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La Région bruxelloise tacle les non-vaccinés
International 4 min. 10.09.2021
Covid-19 en Belgique

La Région bruxelloise tacle les non-vaccinés

La campagne d'administration de la troisième dose anti-covid débutera la semaine prochaine en Belgique.
Covid-19 en Belgique

La Région bruxelloise tacle les non-vaccinés

La campagne d'administration de la troisième dose anti-covid débutera la semaine prochaine en Belgique.
Photo : dpa
International 4 min. 10.09.2021
Covid-19 en Belgique

La Région bruxelloise tacle les non-vaccinés

Max HELLEFF
Max HELLEFF
A partir du 17 septembre, une quarantaine de dix jours sera imposée aux personnes non vaccinées provenant d’une zone rouge de l’Union européenne. La mesure est justifiée par la dégradation de la situation épidémiologique.

De notre correspondant MAX HELLEFF (Bruxelles) - Ce vendredi, la Région de Bruxelles a décidé d’imposer une quarantaine de dix jours aux personnes non vaccinées provenant d’une zone rouge de l’Union européenne. La mesure va au-delà de ce qui est prévu au niveau fédéral. Elle sera effective à partir du 17 septembre. Elle est justifiée par la situation épidémiologique et les nouvelles hospitalisations qui mettent sous pression les équipes médicales locales. La quarantaine pourra cependant être raccourcie dès réception du résultat d’un test négatif au 7e jour.


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Auparavant, une autre piqûre du rappel s’est imposée à l’occasion des 20 km de Bruxelles, course de fond emblématique réunissant des dizaines de milliers de participants dans la capitale. Alors qu’ils s’aligneront dimanche sur la ligne de départ, les coureurs viennent d’apprendre qu’ils devront exhiber un «Covid Safe Ticket». A l'image du CovidCheck luxembourgeois.

Autrement dit : qui veut s'aligner au départ doit présenter un «pass sanitaire» attestant qu’il est complètement vacciné depuis deux semaines; ou qu’il dispose d'un test PCR négatif (moins de 72 heures), d'un test antigénique négatif (moins de 48 heures) ou d'un certificat de guérison faisant suite à un test PCR positif (de plus de 10 jours et moins de 180 jours). Les organisateurs ont plaidé «l’exemplarité» pour justifier de la mesure.

Et ce n’est pas fini : jeudi, le gouvernement régional bruxellois a entamé les préparatifs nécessaires à l’obligation du Covid Safe Ticket à partir du 1er octobre dans la restauration, le secteur événementiel et les discothèques de la région de Bruxelles-Capitale. Objectif : ralentir bien sûr la propagation du virus.

Interrogé sur ce dispositif, le virologue Steven Van Gucht a estimé que de «nombreux décès auraient pu être évités», que Bruxelles paie un lourd tribut à la baisse de la couverture vaccinale. Les infections, les hospitalisations et les décès y sont en effet toujours plus élevés que dans le reste du pays.

Bien que l’été ait été placé sous le signe du déconfinement et du retour à la vie normale, l’évolution épidémiologique impose de nouveau aux hôpitaux généraux et universitaires de réserver un quart de leurs lits en soins intensifs aux patients covid (phase 1a). Bruxelles est déjà un cran plus loin, puisque 33% de la capacité totale de ces lits y sont d’ores et déjà dédiés au covid+ (phase 1b).

Dès la semaine prochaine, les personnes à immunité réduite seront invitées à recevoir une troisième dose d’un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna). Elle sera injectée aux patients réputés fragiles, par exemple atteints de troubles immunitaires congénitaux, souffrant de maladies inflammatoires ou encore soignés pour un cancer. La possibilité d’étendre l’administration de cette troisième dose aux plus de 65 ans sera examinée dans la foulée.


Die Virusausbreitung weltweit erfolgt hauptsächlich durch ungeimpfte Personen und sie sind es auch, die schwer erkranken, sagt Dr. Gérard Schockmel.
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A ceux qui voudraient enterrer un peu vite le covid, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke fait savoir qu’il est trop tôt pour laisser tomber les masques : «Il faut continuer à vacciner et tout faire pour que le virus circule le moins possible. Et cela passe notamment par le port du masque. Ce n’est pas recommandé bien que cette mesure soit remise en question. La prudence reste de mise», réplique le socialiste au nationaliste flamand Bart De Wever (N-VA). Ce dernier avait auparavant prôné la fin du port obligatoire du masque à l'intérieur.

Signes avant-coureurs et indicateurs laissent clairement entendre que l’automne ne sera pas de tout repos. Sur le plan sanitaire, mais aussi de l’opinion publique.  Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Gand, de l’UCLouvain et de l’ULB, il apparaît que le fossé grandit entre vaccinés et non-vaccinés. Les premiers auraient tendance à perdre patience face aux réticences des seconds. C’est vrai surtout en Flandre où 90% des plus de 18 ans sont vaccinés.

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