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Cuba: la répression des défenseurs des droits de l'homme au cœur des débats à l'ONU
Bruno Rodriguez Parrilla, ministre cubain des Affaires étrangères

Cuba: la répression des défenseurs des droits de l'homme au cœur des débats à l'ONU

Photo: AFP
Bruno Rodriguez Parrilla, ministre cubain des Affaires étrangères
International 17.05.2018

Cuba: la répression des défenseurs des droits de l'homme au cœur des débats à l'ONU

Plusieurs pays ont appelé Cuba à cesser la répression des défenseurs des droits de l'homme, mercredi lors d'une réunion de l'ONU à Genève, au cours de laquelle le chef de la diplomatie cubaine a accusé ceux qui veulent changer le régime de son pays d'être des «agents étrangers».

(AFP) – Cet appel international intervient alors que le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a affirmé la semaine dernière que selon «des rapports très préoccupants, des responsables cubains ont empêché un certain nombre de défenseurs des droits de l'homme et des représentants de la société civile de monter à bord de vols» alors qu'ils devaient participer à une réunion avec l'ONU.

Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a assuré que «la garantie de l'exercice des droits de l'homme est une obligation prioritaire de l'Etat».

Mais «on ne peut pas renverser, au service d'un plan étranger de changement de régime, l'ordre constitutionnel et le système politique que les Cubains ont librement choisi», a-t-il poursuivi. Selon lui, «ceux qui opèrent de cette manière (...) sont qualifiés par une grande partie des législations occidentales d'agents au service d'une puissance étrangère».

Cuba a tourné une nouvelle page de son histoire le 19 avril avec la désignation de Miguel Díaz-Canel pour succéder aux frères Fidel et Raúl Castro aux commandes du pays socialiste. Mais les pays occidentaux restent intransigeants sur les droits de l'homme.

Un grand nombre d'entre eux -dont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne- ont demandé mercredi à Cuba d'arrêter de harceler les activistes, de les laisser voyager librement et de libérer immédiatement les «prisonniers de conscience».

Autant de critiques face à lesquelles les représentants de Cuba dans la salle sont restés fermes. «A Cuba, sincèrement, il n'y a pas de prisonniers politiques», a déclaré Rodolfo Reyes, directeur au ministère des Affaires étrangères.


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