Des militants interpellés par les gendarmes

Greenpeace tire un feu d'artifice au-dessus de Cattenom

Vers 5h30, une quinzaine d'activistes se sont introduits dans le site, ont franchi les deux barrières de sécurité, pour aller au pied du bâtiment dans lequel se trouve la piscine de combustible usagé.
Vers 5h30, une quinzaine d'activistes se sont introduits dans le site, ont franchi les deux barrières de sécurité, pour aller au pied du bâtiment dans lequel se trouve la piscine de combustible usagé.
Greenpeace

(AFP) - Des militants de Greenpeace ont pénétré sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, mais ont été «stoppés» par les gendarmes avant la «zone nucléaire», ont indiqué l'ONG et EDF sur Twitter jeudi.

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«Militants Greenpeace sur site. Stoppés par les gendarmes. Pas d'accès à la zone nucléaire. Pas d'impact sur la sûreté des installations», a tweeté le compte EDF de la centrale, installée à quelques kilomètres de la frontière du Luxembourg.

Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace Luxembourg, a expliqué à l'AFP que «vers 5h30, une quinzaine d'activistes se sont introduits dans le site, ont franchi les deux barrières de sécurité, pour aller au pied du bâtiment dans lequel se trouve la piscine de combustible usagé».

Là, a-t-il affirmé, ils ont «tiré un feu d'artifice».

Il s'agissait, a expliqué M. Spautz, d'attirer l'attention sur la «fragilité» des bâtiments avec piscine «qui ne sont pas protégés, contrairement aux bâtiments réacteurs».

Il s'agissait également de «montrer que l'on peut s'introduire dans une centrale nucléaire».

Les personnes qui se sont introduites ont été arrêtées, «et nous n'avons pas de nouvelles» d'elles, a ajouté M. Spautz.

Les centrales nucléaires françaises sont vulnérables à des attaques extérieures, ont assuré mardi des experts mandatés par Greenpeace, réclamant, dans un rapport, une meilleure sécurisation des piscines de stockage du combustible usé.

EDF a immédiatement rejeté ces accusations, assurant que les centrales françaises étaient «sûres, bien surveillées et très bien protégées».

Aprs cette intrusion, les ministres Lydia Mutsch et Carole Dieschbourg se sont montrées très préoccupées par les lacunes flagrantes au niveau de la sécurité des accès de cette centrale.

Elles ont insisté sur une enquête détaillée qui devra éclairer les circonstances de cet incident et interpelleront le Ministre français de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot sur cette intrusion. 

Le ministère des Affaires étrangères a décidé de convoquer ce jeudi une réunion extraordinaire de la Commission mixte franco-luxembourgeoise de sécurité nucléaire.

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