Changer d'édition

Explosion des demandes de résidence au Royaume-Uni
International 2 min. 30.05.2019 Cet article est archivé

Explosion des demandes de résidence au Royaume-Uni

Quelque 750.000 citoyens de l'UE ont déposé une demande de «résidence permanente» au Royaume-Uni dans la perspective du Brexit.

Explosion des demandes de résidence au Royaume-Uni

Quelque 750.000 citoyens de l'UE ont déposé une demande de «résidence permanente» au Royaume-Uni dans la perspective du Brexit.
Photo: Shutterstock
International 2 min. 30.05.2019 Cet article est archivé

Explosion des demandes de résidence au Royaume-Uni

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi avoir reçu plus de 750.000 dossiers pour l'obtention du statut de «résident permanent», de citoyens de l'UE souhaitant continuer à vivre dans le pays après le Brexit.

(AFP) - Parmi les 750.000 demandes déposées par des citoyens de l'Union européenne installés au Royaume-Uni, en vue d'obtenir la carte de «résident permanent» pour continuer à vivre dans le pays après le Brexit, les Polonais sont les plus nombreux à avoir déposé une demande (plus de 100.000) suivi par les Roumains (environ 90.000) et les Italiens (plus de 70.000). Environ 26.500 demandes émanent de Français, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur.

Quelque 3,8 millions de citoyens européens vivent actuellement au Royaume-Uni. Ils doivent demander le statut de «résident permanent» («settled status» en anglais) pour continuer à travailler ou toucher des prestations sociales lorsque le pays aura rompu ses liens avec l'Union européenne. Initialement fixé au 29 mars, le Brexit a été reporté au 31 octobre au plus tard, les députés britanniques ayant rejeté à trois reprises l'accord de sortie négocié par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles. 

Cet accord, basé sur le principe de réciprocité, prévoit que les Européens installés au Royaume-Uni et les 1,2 million de Britanniques présents sur le continent pourront continuer à étudier, travailler, percevoir des allocations et faire venir leur famille. Que le pays sorte du giron européen avec ou sans accord, les ressortissants de l'UE ont «au moins jusqu'au 31 décembre 2020 pour poser leur candidature», a indiqué le ministère de l'Intérieur. 

«Les citoyens de l'UE sont nos amis, nos voisins et nos collègues (...). Quelle que soit l'issue du Brexit, nous voulons qu'ils restent», a assuré dans un communiqué le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid. Si M. Javid a jugé «extrêmement encourageants» les premiers résultats du plan mis en place pour les citoyens européens, la commission de l'Intérieur de la Chambre des Communes s'est en revanche dite «préoccupée» par le risque d'en voir certains «exclus». 

Dans un rapport publié jeudi, elle évoque des «problèmes techniques» dans le processus d'enregistrement, mais aussi les difficultés parfois rencontrées par des Européens pour établir leur droit au statut de résident permanent. La commission met en garde contre une réédition du scandale «Windrush», le traitement d'immigrés d'origine caribéenne arrivés au Royaume-Uni après la Deuxième Guerre mondiale, traités comme des clandestins alors qu'ils étaient pourtant censés être Britanniques. 


Sur le même sujet

A seulement 17 jours du Brexit, les députés britanniques se prononcent ce mardi sur l'accord de divorce avec l'Union européenne, après les garanties de dernière minute que Theresa May a annoncé avoir décrochées.
European Commission President Jean-Claude Juncker (R) and British Prime Minister Theresa May leave after giving a press conference following their meeting in Strasbourg, on March 11, 2019. - The British government said on Monday it had agreed "legally binding changes" to the Brexit deal during discussions between British Prime Minister Theresa May and EU officials in Strasbourg. (Photo by Frederick FLORIN / AFP)
Un projet de loi prévoit de mettre en place l'«approche généreuse» prévue par la Commission européenne et permettre aux 4.600 citoyens britanniques installés au Luxembourg de s'adapter aux changements que le Brexit va provoquer dans leurs droits.
An anti-Brexit protester draped in a composite if the EU and Union flag walks past more flags outside the Houses of Parliament in London on March 4, 2019. - Britain's Prime Minister Theresa May has promised to return to parliament with an EU Withdrawl Bill for lawmakers to have a 'meaningful vote' by March 12. Unless there is a negotiated delay Britain will leave the EU on March 29. (Photo by Tolga Akmen / AFP)
Neuf mois après le vote pour le Brexit, le Royaume-Uni lance mercredi le processus historique de sortie de l'Union européenne, qu'il avait rejointe avec réserve il y a 44 ans, et ouvre deux ans de difficiles négociations pour couper les amarres au printemps 2019.
La lettre de divorce, signée mardi soir par Mme May, sera transmise au même moment au président du Conseil européen Donald Tusk par l'ambassadeur britannique à Bruxelles Tim Barrow.
Les six chefs de la diplomatie des pays fondateurs de l’Union européenne se sont réunis ce samedi à Berlin pour discuter du Brexit. Ils se sont déclarés prêts à travailler avec les institutions dès que les négociations qui devront définir et clarifier les futures relations entre l’UE et le Royaume Uni auront commencé.
Jean Asselborn avec ses homologues, ées ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, la Belgique, la France, de l’Italie, et des Pays-Bas