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Abaaoud est mort : Un rôle déterminant dans plusieurs attentats
International 2 min. 19.11.2015 Cet article est archivé

Abaaoud est mort : Un rôle déterminant dans plusieurs attentats

Après l'assaut de l'appartement de la rue Corbillon.

Abaaoud est mort : Un rôle déterminant dans plusieurs attentats

Après l'assaut de l'appartement de la rue Corbillon.
Photo: AFP
International 2 min. 19.11.2015 Cet article est archivé

Abaaoud est mort : Un rôle déterminant dans plusieurs attentats

Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être l'organisateur des attentats du 13 novembre à Paris, a été tué au cours de l'assaut mené mercredi contre un appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être l'organisateur des attentats du 13 novembre à Paris, a été tué au cours de l'assaut mené mercredi contre un appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a annoncé jeudi le procureur de la République de Paris.

Abdelhamid Abaaoud
Abdelhamid Abaaoud
REUTERS

Le jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud a "joué d'évidence un rôle déterminant dans (les) attaques" du 13 novembre à Paris, a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

"Six attentats ont été évités ou déjoués par les services français depuis le printemps 2015, Abaaoud était impliqué dans quatre d'entre eux", a par ailleurs affirmé M. Cazeneuve.

Le corps identifié avec certitude

Son corps a été "formellement identifié", a indiqué le procureur dans un communiqué.

"Il s'agit du corps découvert dans l'immeuble, criblé d'impacts", précise François Molins dans un communiqué. Le corps du jihadiste belge a été identifié "après comparaison de traces papillaires", les empreintes digitales, achevées jeudi. "On ignore par ailleurs à ce stade si Abbaoud s'est fait - ou non - exploser", a par ailleurs indiqué le parquet.

Le retour en Europe de cet homme, figure de premier plan parmi les jihadistes francophones partis en Syrie, pose des questions sur les failles dans le dispositif mis en place par les services antiterroristes européens. Condamné en Belgique, il a été présenté mercredi par François Molins comme l'"inspirateur de très nombreux projets d'attentats ou attentats terroristes en Europe".

Les enquêteurs français avaient été mis lundi sur la piste de sa présence à Saint-Denis grâce à un témoignage, selon François Molins. Celui-ci avait fait l'objet de "nombreuses vérifications, en particulier téléphoniques et bancaires", avait précisé le procureur.

Les enquêteurs s'attachent à identifier les restes d'une deuxième personne morte dans l'appartement de Saint-Denis. Les policiers qui sont intervenus pensent qu'il s'agit d'une femme qui a déclenché son gilet d'explosifs. Cela doit être confirmé par les analyses scientifiques. Il pourrait s'agir d'une membre de la famille d'Abdelhamid Abaaoud.

Ce n'est sans doute pas la première fois qu'Abaaoud est revenu clandestinement en Europe depuis la Syrie.

Selon un proche de l'enquête, un téléphone qu'il utilisait a été repéré en Grèce en janvier, au moment des attentats déjoués de la cellule de Verviers en Belgique. Peu après, Abaaoud, alias Abou Omar al-Baljiki ("le Belge"), a donné un entretien qui accréditait un tel voyage, dans l'édition de février de Dabiq, magazine numérique en anglais de l'organisation Etat islamique.

Il y expliquait être parvenu à se rendre en Belgique avec deux autres Belges dans le but de "terroriser les croisés". Leur périple aurait pris des mois et ses deux compagnons avaient été tués le 16 janvier lors de l'assaut par les forces de sécurité belges, selon ses dires. Mais lui serait passé au travers des mailles du filet. "Mon nom et ma photo étaient dans tous les journaux et pourtant je suis parvenu à rester dans leur pays, à planifier des opérations contre eux et à partir sain et sauf quand cela est devenu nécessaire."


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