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Candidat officiel, Trump accuse les démocrates de fraude
International 1 3 min. 25.08.2020 Cet article est archivé

Candidat officiel, Trump accuse les démocrates de fraude

Selon son équipe de campagne, Donald Trump souhaite une convention «très optimiste et gaie». Le rassemblement des Républicains s'achèvera jeudi.

Candidat officiel, Trump accuse les démocrates de fraude

Selon son équipe de campagne, Donald Trump souhaite une convention «très optimiste et gaie». Le rassemblement des Républicains s'achèvera jeudi.
Photo: AFP
International 1 3 min. 25.08.2020 Cet article est archivé

Candidat officiel, Trump accuse les démocrates de fraude

Donald Trump est officiellement devenu le candidat des Républicains pour l'élection présidentielle. Il a lancé lundi sa campagne pour un second mandat en accusant les démocrates de vouloir «voler» l'élection.

(AFP) - Largement devancé dans les sondages nationaux, donné battu dans de nombreux Etats-clés, le président américain qui avait lancé sa campagne en juin, a promis, depuis Charlotte, en Caroline du Nord, une nouvelle victoire, après celle, surprise, de 2016. Pour galvaniser sa base électorale, il agite depuis plusieurs semaines, sans éléments tangibles à l'appui, le spectre de fraudes liées au vote par correspondance qui occupera une place plus importante cette année en raison du coronavirus. 

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 «La seule façon dont ils peuvent nous priver de la victoire est si l'élection est truquée (...) Ils utilisent le Covid pour voler l'élection», a-t-il lancé lors d'un long discours décousu, au ton volontiers provocateur, au cours duquel il a vanté son bilan. Réunis à Charlotte, les quelque 300 délégués du «Grand Old Party» représentant les 50 Etats américains ont, sans surprise, désigné l'ancien homme d'affaires comme leur candidat. 


This video grab made on August 18, 2020 from the online broadcast of the Democratic National Convention, being held virtually amid the novel coronavirus pandemic, shows US Democratic presidential candidate and former Vice President Joe Biden reacting after being formally nominated as the Democratic presidential candidate during the second day of the convention. (Photo by - / DEMOCRATIC NATIONAL CONVENTION / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / DEMOCRATIC NATIONAL CONVENTION " - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
Joe Biden officiellement investi par les démocrates
L'ancien vice-président d'Obama a été désigné pour la présidentielle américaine le 3 novembre. Il affrontera Donald Trump qui l'a accusé d'être la «marionnette» de l'aile gauche du parti.

Soucieux de marquer le contraste avec son concurrent Joe Bidden, qu'il a affublé du surnom moqueur de «Joe l'endormi», M. Trump a fait le déplacement à Charlotte au premier jour de la convention républicaine. «Je me suis senti obligé de venir en Caroline du Nord», a-t-il expliqué. «Nous avons fait cela par respect pour la Caroline du Nord et je pense que vous vous en souviendrez le 3 novembre», a-t-il ajouté, soulignant que son adversaire, lui, ne s'était pas rendu à Milwaukee, dans le Wisconsin. 

Cette grand-messe du parti républicain, comme son pendant démocrate qui vient de s'achever, sera, à l'exception de cette première journée, majoritairement virtuelle pour cause de pandémie. 

«Quatre ans de plus»

Le vice-président Mike Pence a également été à nouveau désigné par son parti comme candidat à la vice-présidence. «L'Amérique a besoin de quatre ans de plus de Donald Trump à la Maison Blanche», a-t-il lancé lors d'une brève allocution. «J'ai entendu la semaine dernière que la démocratie était en jeu», a-t-il lancé, en référence à une expression plusieurs fois utilisée par les démocrates lors de leur convention. 

La convention s'est assuré la présence de plusieurs orateurs afro-américains, pour tenter de rallier une partie de l'électorat noir qui lui est globalement hostile, parmi lesquels Tim Scott, seul sénateur républicain noir.
La convention s'est assuré la présence de plusieurs orateurs afro-américains, pour tenter de rallier une partie de l'électorat noir qui lui est globalement hostile, parmi lesquels Tim Scott, seul sénateur républicain noir.
AFP

«Mais nous savons tous que l'économie est en jeu, la loi et l'ordre sont en jeu». Un avis partagé par l'élu républicain Matt Gaetz qui a estimé lors de cette même convention que le temps était venu de se «battre pour sauver» les Etats-Unis «ou nous perdrons (le pays) pour toujours». Cette convention républicaine, qui s'achèvera jeudi, sera d'abord une affaire de famille pour le président américain. 


