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Fin de vie: Un mineur euthanasié pour la première fois en Belgique
International 18.09.2016 Cet article est archivé

Fin de vie: Un mineur euthanasié pour la première fois en Belgique

L'adolescent, dont l'âge n'a pas été précisé, souffrait d'une maladie en phase terminale

Fin de vie: Un mineur euthanasié pour la première fois en Belgique

L'adolescent, dont l'âge n'a pas été précisé, souffrait d'une maladie en phase terminale
Photo: Shutterstock
International 18.09.2016 Cet article est archivé

Fin de vie: Un mineur euthanasié pour la première fois en Belgique

Christelle BRUCKER
Christelle BRUCKER
Pour la première fois, un mineur a été euthanasié à sa demande en Belgique. Une mesure qui reste extrêmement rare et réservée aux cas désespérés.

(CR avec AFP) - Pour la première fois, un mineur a été euthanasié à sa demande en Belgique. L'adolescent, dont l'âge n'a pas été précisé, souffrait d'une maladie en phase terminale. Le journal néerlandophone Het Nieuwsblad a révélé l'information ce samedi 17 septembre. 

Une mesure réservée aux cas "désespérés"

Le président de la Commission fédérale belge de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie a souligné que ce cas de figure demeurait exceptionnel et réservé aux cas désespérés.

"Il n'y a heureusement que très peu d'enfants qui rentrent dans ces critères, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne", a-t-il déclaré.

La Belgique est le seul pays au monde à autoriser, sans limite d'âge, des mineurs "en capacité de discernement" et atteints d'une maladie incurable à choisir d'abréger leurs souffrances, et ce depuis une modification de la loi sur l'euthanasie adoptée en février 2014. 

La loi belge énonce que le mineur devra se "trouver dans une situation médicale sans issue entraînant le décès à brève échéance", être confronté à une "souffrance physique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable".

Les parents doivent soutenir la demande de leur enfant

L'enfant ou adolescent doit prendre l'initiative de la demande, étudiée par une équipe médicale et un psychiatre ou psychologue indépendant. Les parents doivent également donner leur consentement.

Le vote en 2014 avait causé une vive controverse en Belgique. Mais il était passé, malgré l'opposition de certains pédiatres et de la hiérarchie catholique. A l'époque, l'auteur de la loi, un sénateur socialiste, avait expliqué qu'il fallait aussi répondre au souhait des pédiatres et infirmiers confrontés à la "souffrance insupportable"d'enfants, à laquelle ils ne pouvaient répondre que dans l'illégalité.

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