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Carlos Ghosn verse 8 millions et sort de prison
International 4 min. 06.03.2019 Cet article est archivé

Carlos Ghosn verse 8 millions et sort de prison

Carlos Ghosn à sa sortie de la prison de Kosuge ce mercredi matin.

Carlos Ghosn verse 8 millions et sort de prison

Carlos Ghosn à sa sortie de la prison de Kosuge ce mercredi matin.
Photo: AFP
International 4 min. 06.03.2019 Cet article est archivé

Carlos Ghosn verse 8 millions et sort de prison

Carlos Ghosn, patron déchu de Renault et Nissan, a été libéré mercredi de la prison de Kosuge à Tokyo, après plus de 100 jours passés en détention sur des accusations de malversations financières.

(AFP) – Carlos Ghosn, grand patron déchu de l'automobile, a payé mercredi une caution d'environ 8 millions d'euros. Vêtu d'un blouson, portant un masque sanitaire blanc, une casquette bleue et des lunettes, L'ex-patron de Renault et Nissan est sorti du centre de détention encadré de gardiens avant de s'engouffrer dans une voiture, devant les objectifs de dizaines de caméras et appareils photo.


ARCHIV - 03.10.2014, Frankreich, Paris: Carlos Ghosn, ehemaliger Vorstandsvorsitzender von Renault-Nissan-Mitsubishi, sitzt auf einer Pressekonferenz von Daimler und Renault-Nissan während des Pariser Autosalons. Der französische Autobauer Renault hat wegen mutmaßlichen Fehlverhaltens seines inhaftierten Ex-Konzernchefs Carlos Ghosn die Justiz eingeschaltet. (zu dpa «Neue Vorwürfe: Renault schaltet im Fall Ghosn Justiz ein» vom 07.02.2019) Foto: Daniel Karmann/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Les grandes étapes de l'affaire Carlos Ghosn
Les principaux événements survenus depuis l'arrestation au Japon de Carlos Ghosn, patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, soupçonné de malversations financières qu'il nie.

Moyennant le versement de cette somme, le tribunal de Tokyo avait accepté mardi la remise en liberté de l'ex-PDG de Renault et Nissan accusé de malversations financières, et un deuxième juge avait rejeté dans la nuit de mardi à mercredi un appel lancé par le procureur. "Je suis innocent et résolument déterminé à me défendre vigoureusement dans un procès équitable contre ces accusations sans fondement", avait déclaré Carlos Ghosn dans un communiqué en apprenant la décision mardi.

Photo: AFP

Des dizaines de journalistes se sont rassemblés dès l'aube mercredi devant la prison, et des membres de la famille de M. Ghosn ont été vus entrant dans l'établissement par des journalistes de l'AFP. Le tribunal de Tokyo a annoncé à la mi-journée que la caution avait été payée, un milliard de yens en liquide, ce qui déclenche la procédure de libération.

Il est très rare au Japon qu'une personne inculpée pour abus de confiance soit libérée avant que ne soit connue la date de son procès ou même avant qu'il n'ait débuté. Les experts expliquent que le nouvel avocat de M. Ghosn a vraisemblablement offert des garanties qui ont convaincu le juge que le magnat franco-libanais-brésilien serait dans l'incapacité totale de détruire des preuves ou de quitter le pays.

Procès équitable


(FILES) In this file photo taken on December 20, 2018 Motonari Otsuru (L), a lawyer of former Nissan chairman Carlos Ghosn, leaves the Tokyo Detention House in Tokyo. - Two lawyers defending former Nissan chief Carlos Ghosn on charges of financial misconduct submitted their resignations on February 13, 2019, their law firm said in a statement. There was no immediate explanation as to why the attorneys, who include lead lawyer Motonari Otsuru, were quitting Ghosn's defence team. (Photo by Toshifumi KITAMURA / AFP)
Le principal avocat de Carlos Ghosn démissionne
Le principal avocat de Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre et détenu depuis dans une prison de Tokyo pour des malversations financières présumées, a annoncé mercredi se retirer du dossier.

"Nous avons proposé un dispositif qui rend impossible une évasion ou la suppression d'informations", a insisté mardi Me Hironaka, réputé pour avoir obtenu l'acquittement de plusieurs clients de haute volée. Il a suggéré que M. Ghosn donne une conférence de presse dès que possible. En théorie, le bureau du procureur a encore la possibilité de l'arrêter à nouveau sur d'autres chefs d'accusation, selon des juristes, mais cette possibilité aurait été abandonnée.

Afin d'arracher l'approbation du juge, Junichiro Hironaka, nouvel avocat japonais de M. Ghosn qui a remplacé Motonari Otsuru, un ancien procureur, il y a moins d'un mois, a suggéré que son illustre client soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication avec l'extérieur.

"J'espère que le procureur, qui semble en faire une affaire personnelle, n'ira pas utiliser ce stratagème", avait réagi sur la radio française RTL l'avocat français de l'ancien PDG, Jean-Yves Le Borgne. "Les faits de ce dossier sont tels, et je dirais tellement légers en réalité, que la sortie serait normale".

Mécontent du rejet de précédentes demandes de libération sous caution, Carlos Ghosn avait décidé de changer mi-février son équipe de défense japonaise, au moment d'aborder la phase de préparation de son procès, qui n'interviendra pas avant plusieurs mois. "Je suis impatient de pouvoir me défendre, avec vigueur, et ce choix représente pour moi la première étape d'un processus visant non seulement à rétablir mon innocence, mais aussi à faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à mon injuste détention", avait alors dit Carlos Ghosn.

Complot

Celui qui était vénéré au Japon pour avoir sauvé Nissan avait été arrêté le 19 novembre 2018 à Tokyo et placé dans le centre de détention de Kosuge, dans le nord de la capitale, prison qu'il devrait donc quitter dans la journée. Carlos Ghosn a été inculpé pour minoration d'une partie de ses revenus pour un montant de 9,23 milliards de yens (74 millions d'euros) de 2010 à 2018, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières. Il a également été inculpé pour abus de confiance.

Il avait dénoncé fin janvier, lors d'un entretien accordé en prison à l'AFP, sa détention prolongée, un traitement qui "ne serait normal", selon lui, "dans aucune autre démocratie". Il estime avoir été victime d'un "complot" ourdi par Nissan pour faire échouer son projet de rapprochement avec Renault.

Nissan, à l'origine de l'enquête qui a conduit M. Ghosn en prison, a rapidement réagi. "Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n'est donc pas en position de commenter", avait dit mardi le groupe dans un message transmis aux médias. "Les investigations menées en interne chez Nissan ont montré des conduites (de M. Ghosn) manifestement contraires à l'éthique (...) et d'autres faits continuent d'émerger", a ajouté le constructeur, au chevet duquel était arrivé M. Ghosn en 1999.

La libération de Carlos Ghosn "n'a pas de conséquences sur les affaires de Nissan", a assuré l'actuel directeur général du groupe, Hiroto Saikawa. En théorie, Carlos Ghosn, qui est toujours en titre administrateur de l'entreprise, pourrait assister à un conseil d'administration, mais cette possibilité risque de lui être refusée par le groupe.


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(FILES) This file photo taken on May 11, 2012 shows the-president and CEO of Japanese auto giant Nissan, Carlos Ghosn, gesturing as he answers questions during a press conference at their headquarters in Yokohama, suburban Tokyo. - Former Nissan boss Carlos Ghosn said on January 8, 2019 he had been "wrongly accused and unfairly detained" at a high-profile court hearing in Japan, his first appearance since his arrest in November rocked the business world. (Photo by TORU YAMANAKA / AFP)