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«Gilets jaunes»: incidents aux Champs-Élysées, Castaner veut que la contestation «se structure»
International 19 2 min. 01.12.2018

«Gilets jaunes»: incidents aux Champs-Élysées, Castaner veut que la contestation «se structure»

«Gilets jaunes»: incidents aux Champs-Élysées, Castaner veut que la contestation «se structure»

Photo: AFP
International 19 2 min. 01.12.2018

«Gilets jaunes»: incidents aux Champs-Élysées, Castaner veut que la contestation «se structure»

De premiers et brefs incidents ont éclaté ce samedi matin à Paris sur le haut des Champs-Élysées où des «gilets jaunes» sont rassemblés pour leur troisième journée d'action nationale.

(AFP) – Aux alentours de 9 heures, des manifestants ont tenté de forcer un point de contrôle sur la place de l'Étoile provoquant une riposte de forces de l'ordre qui ont fait usage de lacrymogènes. Depuis 6 heures, l'artère parisienne est interdite à la circulation et soumise à un quadrillage policier serré afin d'éviter tout débordement.

Deux personnes ont été interpellées pour port d'arme prohibé, selon une source policière. Après avoir été dispersés de la place de l'Arc de Triomphe, qui était alors encore ouverte à la circulation, les manifestants, pour certains encagoulés et masqués, se sont rabattus sur les avenues adjacentes, a constaté une journaliste de l'AFP. Sur l'une d'elles, avenue Mac-Mahon, des poubelles ont été renversées et incendiées, déclenchant un petit feu de déchets au milieu de la chaussée.

«Il faut accepter le dialogue, quelques règles»

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a jugé nécessaire que la contestation des «gilets jaunes», qui entament leur troisième samedi de mobilisation, «se structure» pour qu'une réponse puisse leur être apportée. «Dans une contestation à un moment donné, il faut accepter le dialogue, quelques règles», a affirmé le ministre, venu sur les Champs-Élysées saluer la mobilisation des forces de l'ordre.

«Il n'y a pas d'ordre public sans règles» ni «volonté de dialoguer», a-t-il souligné, fustigeant ceux qui «exigent» de rencontrer le gouvernement mais refusent ensuite de négocier. «C'est ce à quoi le Premier ministre et le président de la République ont invité les manifestants», notamment avec une concertation de trois mois sur le territoire qui doit permettre d'«entendre ces colères», a ajouté le ministre.

Mais «qu'elles se structurent, s'organisent et qu'on puisse apporter des réponses» a-t-il ajouté, affirmant que «nous en avons déjà apporté, il faut continuer» à le faire.

Pour ce troisième samedi de manifestation «la sérénité est le plus important, que ceux qui veulent manifester puissent manifester», a-t-il affirmé. Il s'agit aussi d'«empêcher ceux qui sont venus pour casser», et que «ce droit fondamental de manifester ne soit pas un empêchement aux commerçants de Paris de pouvoir exercer leur activité», a-t-il dit.

«Beaucoup de Français qui veulent se déplacer se plaignent aussi de ces blocages et notre responsabilité est de faire en sorte que tout se passe au mieux», a-t-il ajouté, tout en condamnant les violences «inadmissibles» contre les forces de l'ordre depuis le début de la mobilisation il y a deux semaines.

Le ministre de l'Intérieur Christophe a dénoncé samedi la présence de «1.500 perturbateurs (...) venus pour en découdre» aux abords des Champs-Élysées. «200 manifestants pacifiques sur les Champs-Élysées. 1500 perturbateurs à l'extérieur du périmètre venus pour en découdre. Nos forces de l'ordre répondent présent et repoussent les casseurs: déjà 39 interpellations», a tweeté le ministre.