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En Belgique, le Roi déplace le curseur vers la gauche
International 2 min. 06.11.2019

En Belgique, le Roi déplace le curseur vers la gauche

Paul Magnette (à dr.) a été chargé mardi par le roi Philippe d'explorer les possibilités de formation d'une nouvelle coalition

En Belgique, le Roi déplace le curseur vers la gauche

Paul Magnette (à dr.) a été chargé mardi par le roi Philippe d'explorer les possibilités de formation d'une nouvelle coalition
Photo: AFP
International 2 min. 06.11.2019

En Belgique, le Roi déplace le curseur vers la gauche

Une des grandes figures de la gauche en Belgique, le socialiste Paul Magnette, a été chargé mardi par le roi Philippe d'explorer les possibilités de formation d'une nouvelle coalition, dans un pays sans gouvernement de plein exercice depuis décembre 2018.

(AFP). - La décision, annoncée dans un communiqué du Palais royal, a été analysée en Belgique comme une volonté d'envisager une équipe gouvernementale sans les nationalistes flamands de la N-VA, et donc davantage ancrée à gauche.

L'Alliance néo-flamande (Nieuw-Vlaamse Alliantie, N-VA) a été le pilier de la coalition de centre-droit au pouvoir de 2014 à 2018, et ce parti est resté le numéro un en Flandre lors des élections législatives du 26 mai.


Didier Reynders (à dr.) et Johan Vande Lanotte (à g.) ont déclaré qu'«il incombe maintenant au PS età  la N-VA, de travailler ensemble afin de trouver les convergences qui permettront d’entamer la formation d’un gouvernement fédéral.»
«Au PS et à la N-VA de former un gouvernement»
Le roi Philippe a officiellement relevé lundi Didier Reynders et Johan Vande Lanotte de leur mission d’informateurs pour la formation d’une nouvelle majorité fédérale en Belgique. Il incombe à présent au PS et à la N-VA de travailler ensemble pour parvenir à une solution.

Mais le PS et la N-VA, premières formations respectivement dans les parties francophone et néerlandophone du pays, n'ont pas réussi à faire converger leurs agendas politiques.

Un des héros de la lutte contre le Ceta  

Et le roi a dû mettre fin mardi soir à la mission de «préformation» du gouvernement fédéral confiée il y a un mois à deux figures de ces partis.

Désormais c'est Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, président du PS depuis fin octobre, qui a «accepté cette mission (d'informateur)» et «fera rapport au Roi le 18 novembre», a précisé le Palais royal.


New Socialist party Chairman Paul Magnette (R) shakes hands with former PS chairman Elio Di Rupo on October 20, 2019, in the headquarters in Brussels. (Photo by NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP) / Belgium OUT
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«La voie d'une coalition arc-en-ciel»  

Son nom avait un temps circulé à l'été 2018 comme possible tête de liste du PS français pour les élections européennes de 2019, un rôle finalement confié à un essayiste français, Raphaël Glucksmann.

Selon un politologue belge, Vincent Laborderie, Paul Magnette va explorer maintenant «la voie d'une coalition arc-en-ciel» en Belgique, à savoir d'une alliance entre socialistes, libéraux et écologistes, auxquels pourraient venir se joindre les chrétiens-démocrates flamands.

Écarter l'option d'une coalition associant la N-VA? 

«Il n'est pas dans une position très facile», a souligné ce maître de conférences à l'Université catholique de Louvain. En effet, a-t-il expliqué, libéraux et chrétiens-démocrates de Flandre gouvernent au niveau régional en coalition avec la N-VA et ne sont «a priori pas chauds» pour se désolidariser de ce parti au niveau national.

Après un entretien mardi avec le roi, un des co-présidents d'Ecolo, Jean-Marc Nollet, a appelé de son côté à écarter l'option d'une coalition associant la N-VA.


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Le gouvernement en affaires courantes, privé de majorité au Parlement, est dirigée depuis le 27 octobre par Sophie Wilmès, une libérale francophone, première femme ayant accédé à cette fonction en Belgique.

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