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Critiqué, Trump se rend sur les lieux des fusillades
International 8 2 min. 07.08.2019

Critiqué, Trump se rend sur les lieux des fusillades

L'hélicoptère du président a décollé vers la base aérienne d'Andrews. Trump fera étape dans la journée à Dayton, Ohio puis El Paso, Texas.

Critiqué, Trump se rend sur les lieux des fusillades

L'hélicoptère du président a décollé vers la base aérienne d'Andrews. Trump fera étape dans la journée à Dayton, Ohio puis El Paso, Texas.
Photo: AFP
International 8 2 min. 07.08.2019

Critiqué, Trump se rend sur les lieux des fusillades

Donald Trump s'est envolé pour Dayton, dans l'Ohio, avant de se rendre à El Paso, au Texas. Dans ces deux villes endeuillées par les fusillades du week-end, le président peut s'attendre à recevoir un accueil mitigé, voire froid.

(AFP) - L'avion présidentiel Air Force One a quitté le tarmac de la base aérienne d'Andrews, près de Washington, en direction de Dayton dans le nord du pays ce mercredi matin. Avant de quitter la Maison Blanche, Donald  Trump a réaffirmé que les récentes tueries n'avaient «rien à voir avec lui» et que ceux qui l'accusaient d'attiser la haine raciale aux Etats-Unis cherchaient à «tirer un profit politique» de leurs critiques. 


People react during a prayer and candle vigil organized by the city, after a shooting left 20 people dead at the Cielo Vista Mall Wal-Mart in El Paso, Texas, on August 4, 2019. - A shooting at a Walmart store in Texas left multiple people dead. At least one suspect was taken into custody after the shooting in the border city of El Paso, triggering fear and panic among weekend shoppers as well as widespread condemnation. It was the second fatal shooting in less than a week at a Walmart store in the US and comes after a mass shooting in California last weekend. (Photo by Mark RALSTON / AFP)
Les Etats-Unis sous le choc après deux fusillades
Le président américain, Donald Trump, a assuré que «la haine» n'avait pas sa place dans son pays après deux attaques meurtrières qui ont fait 29 morts ce weekend et relancé les critiques contre son ton incendiaire, accusé par ses détracteurs de nourrir les tensions dans le pays.

Depuis que deux jeunes tireurs ont fait 22 victimes dans le Texas puis neuf dans l'Ohio, la partition du milliardaire républicain est difficile à jouer. On attend du dirigeant qu'il apaise les tensions et réconforte une nation traumatisée par ces énièmes tragédies.

Mais l'ancien homme d'affaires conservateur, qui s'est fait élire en traitant les Mexicains de «violeurs» et évoque régulièrement une «invasion» des États-Unis par les migrants d'Amérique centrale, est pointé du doigt. Notamment parce que le terme d'invasion, utilisé par l'extrême droite à travers le monde, a été repris par le jeune auteur de la tuerie d'El Paso dans un manifeste mis en ligne avant son passage à l'acte.

L'une des villes les plus dangereuses du pays  

Le maire républicain d'El Paso, Dee Margo, a laissé entendre qu'il n'avait pas vraiment eu le choix. Accueillir le président «relève de (sa) fonction», a souligné celui qui avait dénoncé en février les mots utilisés par Donald Trump pour décrire sa ville.

Cette dernière était alors «considérée comme l'une des villes les plus dangereuses du pays» jusqu'à ce que l'érection d'une barrière en fasse «l'une des plus sûres», avait avancé le locataire de la Maison Blanche quelques jours avant de s'y rendre pour défendre l'idée de son mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique.

Nan Whaley, la maire démocrate de Dayton (Ohio), où neuf personnes ont été abattues dans la nuit de samedi à dimanche, n'accueillera pas non plus Donald Trump à bras ouverts. Une élue qui s'est dite «déçue» par le flou des propos présidentiels sur l'encadrement des ventes d'armes au lendemain de la double tragédie.«Je ne suis pas certaine franchement qu'il sache de quoi il parle.»

A Pittsburgh en octobre dernier, quelques jours après la pire attaque antisémite de l'histoire récente des Etats-Unis dans une synagogue (11 morts), plus de 1.500 personnes de tous âges et de toutes confessions avaient appelé le président à renoncer à ses diatribes incendiaires lors d'une manifestation inédite dans un contexte aussi tragique. «Les mensonges de Trump tuent»; «Les mots comptent» avaient notamment scandé les manifestants.


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