux régulièrement un amalgame entre leur mouvement et les «casseurs».

Le dispositif de sécurité retrouvera samedi son niveau de mi-décembre, à savoir près de 80.000 policiers et gendarmes dans toute la France dont 5.000 à Paris, a dit le Premier ministre, sans préciser s'il s'attendait à une plus forte participation samedi pour l'acte IX des «gilets jaunes».

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

«Dans bien des villes de France, les manifestations se sont passées pacifiquement, mais nous ne pouvons pas accepter que certains profitent de ces manifestations pour déborder, pour casser, pour brûler. Ceux-là n'auront jamais le dernier mot dans notre pays», a affirmé M. Philippe sur TF1.


Le mouvement des "gilets jaunes"
La grogne est montée d'un cran en 2018 en France avec l'émergence du mouvement dit des "gilets jaunes", des citoyens qui ont décidé de protester contre la hausse prévue des taxes sur le carburant, finalement abandonnée par le gouvernement.

«A l'ultra violence nous opposerons l'ultra fermeté», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner lors de ses voeux aux forces de sécurité, alors que l'exécutif s'apprête à lancer en parallèle un «grand débat national» à partir de la semaine prochaine.

1.000 condamnations

Depuis le début de la mobilisation des «gilets jaunes», le 17 novembre 2018, 5.600 personnes ont été placées en garde à vue et quelque 1.000 condamnations prononcées par la justice, a précisé lundi Edouard Philippe.

Les images de violences lors ou en marge de manifestations des «gilets jaunes» ont fait le tour du monde depuis le début de ce mouvement inédit, qu'elles visent des forces de l'ordre prises à partie, des symboles comme l'Arc de Triomphe tagué, des quartiers de Paris vandalisés, ou encore des manifestants blessés partout en France.

Lors de «l'acte VIII» qui a rassemblé 50.000 personnes samedi, 345 personnes ont été interpellées dans toute la France, dont 281 placées en garde à vue.


TOPSHOT - A yellow vest "Gilets Jaunes" anti-government protestor stands on a burning barricade in Paris on January 5, 2019 during clashes with security personnel. - France's "yellow vest" protestors were back on the streets again as a government spokesman denounced those still protesting as hard-liners who wanted only to bring down the government. Several hundred protestors gathered on the Champs Elysees in central Paris, where around 15 police wagons were also deployed, an AFP journalist said. Marches were underway in several other cities across France. (Photo by Zakaria ABDELKAFI / AFP)
Des milliers de «gilets jaunes» mobilisés pour un «acte VIII» émaillé de heurts
Plusieurs milliers de «gilets jaunes» défilaient samedi dans un calme relatif à travers la France pour «l'acte VIII» de leur mobilisation, émaillé de heurts avec les forces de l'ordre à Paris et dans certaines villes de province.

A Paris, des individus sont parvenus, en défonçant la porte avec un engin de chantier, à pénétrer dans l'enceinte du ministère du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a dû être exfiltré.

Des journalistes ont également été pris à partie, notamment à Rouen. Les journalistes du service reportage de BFMTV ont décidé de ne pas couvrir les actions des «gilets jaunes» ce lundi pour protester contre les agressions subies par plusieurs de leurs collègues.

L'ex-boxeur soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes sur une passerelle enjambant la Seine s'est présenté de lui-même à la police lundi matin et a été placé en garde à vue.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Face à cette nouvelle flambée de violences, le Premier ministre a répondu «oui» à la demande des syndicats de policiers, dont Alliance, qui réclament la création d'un fichier de personnes interdites de manifestations.


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TOPSHOT - Yellow vests (Gilets jaunes) protestors stand behind a burning barricade during a protest against rising oil prices and living costs as night falls on the Champs Elysees in Paris, on November 24, 2018. - Security forces in Paris fired tear gas and water cannon on November 24 to disperse protesters. Several thousand demonstrators, wearing high-visibility yellow jackets, had gathered on the avenue as part of protests which began on November 17, 2018. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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