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Audition-événement: Témoignage explosif de l'ex-patron du FBI contre Trump
International 1 3 min. 08.06.2017

Audition-événement: Témoignage explosif de l'ex-patron du FBI contre Trump

International 1 3 min. 08.06.2017

Audition-événement: Témoignage explosif de l'ex-patron du FBI contre Trump

Christelle BRUCKER
Christelle BRUCKER
L'ancien directeur du FBI James Comey a raconté jeudi au Congrès américain les coulisses de son limogeage par Donald Trump, en particulier comment il a fait face aux pressions du président.

(ChB avec AFP) - L'ancien directeur du FBI James Comey a raconté jeudi au Congrès américain les coulisses de son limogeage par Donald Trump, en particulier comment il a résisté aux pressions du président pour épargner l'un de ses proches conseillers.

L'audition-événement, devant la commission du Renseignement du Sénat, a été retransmise sur les grandes chaînes de télévision du monde entier.

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James Comey a avoué avoir lui-même organisé, après son limogeage par Donald Trump, les fuites à la presse de notes sur ses rencontres avec le président américain afin de provoquer une enquête indépendante sur les ingérences russes dans l'élection.

«J'ai demandé à un de mes amis de remettre le contenu de mes notes à un journaliste. Je ne l'ai pas fait moi-même pour différentes raisons, mais je l'ai fait parce que je pensais que cela pousserait à la nomination d'un procureur spécial» indépendant, a dit M. Comey.

De fait Robert Mueller - ancien directeur du FBI - a été nommé le lendemain de la fuite pour faire toute la lumière sur l'ingérence russe dans l'élection et l'éventuel rôle de l'entourage de M. Trump.

«Je l'ai interprété comme une instruction»

Sur les question en suspens, notamment la demande de Donald Trump d'abandonner l'enquête sur son ancien proche conseiller Michael Flynn, James Comey dit que le président ne l'a pas fait explicitement mais qu'il a pris ses paroles «comme une instruction.»

Interrogé par la sénatrice démocrate Dianne Feinstein sur les propos de Donald Trump qu'il avait rapportés dans ses propos écrits - «J'espère que vous pourrez trouver une façon d'abandonner cela, de lâcher Flynn », M. Comey a justifié: «La raison pour laquelle je continue de dire ces mots c'est que je l'ai interprété comme une instruction.»

Il a également dit qu'il espérait bien que ses conversations avec le président avaient été enregistrées, comme le milliardaire l'en avait menacé dans un tweet.

«Des demandes dérangeantes»

«J'ai choisi mes mots avec soin. J'ai vu le tweet sur les enregistrements. J'espère bien qu'il y a des enregistrements», a déclaré M. Comey.

L'ancien chef du FBI a aussi jugé que les demandes de Donald Trump à son égard étaient «très dérangeantes» mais que ce n'était pas son rôle de déterminer si le président américain avait fait entrave à la justice.

«Je ne pense pas que ce soit à moi de dire si la conversation que j'ai eue avec le président était une tentative d'obstruction», a déclaré M. Comey.

Il a aussi affirmé que Trump ne lui avait pas demandé d'«arrêter» l'enquête sur la Russie. «Directeur Comey, est-ce que le président vous a demandé à un quelconque moment, d'arrêter l'enquête du FBI sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016?», a demandé Richard Burr, le président républicain de la commission.

«Non», a répondu James Comey. Il a confié aussi avoir «craint honnêtement que (Trump) ne mente sur la nature de nos rencontres». «C'est pourquoi j'ai pensé que c'était très important d'en garder la trace», a expliqué le policier.

«Ce sont des mensonges purs et simples»  

L'ancien directeur a accusé l'administration de Donald Trump, qui l'a limogé début mai, de l'avoir «diffamé» ainsi que la police fédérale. «Ce sont des mensonges purs et simples», a-t-il déclaré lors d'une audition au Congrès.

«Bien que la loi n'exige aucun motif pour renvoyer un directeur du FBI, l'administration a choisi de me diffamer ainsi que le FBI, et c'est le plus important, en affirmant que l'agence était en déroute, qu'elle était mal gérée, et que les employés avaient perdu confiance dans leur directeur. Ce sont des mensonges purs et simples», a dit M. Comey.

«Le FBI est honnête. Le FBI est fort et le FBI est et sera toujours indépendant», a ajouté l'ancien premier policier des Etats-Unis.


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