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Des eurodéputés réclament une enquête après le parachutage d'un proche de Juncker
International 2 min. 28.02.2018

Des eurodéputés réclament une enquête après le parachutage d'un proche de Juncker

Des eurodéputés réclament une enquête après le parachutage d'un proche de Juncker

AFP
International 2 min. 28.02.2018

Des eurodéputés réclament une enquête après le parachutage d'un proche de Juncker

Des eurodéputés ont réclamé mardi l'ouverture d'une enquête après la nomination controversée, la semaine passée, du directeur de cabinet du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au poste de secrétaire général, fonction la plus élevée dans l'administration de l'institution.

AFP - Les groupes EELV (écologistes) et GUE (gauche radicale) réclament dans une lettre aux autres groupes politiques du Parlement européen qu'«une enquête officielle» soit menée au sein de la commission du Contrôle budgétaire sur la nomination de l'influent Martin Selmayr, un Allemand de 47 ans.

«Il existe en effet de sérieuses préoccupations quant à l'application correcte des règles de procédure», écrivent dans ce courrier Bart Staes et Dennis de Jong, porte-paroles d'EELV et du GUE.

«Apparemment, toute la procédure s'est déroulée de manière assez opaque et rapide et de nombreux» commissaires européens «ont été surpris», ajoutent-ils.

Les deux hommes se demandent si M. Selmayr, très proche de Jean-Claude Juncker, a brûlé les étapes en étant nommé secrétaire général le 21 février dernier.

Cette nomination totalement inattendue suscite également depuis deux jours, sur fond de polémique, les interrogations des journalistes accrédités auprès de la Commission à Bruxelles, qui ont assailli de questions un porte-parole de l'exécutif européen, Alexander Winterstein, pendant plus d'une heure lundi et encore une demi-heure mardi lors du point presse quotidien.

M. Winterstein --qui a qualifié un journaliste de «Robespierre» et comparé les autres à des «enfants»-- n'est pas parvenu à dissiper totalement les doutes sur cette promotion éclair, à un peu plus d'un an de la fin du mandat de M. Juncker, qui avait fait campagne sur «la transparence».

Selon lui, M. Selmayr «aurait pu être transféré directement» de son poste actuel vers le poste de secrétaire général. «Or, il a choisi de se soumettre à une procédure de sélection complète et exigeante», a-t-il argué.

Voilà pourquoi, selon le porte-parole, M. Semayr a postulé fin janvier au poste vacant de secrétaire général adjoint de la Commission, qu'il a obtenu le 21 février à l'issue de plusieurs jours de procédure, face à un concurrent dont le nom n'a pas été communiqué et dans le plus grand secret.

Le même jour, le secrétaire général de la Commission, Alexander Italianer, a présenté sa démission. Jean-Claude Juncker a alors proposé aux commissaires, réunis en collège, que M. Selmayr récupère dans la foulée le poste, ce qu'ils ont, selon le porte-parole de la Commission, accepté «à l'unanimité».

Quelques minutes plus tard, M. Juncker convoquait une conférence de presse pour annoncer cette nomination surprise.

Parmi les quatre grandes institutions européennes (Commission, Conseil, Parlement, Service européen pour l'action extérieur, ndlr) trois postes de secrétaire général reviennent désormais à un Allemand, a par ailleurs regretté une source diplomatique, «ce qui n'est pas normal» et «ne peut donc être que transitoire».

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