Acide déversé sur le crassier de Marspich

ArcelorMittal dément, les résultats des premiers prélèvements parlent

Début juillet, un employé d'un sous-traitant d'Arcelor avait affirmé qu'il avait été contraint de déverser de l'acide dans le crassier de Marspich.
Début juillet, un employé d'un sous-traitant d'Arcelor avait affirmé qu'il avait été contraint de déverser de l'acide dans le crassier de Marspich.
Photo: screensgot vidéo

(MF avec AFP) – Le groupe ArcelorMittal a démenti ce mardi le déversement d'acide pur dans le crassier de Marspich. Les premiers prélèvements réalisés dans le réseau hydrographique «ne montrent pas de trace significative d'acide», annonce prudemment la Communauté d'agglomération du Val de Fensch (CAVF).

Un employé d'un sous-traitant d'Arcelor Mittal chargé de transporter l'acide servant à décaper l'acier jusqu'à un centre de recyclage, avait révélé début juillet au Républicain Lorrain avoir été contraint de déverser de l'acide directement dans un dépotoir présentant une perméabilité avec les cours d'eau de la région.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Thionville pour atteinte à l'environnement, et Arcelor ainsi que la CAVF ont déposé plainte contre X.

«Aucun acide pur n'a été déversé dans la zone de stockage des résidus de Florange», a affirmé le groupe dans un communiqué publié sur son compte Twitter. «L'enquête menée par ArcelorMittal sur des irrégularités supposées dans le dépôt de résidus de Florange se poursuit», précise le groupe, ajoutant que l'enquête «est très complexe».

Si l'entreprise affirme qu'aucun acide pur n'a été déversé, on ignore si des produits toxiques ont ou non été répandus sur ce site qui présente une perméabilité avec des cours d'eau de la région.

Le parquet de Thionville refuse de communiquer tant que l'enquête judiciaire n'est pas terminée.

De son côté,  la CAVF a reçu ce mardi les résultats des premiers prélèvements, réalisés dans le réseau hydrographique adjacent au crassier, et a souhaité communiquer. Ces résultats «ne montrent pas de trace significative d'acide. Cependant il convient d’être très prudent dans l’analyse de ces résultats car les temps de migration des polluants dans les sols peuvent être plus ou moins longs et les conditions de prélèvements doivent systématiquement faire l’objet d’une analyse critique», écrit la CRAVF dans un communiqué daté de mardi en fin de journée.

Précisant que ces prélèvements portent uniquement sur le réseau hydrographique et qu'ils ne sont pas les mêmes que ceux réalisés par la DREAL, responsable du contrôle environnemental du crassier. La DREAL n'a pas pas communiqué les résultats de ses contrôles jusqu'à ce jour. 

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