Changer d'édition

État d'urgence en France: 1.233 perquisitions, 165 interpellations et 230 armes saisies
International 2 min. 24.11.2015 Cet article est archivé

État d'urgence en France: 1.233 perquisitions, 165 interpellations et 230 armes saisies

Près de la moitié des 230 armes récupérées lors des persquisitions «sont des armes longues et des armes de guerre».

État d'urgence en France: 1.233 perquisitions, 165 interpellations et 230 armes saisies

Près de la moitié des 230 armes récupérées lors des persquisitions «sont des armes longues et des armes de guerre».
Photo: AFP
International 2 min. 24.11.2015 Cet article est archivé

État d'urgence en France: 1.233 perquisitions, 165 interpellations et 230 armes saisies

Un total de 1.233 perquisitions a été mené dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de Paris et Saint-Denis, conduisant à 165 interpellations et à la saisie de 230 armes, a annoncé mardi Bernard Cazeneuve.

(AFP) - Un total de 1.233 perquisitions a été mené dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de Paris et Saint-Denis, conduisant à 165 interpellations et à la saisie de 230 armes, a annoncé mardi Bernard Cazeneuve.

Depuis l'entrée en vigueur de l'état d'urgence dans la nuit du 13 au 14 novembre, près de la moitié des 230 armes récupérées «sont des armes longues et des armes de guerre, ce qui témoigne de l'efficacité des perquisitions qui ont été conduites pour mettre hors d'état de nuire des individus», a dit le ministre de l'Intérieur, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée.

M. Cazeneuve a également annoncé que, sur les 165 interpellations, 142 gardes à vue ont été menées dans ce cadre.

«Les mesures de l'état d'urgence doivent se mettre en oeuvre dans le strict respect des principes de l'état de droit, je n'accepterai aucun manquement à ces principes», a martelé le ministre.

Il a dit avoir «rappelé par circulaire» mardi «à l'ensemble des préfets l'extrême rigueur qui doit s'attacher à la mise en oeuvre des mesures de l'état d'urgence».

Samedi, la loi prolongeant pour trois mois l'état d'urgence instauré après les attentats de Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts et quelque 350 blessés, est entrée en vigueur.

Réforme constitutionnelle prévue

Outre la prorogation de l'état d'urgence jusqu'à la fin février, le texte adapte la loi de 1955 à l'évolution des technologies et des menaces en prévoyant notamment l'élargissement des assignations à résidence aux personnes dont le comportement paraît constituer une menace pour la sécurité et l'ordre public, ou la dissolution de groupes radicaux chapeautant mosquées et lieux de prières extrémistes.

Elle prévoit aussi un possible recours au bracelet électronique pour certains assignés à résidence ou un éventuel blocage par le ministre de l'Intérieur de sites internet et réseaux sociaux faisant l'apologie ou incitant à des actes terroristes.

Cette loi, annoncée par François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, constitue une première étape avant une réforme constitutionnelle prévue dans les trois mois, notamment pour instaurer un «régime civil de crise».


Sur le même sujet

Les nouvelles mesures annoncées par François Hollande
Des contrôles systématiques aux frontières, un fichier des passagers aériens, création de 2.500 emplois dans la justice et 5.000 dans la police et la gendarmerie font partie des premières mesures annoncées. Le président a aussi répondu à la question de l'accueil des réfugiés.
Le président François Hollande et le Parlement réuni en congrès ont observé une minute de silence. A l'issue du discours présidentiel, le congrès a chanté la Marseillaise et acclamé le président de la République.