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Brèves International 10.02.2021

Chaque pays a fait le choix d'organiser comme il l'entendait sa stratégie. Le Luxembourg donnant la priorité aux soignants, avant même d'envisager de distribuer les doses anti-covid au restant de la population. Avec le choix du vaccin selon les indications du médecin ayant ausculté le volontaire avant l'injection. En Belgique, les vaccinés n'ont pas cette opportunité. Et cela pose problème à l'Association belge des syndicats médicaux.

L'Absym veut non seulement que les professionnels de santé en première ligne bénéficient d'abord de l'accès au vaccin. Mais aussi qu'ils puissent de préférence se voir administrer les formules Pfizer/BioNTech ou Moderna. «Ces prestataires de soins entrent en contact avec le Covid-19 et courent dès lors un plus grand risque. Il est logique qu’ils reçoivent le vaccin le plus efficace», a ainsi fait savoir Marc Moens, président honoraire de l’association.

Encore des doutes

Le week-end dernier, la taskforce vaccination a annoncé que le vaccin d’AstraZeneca serait administré en premier lieu à une série de groupes cibles, dont les prestataires de soins âgés de 18 à 55 ans. D'où cette réaction. Au Grand-Duché, le Comité a lui recommandé de n'employer le troisième vaccin validé par l'Agence européenne des médicaments (AstraZeneca donc) plutôt sur les sujets âgés de moins de 65 ans

Voilà qui ne va pas rassurer des populations déjà méfiantes, et qui voient leurs craintes augmenter au fur et à mesure que des autorités majeures commencent à s'interroger sur la pertinence de la formule développée par l'Université d'Oxford et le laboratoire anglo-suédois.