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Brexit: Londres a des requêtes justifiées selon Angela Merkel
International 2 min. 17.02.2016 Cet article est archivé

Brexit: Londres a des requêtes justifiées selon Angela Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel s'est adressée mercredi au Bundestag avant le rassemblement du Conseil européen de jeudi.

Brexit: Londres a des requêtes justifiées selon Angela Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel s'est adressée mercredi au Bundestag avant le rassemblement du Conseil européen de jeudi.
AFP
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Brexit: Londres a des requêtes justifiées selon Angela Merkel

Mercredi, à la veille d'un sommet européen crucial pour l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union européenne, Angela Merkel a jugé que de nombreuses demandes de réformes réclamées par Londres étaient "justifiées".

(AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a jugé mercredi, à la veille d'un sommet européen crucial pour l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union européenne, que de nombreuses demandes de réformes réclamées par Londres étaient "justifiées".

"Il ne s'agit pas juste des intérêts particuliers des Britanniques, sur certaines choses, certaines questions, bien au contraire. De nombreux points sont justifiés et compréhensibles", a-t-elle dit devant la chambre des députés (Bundestag) dans un discours présentant la position allemande avant le sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles.

Même sur la question sensible de la limitation des prestations sociales pour les ressortissants d'autres pays de l'UE, Mme Merkel a apporté son soutien au Premier ministre David Cameron.

"Ces demandes sont aussi compréhensibles et justifiées (...) il est évident que chaque pays membre doit pouvoir protéger son système social contre les abus", a-t-elle dit.

Sur les questions monétaires et financières liées à la zone euro, Mme Merkel s'est aussi montrée conciliante avec M. Cameron, contrairement à la France.

"Je partage avec David Cameron le point de vue que les États membres qui n'ont pas l'euro comme monnaie ne doivent pas être ignorés sur les questions importantes pour eux", a-t-elle dit.

"Il faut éviter une discrimination (...) et ce n'est pas en contradiction avec le fait que l'union économique et monétaire européenne doit être aussi en mesure de continuer de prendre les décisions de manière autonome", a-t-elle dit.

Au cœur du débat se trouve la question de la régulation bancaire et celle de la contrainte, aux yeux des poids lourds britanniques du secteur financier, de devoir se conformer aux règles de la zone euro pour continuer à y opérer.

Et sur ce thème la France a à plusieurs reprises souligné ces dernières semaines que rien ne devait empêcher une intégration approfondie de la zone euro, s'opposant notamment à un veto des pays non-membres de l'union monétaire.

Enfin, Mme Merkel a aussi souligné être en accord avec M. Cameron "sur la compétitivité, la transparence et la bureaucratie" dans l'Union européenne, autre grands sujets de réformes.

Selon elle, le gouvernement allemand fera tout ce qui est en son pouvoir pour que, "au final, ce ne soit pas seulement la Grande-Bretagne qui profite mais aussi l'Allemagne et toute l'Europe".

"C'est dans notre intérêt que la Grande-Bretagne soit un membre fort dans une Europe forte", a insisté la chancelière.

M. Cameron a promis un référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'UE. Il espère arracher un compromis lors d'un sommet des 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE jeudi et vendredi à Bruxelles, ce qui lui permettrait d'organiser cette consultation dès le mois de juin.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a présenté le 2 février un pré-accord pour répondre aux revendications britanniques et éviter un "Brexit", mais de l'immigration à la souveraineté politique, en passant par la gouvernance économique, les pommes de discorde restent nombreuses.

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