Changer d'édition

Bruxelles a retrouvé l’amour de ses touristes
International 3 min. 03.01.2020 Cet article est archivé

Bruxelles a retrouvé l’amour de ses touristes

L'objectif 2020 est d'atteindre les 10 millions de touristes dans la capitale belge.

Bruxelles a retrouvé l’amour de ses touristes

L'objectif 2020 est d'atteindre les 10 millions de touristes dans la capitale belge.
Photo : Shutterstock
International 3 min. 03.01.2020 Cet article est archivé

Bruxelles a retrouvé l’amour de ses touristes

Max HELLEFF
Max HELLEFF
Frappée de plein fouet par les attentats de 2016, la capitale de l’Europe et de la Belgique avait perdu beaucoup de son attrait. Aujourd’hui, les visiteurs étrangers reviennent nombreux.

De notre correspondant Max HELLEFF -Bruxelles peut éteindre sereinement les lampions. Les fêtes terminées, elle est aussi soulagée. Quatre ans après le lockdown et les attentats, la capitale de l’Europe a retrouvé son attrait d’antan. Le tourisme y atteint des records : 9,4 millions de nuitées en 2019 contre 5 millions en 2010.

Les raisons avancées par les responsables de l’industrie touristique locale sont multiples. L’une d’elles toutefois s’impose: les salons et les congrès organisés en ville ont généré 11 % de nuitées supplémentaires en un an.  Du pain bénit pour l’économie bruxelloise...

«Cela nous permet d’être quasi à l’équilibre, entre le tourisme d’affaires et le tourisme de loisirs. C’est mieux si l’on veut garantir une fréquentation constante des hôtels, au lieu d’une succession de pics et de périodes calmes. Aujourd’hui, nous sommes à un taux d’occupation de 80% la semaine, 65% le week-end», a confié Patrick Bontinck, CEO de Visit.Brussels

Pour développer ce pan spécifique du tourisme bruxellois, un Convention Bureau a été créé. Résultat: le nombre de dossiers a doublé. Selon Patrick Bontinck, «1.340 marques d’intérêt ont déjà été enregistrées pour les dix années à venir, dont la moitié concerne des réunions d’associations internationales.» Ajoutons que le Brexit devrait doper ce secteur si l’on sait que 150 nouvelles associations internationales fuyant Londres sont attendues à Bruxelles.

Le tourisme d'affaires en sauveur

Les touristes d’affaires constituent une manne précieuse. Ils dépensent de 350 à 400 euros par jour, là où le vacancier lambda se borne à sortir quotidiennement de sa poche 150 à 200 euros en moyenne. Il faut donc les choyer.

En somme, le tourisme d’affaires est le grand sauveur de l’économie bruxelloise. C’est déjà lui qui, au lendemain des attentats du 22 mars 2016, avait répondu présent en premier, bien avant que les charters ne redéposent à Brussels Airport ces milliers de Chinois, de Japonais et d’Américains pressés de découvrir la Grand-Place et le Manneken-Pis.

Rien de plus normal : en raison du nombre d’organisations internationales (les institutions européennes, l’Otan…) implantées sur son territoire, la capitale belge est un carrefour incontournable en matière de business international.

Ces trois dernières années, des efforts importants ont toutefois été déployés pour aller rechercher ceux qui, inspirés peu ou prou par Donald Trump, s’étaient persuadés que Bruxelles n’était qu’un «trou à rats». Il a fallu beaucoup de persuasion et de missions à l’étranger pour convaincre les touristes que la ville millénaire était autre chose qu’un «nid de terroristes». Même le roi Philippe a mis la main à la pâte…

Des nouveautés qui plaisent

Aujourd’hui, ils sont nombreux à affluer à nouveau dans la capitale de l’Europe. Mais ils y séjournent encore trop peu : 2,2 jours en moyenne. D’où l’objectif d’allonger leur passage en promouvant les attractions habituelles : les musées,  l’Atomium, la Grand-Place. Quant aux «nouveautés», elles font mieux que se défendre : le Parlementarium a drainé 400.000 visiteurs en douze mois là où la Maison de l’histoire européenne en a attiré 300.000. En juillet, le festival Tomorrowland a contribué à remplir les hôtels de Bruxelles pendant deux semaines. Le succès des «Plaisirs d’hiver» - le Marché de Noël - devrait encore embellir ce tableau.

L’objectif est d’atteindre dix millions de touristes à Bruxelles en 2020. Avec le souci louable de développer un tourisme durable et de le répartir sur toute la Région.


Sur le même sujet

Selon l’opposition libérale, les politiques lancées par la nouvelle majorité reposent sur un financement bancal et menacent de ce fait l'équilibre financier de la capitale et de sa Région.
L'endettement de la Région bruxelloise ne trouve pas de solution, à en croire l'opposition politique.
A l'occasion des changements d'horaires prévus par la SNCB pour le 15 décembre, deux liaisons quotidiennes entre les deux capitales seront supprimées. En revanche, le prix de l'abonnement pour les frontaliers baissera dans le courant 2020.
A compter du 15 décembre, il ne restera plus que neuf trains IC directs quotidiens de Luxembourg à Bruxelles au lieu de onze actuellement