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Espagne: des milliers de manifestants réclament la fin de la Monarchie
International 2 min. 14.04.2013 Cet article est archivé

Espagne: des milliers de manifestants réclament la fin de la Monarchie

Espagne: des milliers de manifestants réclament la fin de la Monarchie

(Photo: AFP)
International 2 min. 14.04.2013 Cet article est archivé

Espagne: des milliers de manifestants réclament la fin de la Monarchie

Plus de 8.000 manifestants ont défilé  dimanche dans le centre de Madrid pour réclamer l'avènement d'une IIIe  république en Espagne et dénoncer une monarchie à l'image ternie par plus d'un  an de scandales dans un pays en crise.

  Plus de 8.000 manifestants ont défilé  dimanche dans le centre de Madrid pour réclamer l'avènement d'une IIIe  république en Espagne et dénoncer une monarchie à l'image ternie par plus d'un  an de scandales dans un pays en crise.

Agitant des milliers de drapeaux républicains rouge, or et violet, les  manifestants, la plupart des républicains convaincus de longue date, criaient  «L'Espagne, demain, sera républicaine» et «Le Bourbon, au travail», en direction  du roi d'Espagne Juan Carlos.

Comme tous les ans, ils avaient été convoqués, sous le slogan «A bas le  régime monarchique, pour la IIIe république», pour marquer la date anniversaire  de la IIe république, proclamée le 14 avril 1931 et suivie par près de 40 ans de  dictature franquiste après la guerre civile (1936-1939).

«Personne n'a élu le roi», lançait Veronica Ruiz, militante du parti  écolo-communiste Izquierda Unida (IU). «Nous voulons un referendum: ça serait la  manière juste et démocratique de savoir ce que veut le peuple».    Affaibli par des soucis de santé à répétition, le roi Juan Carlos a vu sa  popularité chuter ces derniers mois, à mesure que se succédaient les révélations  sur l'enquête pour corruption qui vise son gendre, Iñaki Urdangarin, et a mené à  la mise en examen de sa fille cadette, l'infante Cristina, le 3 avril.

L'Espagne connaît un taux de chômage de 26%

Il y a tout juste un an, le 14 avril 2012, le pays, enfoncé dans une crise  économique d'ampleur historique et frappé par un taux de chômage record de 26%,  découvrait, choqué, que le roi était parti chassé l'éléphant au Botswana et  s'était cassé la hanche lors de cette coûteuse excursion.    Le visage livide, Juan Carlos avait ensuite du présenter des excuses  historiques au pays.

Selon une enquête publiée par le journal El Pais le 7 avril, réalisée avant  l'inculpation de Cristina, seules 42% des personnes interrogées «approuvent» la  façon dont le souverain exerce ses fonctions, contre 53% qui «désapprouvent».   La partie de chasse au Botswana «ne m'avait même pas surprise: nous sommes  habitués à ce qu'ils fassent ce qu'ils veulent», affirmait dimanche, dans le  cortège, Diana Gonzalez, 28 ans.

«Vu la situation actuelle de l'Espagne, ce dont nous avons besoin c'est  d'une république et que l'on mette fin au pillage mené par les Bourbon», lançait  Anabel Galiano, étudiante de 20 ans et militante d'IU, venue manifester avec les  ongles peints aux couleurs du drapeau républicain.