Changer d'édition

Boris Johnson dévoile son «offre finale»
International 2 min. 02.10.2019

Boris Johnson dévoile son «offre finale»

Le Premier ministre britannique réservera son annonce aux militants de son camp et non aux parlementaires.

Boris Johnson dévoile son «offre finale»

Le Premier ministre britannique réservera son annonce aux militants de son camp et non aux parlementaires.
Photo: AFP
International 2 min. 02.10.2019

Boris Johnson dévoile son «offre finale»

Le Premier ministre britannique détaillera mercredi une ultime proposition sur la sortie de l'UE qu'il soumettra à Bruxelles. Il réserve ses annonces pour son discours de clôture du congrès du Parti conservateur.

(AFP) - Selon les services de Boris Johnson, le Premier ministre a dans sa manche des propositions qui doivent permettre de conclure «un compromis juste et raisonnable» pour éviter un Brexit sans accord. Mais «si Bruxelles ne noue pas le dialogue sur cette offre, alors ce gouvernement cessera de négocier jusqu'à ce que nous ayons quitté l'UE» le 31 octobre, ont-ils prévenu dans un communiqué.

A 29 jours de la date prévue pour le départ du Royaume-Uni de l'UE, le temps presse pour trouver un accord de divorce. Celui négocié par Theresa May, la prédécesseure de Boris Johnson, avait été rejeté à trois reprises par le Parlement britannique, mécontent notamment du «filet de sécurité». 


Les tensions et les divisions s'exacerbent entre pro- et anti-Brexit au Royaume-Uni à mesure que la date fatidique du 31 octobre se rapproche
A un mois du Brexit, tensions et divisions à leur comble
Alors que le Brexit doit intervenir le 31 octobre, des élections anticipées risquent de se tenir dans une ambiance plus délétère que jamais au Royaume-Uni, comme en témoignent des échanges particulièrement agressifs au Parlement cette semaine.

Ce «backstop» est le mécanisme qui vise à éviter le retour d'une frontière en Irlande entre la province britannique du Nord et la république membre de l'UE au sud, après le Brexit. 

Rétablir ou non une frontière

Selon le journal The Telegraph, la nouvelle proposition britannique prévoit que l'Irlande du Nord reste dans le marché unique européen jusqu'en 2025, tout en formant une union douanière avec le Royaume-Uni. Il y aurait donc en quelque sorte deux frontières: des contrôles douaniers entre les deux Irlande et des contrôles réglementaires en mer d'Irlande, qui sépare la Grande-Bretagne de sa province nord-irlandaise. 

La perspective du rétablissement d'une frontière entre les deux Irlande en cas de «no deal» inquiète particulièrement Dublin, qui y voit une menace pour la paix en Irlande du Nord, difficilement établie en 1998 après trois décennies de violences entre des républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l'île, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique. 

Un pied de nez

 Toutefois, en cas d'échec des négociations, «en aucune circonstance» Boris Johnson ne demandera de report du Brexit à Bruxelles. Une loi lui impose pourtant de demander un nouveau report s'il n'obtenait pas d'accord avec l'UE d'ici le 19 octobre, juste après le prochain sommet européen. «Réalisons le Brexit!», doit-il dire devant les militants, selon des extraits de son discours communiqués à l'avance. 

Plébiscité par la base de son parti, le Premier ministre Johnson est arrivé au pouvoir fin juillet en promettant de réaliser ce Brexit coûte que coûte. Dans un pied de nez aux députés, qui avaient refusé une pause parlementaire durant la tenue du congrès, Boris Johnson s'exprimera à Manchester au lieu de participer à la traditionnelle séance du mercredi de questions au Premier ministre. 


Sur le même sujet

Johnson évoque de nouvelles propositions pour le Brexit
Le Premier ministre britannique a promis, mardi, des nouvelles propositions sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE «très bientôt». Mais il n'a en rien détaillé comment il comptait régler la question de la frontière irlandaise, principal point de blocage.
Britain's Prime Minister Boris Johnson listens to a speech by Britain's Chancellor of the Exchequer Sajid Javid in the main auditorium on the second day of the annual Conservative Party conference at the Manchester Central convention complex in Manchester, north-west England on September 30, 2019. - British Prime Minister Boris Johnson's office has denied allegations he made unwanted sexual advances towards two women 20 years ago. Journalist Charlotte Edwardes wrote in a column for The Sunday Times that Johnson put his hand on her thigh at a dinner party thrown by the magazine he was editing at the time. (Photo by Oli SCARFF / AFP)
A un mois du Brexit, tensions et divisions à leur comble
Alors que le Brexit doit intervenir le 31 octobre, des élections anticipées risquent de se tenir dans une ambiance plus délétère que jamais au Royaume-Uni, comme en témoignent des échanges particulièrement agressifs au Parlement cette semaine.
Les tensions et les divisions s'exacerbent entre pro- et anti-Brexit au Royaume-Uni à mesure que la date fatidique du 31 octobre se rapproche
Boris Johnson persiste et signe devant le Parlement
Le Premier ministre britannique a mis au défi mercredi l'opposition de voter une motion de défiance, réaffirmant sa volonté de parvenir à un Brexit fin octobre, devant les députés britanniques réunis dans une ambiance surchauffée.
Le Premier ministre conservateur Boris Johnson s'est montré virulent devant la Chambre, mercredi
Rentrée parlementaire sous tension à Londres
Les députés britanniques ont repris leurs travaux mercredi à la mi-journée dans une atmosphère surchauffée après l'arrêt historique de la Cour suprême qui a annulé la décision controversée du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement à l'approche du Brexit.
John Bercow, le truculent speaker de la Chambre des Communes, était de retour à son poste, ce mercredi