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Duel de favoris aux portes du 10 Downing Street
International 3 min. 21.06.2019 Cet article est archivé

Duel de favoris aux portes du 10 Downing Street

Duel de favoris aux portes du 10 Downing Street

Photo: AFP
International 3 min. 21.06.2019 Cet article est archivé

Duel de favoris aux portes du 10 Downing Street

Il n'en reste plus que deux: le chouchou des pro Brexit, Boris Johnson affrontera le chef de la diplomatie, Jérémy Hunt, en finale pour succéder à la Première ministre britannique, Theresa May le mois prochain.

AFP - Lors du dernier tour de vote, jeudi après-midi, l'ex maire de Londres a conforté sa large avance, avec 160 voix sur 313, suivi, loin derrière, par Jeremy Hunt, 77 voix, qui n'a battu que d'un cheveu le 3e candidat, le ministre de l'Environnement Michael Gove, 75 voix, et un bulletin nul.

Ex-ministre des Affaires étrangères de Mme May, «BoJo» s'est dit sur Twitter «profondément honoré d'avoir obtenu plus de 50% des suffrages». Il avait déjà survolé les précédents rounds de ce scrutin destiné à désigner le prochain chef du Parti conservateur, à qui reviendront les clefs du 10 Downing Street, mais aussi l'épineux dossier du Brexit, programmé pour le 31 octobre.

Repousser le Brexit

«Je mesure la responsabilité qui pèse sur mes épaules: montrer à mon parti comment nous pouvons mettre en oeuvre le Brexit sans provoquer une élection», a réagi Jeremy Hunt sur le même réseau social. Plus modéré que son rival, M. Hunt compte renégocier l'accord de sortie conclu en novembre avec Bruxelles.


Conservative MP Boris Johnson arrives at the BBC studios in London on June 18, 2019 to take part in the Conservative Party leadership BBC television debate. - The UK leadership race narrowed to five on June 18 as Brexit figurehead Boris Johnson prepared to defend his runaway favourite status in his first television debate. (Photo by ISABEL INFANTES / AFP)
Boris Johnson, grand favori pour la succession de May
Le député conservateur, champion des pro-Brexit, arrive en position de force dans la course à la succession de la Première ministre britannique avant un troisième tour de vote des députés de son parti mercredi.

Il est disposé à repousser la date du Brexit, fixée au 31 octobre, si les dirigeants européens acceptent de rouvrir les négociations. Mais il est aussi prêt à quitter l'Union européenne sans accord s'ils refusent.

Verdict fin juillet

Boris Johnson veut lui que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Et il menace de ne pas payer la facture du Brexit - un montant évalué entre 40 et 45 milliards d'euros - si l'UE n'accepte pas de meilleures conditions pour son pays.

Au cours des prochaines semaines, Boris Johnson et Jeremy Hunt sillonneront le pays pour convaincre les 160.000 membres du Parti conservateur, qui doivent les départager d'ici la fin juillet.

Suspense «mince»

Samedi, ils s'exprimeront devant des militants conservateurs à Birmingham (centre de l'Angleterre), premier d'une série de 16 débats qui seront organisés partout dans le pays. Ils participeront aussi à un débat télévisé le 9 juillet sur ITV.

Mais le suspense semble bien mince: pour «la plupart de ses collègues», il est «maintenant presque inévitable que (Boris Johnson) soit le prochain Premier ministre britannique», souligne le quotidien The Guardian. La mise en oeuvre du Brexit sera la priorité absolue du nouveau chef de l'exécutif, trois ans après le référendum de juin 2016 qui avait vu les Britanniques voter à 52% en faveur de ce divorce historique.

Rempart au parti du Brexit

Incapable d'y parvenir, Theresa May a démissionné le 7 juin de ses fonctions de chef du Parti conservateur, après trois rejets successifs par les députés de l'accord de retrait qu'elle a négocié avec Bruxelles. Dans un pays déboussolé par ces atermoiements, Boris Johnson, 55 ans, jouit du soutien de nombreux militants de la base du Parti conservateur, qui voient en lui le chef idoine pour remettre le Brexit sur les rails.


(FILES) This file photo taken on June 22, 2016 shows A Union flag flies in the wind in front of the Big Ben clock face and the Elizabeth Tower at the Houses of Parliament in central London.
Britain's referendum vote to leave the European Union has pitted parents against children, cities against rural areas, north against south and university graduates against those with fewer qualifications. "What the government is now faced with is not only the economic consequences of a break with the EU, but a fracturing of the United Kingdom," said Rodney Barker, emeritus professor of government at the London School of Economics. / AFP PHOTO / JUSTIN TALLIS
Royaume-Uni : Brexit: les Britanniques votent la sortie de l'UE
Le référendum organisé le jeudi 22 juin a signé la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Et même si ses gaffes à répétition et son discours aux accents populistes agacent, beaucoup le considèrent comme un rempart au Parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage, grand vainqueur des élections européennes au Royaume-Uni, et à l'opposition travailliste de Jeremy Corbyn.

Hostilité de l'Europe?

Face à Boris Johnson, Jeremy Hunt, 52 ans se pose en alternative «sérieuse», mettant en avant ses succès d'entrepreneur et sa longue carrière politique. Les noms des deux finalistes ont été annoncés alors que la Première ministre Theresa May se trouvait à Bruxelles pour participer à ce qui est vraisemblablement son dernier sommet européen.

Présent à cette réunion, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a prévenu que «certains de (ses) collègues (dirigeants) de l'UE ont perdu patience (...) avec le Royaume-Uni» et qu' «il y a une hostilité énorme à tout report supplémentaire» de la date du divorce.

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