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En France, les autotests seront vendus au supermarché
International 3 min. 28.12.2021
Pandémie

En France, les autotests seront vendus au supermarché

Les grandes surfaces françaises seront autorisées à vendre des kits d'autotest à prix coutant, à titre exceptionnel.
Pandémie

En France, les autotests seront vendus au supermarché

Les grandes surfaces françaises seront autorisées à vendre des kits d'autotest à prix coutant, à titre exceptionnel.
Photo : dpa
International 3 min. 28.12.2021
Pandémie

En France, les autotests seront vendus au supermarché

Les pharmaciens en avaient jusqu'à présent le monopole. Les autotests covid pourront désormais se retrouver dans les grandes surfaces en France, pendant un mois.

(AFP) - Après les masques l'an dernier, c'est au tour des autotests de venir garnir les rayons des supermarchés français. Il s'agit d'une autorisation annoncée comme temporaire : l'arrêté publié mardi au Journal officiel précise que la vente hors pharmacie est autorisée «à titre exceptionnel et jusqu'au 31 janvier 2022». Cette extension concernera uniquement la grande distribution, a ensuite précisé le ministère de la Santé.


14.12.2021 Kampagne " Lëtzebuerg test sech "  Verteilung Schnelltest Covid-19 Corona, campagne de distribution d' auto - test covid , Selbstest Antigen ,   Foto : Marc Wilwert / Luxemburger Wort
Le testing passe en mode domestique
Par le biais de la campagne #Lëtzebuergtestsech, le ministère de la Santé invite chaque habitant à s'auto-dépister. Deux tests covid à pratiquer à la maison pour tenter de repérer au plus vite tout début de reprise infectieuse.

Le gouvernement français a considéré que face à une demande de tests «sans précédent depuis le début de la crise sanitaire, il y a lieu de diversifier les circuits d'approvisionnements et de ventes des autotests», selon le texte de l'arrêté. Les autotests sont vendus en pharmacies depuis avril 2021.

Pour la grande distribution, c'est une victoire. «C'est bien d'élargir le front et d'augmenter les disponibilités. On voit bien avec le variant Omicron que l'autotest est aujourd'hui un outil indispensable pour les réunions familiales», a commenté Michel-Edouard Leclerc, PDG des magasins E.Leclerc.

«Voilà un service attendu par nos clients, tout comme les masques et les gels», a tweeté le président de Système U, Dominique Schelcher, qui a rappelé sur RTL qu'il avait déjà le droit de vendre des tests de grossesse.

La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), qui représente une cinquantaine d'enseignes, s'est pour sa part réjouie d'une «bonne nouvelle qui va permettre aux Français d'avoir plus facilement accès aux autotests, à des prix accessibles».

Ces tests antigéniques devraient arriver progressivement dans les dix prochains jours dans les rayons des grandes surfaces. Certaines enseignes qui sont installées dans des pays où les autotests sont déjà autorisés, comme l'Allemagne et la Belgique, disposent aussi de facilités d'approvisionnement. Au Luxembourg, les autotests sont uniquement commercialisés dans les pharmacies du pays.

Ces tests coûtent aujourd'hui de l'ordre de 4 à 5 euros l'unité. Leclerc, Système U et Carrefour n'ont pas annoncé de prix de vente, mais ils affirment qu'ils vendront à prix coûtant. «Ce n'est pas un objectif de marge ou de profit [...]. C'est un objectif de service qu'on souhaite rendre et qui nous est réclamé», a déclaré mardi Dominique Schelcher sur RTL.

Dès cette semaine

Chez Lidl, on assure que les autotests seront disponibles d'ici dix jours. E.Leclerc indique le même délai pour pouvoir en proposer dans l'ensemble de ses magasins. «D'ici le réveillon, je pense qu'il y en aura dans une centaine de centres E.Leclerc», précise Michel-Edouard Leclerc. Chez Carrefour, les premiers arriveront en magasin vendredi «et peut-être un peu plus tôt».


Des autotests salivaires aussi fiables que des PCR
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Les patrons de la grande distribution avaient déjà réclamé en avril de pouvoir vendre des autotests, à grand renfort de tribunes et de passages dans les matinales radio. Ces dernières semaines, en pleine cinquième vague de coronavirus, ils étaient repartis en campagne dans les médias, estimant que cela pourrait constituer une arme de plus contre la propagation du virus.

De leur côté, les pharmaciens militaient pour garder le monopole sur la vente de ces dispositifs médicaux, se justifiant par leur rôle de conseil et la volonté de préserver le marché de la santé des appétits de la grande distribution.

«Les autotests ne sont pas une simple marchandise à mettre en grandes et moyennes surfaces. Je le répète, l'encadrement par un professionnel de santé est fondamental. Nous n'allons pas en rester là», a réagi sur Twitter Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Il soutient que cette mesure est «un renoncement à la stratégie de tracing» de l'épidémie et indique qu'il se rendra à une rencontre avec le ministère de la Santé ce mardi midi sur le sujet.

Une polémique similaire avait eu lieu au début de la pandémie avec les masques, qui ne pouvaient pas être vendus dans le commerce. Finalement, les grandes surfaces avaient pu commencer à en vendre en mai 2020, non sans avoir été accusées d'avoir constitué des «stocks cachés», après une période où la France en manquait.


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