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Attentats de Bruxelles: Salah Abdeslam extradé par hélicoptère ?
International 2 min. 07.04.2016 Cet article est archivé

Attentats de Bruxelles: Salah Abdeslam extradé par hélicoptère ?

International 2 min. 07.04.2016 Cet article est archivé

Attentats de Bruxelles: Salah Abdeslam extradé par hélicoptère ?

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Un détenu a été extradé de la prison de Bruges vers la France par hélicoptère. Une première. Salah Abdeslam pourrait être transféré de la même manière.

Un détenu a été extradé de la prison de Bruges vers la France par hélicoptère. Une première. Salah Abdeslam pourrait être transféré de la même manière, rapporte Le Soir. 

Arrêté en février 2016 à Gand, sous le coup d'un mandat d’arrêt européen délivré par la France, Sofiane Hambli a été extradé mardi soir vers l'Hexagone par hélicoptère. Le détenu a été pris en charge par des gendarmes français du GIGN, une première en Belgique. Cette procédure s’inscrit dans le cadre des accords franco-belges de Tournai, entrés en vigueur en octobre 2015.

« L'individu a d'abord été écroué à la prison de Leuze, puis à Bruges. Pour des raisons de sécurité, les chambres du conseil et de mise en accusation se sont tenues en prison. Son avocat ayant épuisé tous les recours, jusqu'à la Cour de cassation, plus rien ne s'opposait à l'extradition du prévenu vers la France. La venue de gendarmes français armés et en uniforme sur le territoire belge est une première. L’opération a été tenue secrète. Cette extradition par hélicoptère a permis d’éviter une remise à la frontière du détenu, une opération qui auparavant nécessitait la mobilisation d’importants effectifs, tant en Belgique qu’en France. Ce type d’extradition pourrait s’appliquer à d’autres détenus réclamés par les autorités françaises  », comme Salah Abdeslam, a expliqué mercredi Frédéric Bariseau, substitut du procureur du roi de Tournai.

Salah Abdelslam sous vidéosurveillance

D'après RTL, la cellule de Salah Abdeslam pourrait être équipée d'une caméra de vidéosurveillance.

Une mesure inédite, qui vise à répondre à deux objectifs : s'assurer que Salah Abdeslam ne tente pas de s'évader, mais aussi vérifier qu'il n'essaye pas de se suicider. "Nous prenons tous les moyens pour tenter de garantir le fait qu'il rende des comptes", a expliqué le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, sur RTL.

Le dispositif se heurte néanmoins à la loi française, dans laquelle ce genre de procédure n'existe pas. "Les seuls détenus qui sont filmés sont ceux pour qui un risque de suicide a été identifié et ils ne sont pas surveillés plus de 24 heures", souligne ainsi le site internet de la radio. Or, dans le cas de Salah Abdeslam, "l'administration souhaiterait mettre en place un suivi en permanence". 




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