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Après le tremblement de terre au Népal: Craintes de «handicaps durables» pour les blessés
«Pour éviter les handicaps durables, la prise en charge doit être immédiate», explique Hélène Robin de l'ONG Handicap international..

Après le tremblement de terre au Népal: Craintes de «handicaps durables» pour les blessés

Photo: AFP
«Pour éviter les handicaps durables, la prise en charge doit être immédiate», explique Hélène Robin de l'ONG Handicap international..
International 28.04.2015

Après le tremblement de terre au Népal: Craintes de «handicaps durables» pour les blessés

L'un des défis au Népal est de soigner «immédiatement» les blessures pour éviter amputations et handicaps durables aux rescapés du séisme qui a fait plus de 4.300 morts et 8.000 blessés selon le dernier bilan.

(AFP) - L'un des défis au Népal est de soigner «immédiatement» les blessures pour éviter amputations et handicaps durables aux rescapés du séisme qui a fait plus de 4.300 morts et 8.000 blessés selon le dernier bilan.

«Dans ce type de catastrophe, il y a plusieurs vagues d'arrivées de blessés», a déclaré Hélène Robin, responsable des opérations d'urgence pour Handicap international. «Les premiers, les plus proches des hôpitaux, vont être préservés des handicaps pérennes. Ensuite le nombre d'arrivées va diminuer. Et dans quelques semaines à deux mois, une seconde vague de blessés va arriver parce qu'ils ont des plaies mal soignées, infectées, ou qu'ils n'ont pas été formés aux exercices basiques de rééducation».

Ces derniers «vont subir des amputations», alerte l'humanitaire. Parmi les blessés, dont le nombre pourrait augmenter, «combien pourront être pris en charge, développeront des handicaps pérennes?» «Sans doute ceux qui sont les plus loin des structures de santé».

«Pour éviter les handicaps durables, la prise en charge doit être immédiate» et il s'agit aussi d'assurer un «suivi dans les prochains mois au moins», explique Hélène Robin.

Les gens dorment dehors par peur de nouvelles secousses

Présent depuis 2001 au Népal, Handicap international comptait avant la catastrophe 53 permanents dans le pays, impliqués dans un projet de préparation aux désastres. Sept urgentistes sont partis les rejoindre, et du matériel (attelles, orthèses, fauteuils roulants, béquilles, outils pour la rééducation, etc.) doit être envoyé.

L'ONG compte également mettre en place une plateforme logistique pour coordonner la distribution de l'aide humanitaire et rechercher les personnes les plus vulnérables (personnes âgées, à mobilité réduite,...) afin de «faire en sorte qu'elles aient accès à l'aide».

Les équipes sur place témoignent d'«hôpitaux saturés, avec énormément de blessés, déchargés très rapidement. Les gens dorment dehors par peur de nouvelles secousses mais dehors il pleut, il fait froid», décrit Hélène Robin. Les Népalais «vivent un tremblement de terre depuis quatre jours. Certaines secousses durent une minute, d'autres, plus longtemps. Il y a beaucoup de fatigue, de stress...»