(FILES) In this file photo taken on July 11, 2020 US President Donald Trump wears a mask as he visits Walter Reed National Military Medical Center in Bethesda, Maryland. - US President Donald Trump, who for months refused to encourage mask wearing as a way to combat the coronavirus, on July 20, 2020 tweeted a picture of himself with his face covered and touted his patriotism. (Photo by ALEX EDELMAN / AFP)
Trump change de ton à propos du covid-19
A la peine dans les sondages à bientôt cent jours de la présidentielle, critiqué pour sa gestion du coronavirus, le pensionnaire de la Maison Blanche tente de reprendre la main en reconnaissant la gravité de la crise sanitaire.

Au-delà de sa femme Melania, ses quatre enfants adultes feront partie des intervenants qui s'exprimeront à la tribune. Selon son équipe de campagne, Donald Trump souhaite une convention «très optimiste et gaie». Mais les premiers propos du président américain à Charlotte, évoquant la possible «mort du rêve américain» si les démocrates l'emportaient, ont d'entrée donné une tonalité plus sombre. 

L'objectif pour Donald Trump est aussi de défendre son bilan, au moment où il est malmené pour sa gestion de la pandémie de Covid-19 et où sa carte maîtresse, la bonne santé de l'économie, n'est plus un atout. 

Mais le 45e président de l'histoire des Etats-Unis est aussi attendu sur son programme pour les quatre années à venir. Interrogé sur ce thème dimanche soir sur Fox News, il est, une nouvelle fois, resté très évasif. S'il était réélu, que ferait-il différemment? «Je renforcerais ce que j'ai déjà fait et je ferais de nouvelles choses», a-t-il simplement répondu. 


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Il n'a jamais été aussi près d'admettre sa défaite: le président américain sortant a finalement donné lundi soir son feu vert au processus de transfert du pouvoir à son successeur démocrate, qui avait commencé, sans l'attendre, à dessiner son gouvernement.
(FILES) In this file photo taken on November 13, 2020 US President Donald Trump looks on after delivering an update on "Operation Warp Speed" in the Rose Garden of the White House in Washington, DC. - President Donald Trump came his closest yet to admitting election defeat on November 23, 2020 after the government agency meant to ease Joe Biden's transition into the White House said it was finally lifting its unprecedented block on assistance. (Photo by MANDEL NGAN / AFP)
Lors d'un curieux duel télévisé à distance, les deux candidats à la Maison Blanche ont affiché jeudi soir, sur deux chaînes différentes, leurs styles radicalement opposés et leurs profonds désaccords sur la gestion de l'épidémie du covid-19.
(COMBO) This combination of file photos created on October 15, 2020 shows
Democratic presidential candidate Joe Biden(L) speaking in Tampa, Florida on September 15, 2020 and US President Donald Trump speaking to reporters as he makes his way to board Marine One from the South Lawn of the White House in Washington, DC on September 26, 2020. - Hollywood stars from Barbra Streisand and Ben Stiller to Julia Louis-Dreyfus and J.J. Abrams have slammed NBC for scheduling a Donald Trump town hall at the same time as challenger Joe Biden's own event. The US president and Biden will participate in simultaneous, dueling televised talks on October 15, 2020 after a head-to-head debate was scrapped in the aftermath of Trump's Covid-19 diagnosis. (Photos by JIM WATSON and Olivier DOULIERY / AFP)
Son nom ne sera inscrit sur aucun bulletin de vote mais sera dans tous les esprits: Donald Trump se prépare à des élections cruciales au Congrès, qui donneront le ton de la deuxième partie de son mandat à la présidence des Etats-Unis.
Huit ans après l'élection de Barack Obama, premier président noir qui avait suscité une immense vague d'espoir à travers le pays, Donald Trump, 70 ans, taxé de sexisme et de xénophobie par ses adversaires, l'a emporté sur la démocrate Hillary Clinton qui espérait devenir la première femme présidente des Etats-Unis.
People, including US citizens, gather at a bar as US presidential election results arrive on November 8, 2016 in Mexico City. 
Millions of Americans voted November 8th for their new leader in a historic election that will either elevate Democrat Hillary Clinton as their first woman president or hand power to maverick populist Donald Trump. / AFP PHOTO / PEDRO PARDO