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A Vienne, «l'inquiétude reste là»
International 2 min. 03.11.2020 Cet article est archivé

A Vienne, «l'inquiétude reste là»

Eine Stadt in Habachtstellung: In den Wiener U-Bahn-Stationen patrouillieren am Dienstag zahlreiche Polizisten.

A Vienne, «l'inquiétude reste là»

Eine Stadt in Habachtstellung: In den Wiener U-Bahn-Stationen patrouillieren am Dienstag zahlreiche Polizisten.
Foto: AFP
International 2 min. 03.11.2020 Cet article est archivé

A Vienne, «l'inquiétude reste là»

Marc Weber, 34 ans, vit depuis onze ans à Vienne. Au lendemain de l'attentat qui a fait au moins quatre morts, ce Luxembourgeois témoigne de l'ambiance pesante qui règne dans la capitale autrichienne.

(ASdN avec Michael Mertens) - A quelques heures du début du couvre-feu en Autriche, quelle était l'ambiance, lundi soir, dans la capitale ? 

«C'était la dernière soirée où il était possible de sortir légalement prendre un verre. C'était aussi une soirée de novembre très douce. Dans la zone de l'attaque, il existe de nombreux bars, c'est un lieu prisé de la capitale. De nombreux jeunes et étudiants s'y retrouvent. Habituellement, il y a aussi beaucoup de touristes : la cathédrale Saint-Étienne n'est pas loin.

Comment avez-vous réagi en apprenant l'attaque ? 

«Ce soir-là, je voulais passer une soirée tranquille et ne pas toucher à mon téléphone portable. Mais dans la soirée, j'ai vu qu'il vibrait et que je recevais beaucoup de messages d'un coup. Un ami du Luxembourg m'a écrit : 'Qu'est-ce qu'il se passe ?'. J'ai donc allumé la télévision et j'ai vu les images de l'attaque en centre ville. Je me suis précipité pour envoyer des messages à mes amis pour voir si tout allait bien.


TOPSHOT - A police car drives in front of the opera house in the center of Vienna on November 2, 2020, following a shooting. - Two people, including one attacker, have been killed in a shooting in central Vienna, police said late November 2, 2020. Vienna police said in a Twitter post there had been "six different shooting locations" with "one deceased person" and "several injured", as well as "one suspect shot and killed by police officers". (Photo by JOE KLAMAR / AFP)
Un Luxembourgeois blessé dans l'attentat de Vienne
Mardi matin, le ministre des Affaires étrangères et européennes a annoncé qu’un étudiant luxembourgeois, faisait partie des victimes de l'attaque qui a fait au moins quatre morts en Autriche.

Et comment vont-ils ?

«Une amie m'a envoyé un SMS pour me dire qu'elle était dans un restaurant à proximité. Elle y est restée cachée pendant plusieurs heures, car la police a immédiatement appelé la population à rester à l'intérieur. Ça fait froid dans le dos : j'habite à environ 15 minutes et je n'ai rien remarqué. Depuis, j'ai fermé mes rideaux, on ne sait pas qui traîne encore dans la rue.

Il y a donc toujours la crainte qu'il y ait un autre assassin dans les parages ?

«On n'en est pas sûr, mais l'inquiétude est toujours là ce matin. Les gens devraient donc absolument rester chez eux...

Comment voyez-vous la couverture médiatique de l'attentat ?

«Le problème est que deux des plus grands médias autrichiens, OE24 et Kronen Zeitung, ont immédiatement publié les vidéos où l'on voit les victimes abattues. C'était violent. Beaucoup de gens ont protesté. Elles ont été retirées assez rapidement. Le Conseil autrichien de la presse a dû recevoir un certain nombre de plaintes...

La police a également lancé un appel à la population pour que les photos et vidéos de l'attaque ne soient pas publiées sur les réseaux sociaux...

«Exactement. La police a aussi mis en ligne sa propre page où il est possible d'envoyer ces vidéos pour les besoins de l'enquête. Des milliers de vidéos y ont déjà été téléchargées, que les enquêteurs peuvent maintenant analyser.»

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