Changer d'édition

50.000 fois non aux mesures sanitaires
International 3 min. 24.01.2022
Pandémie en Belgique

50.000 fois non aux mesures sanitaires

En deux mois, c’est la cinquième manifestation de ce type à dégénérer sur les boulevards bruxellois.
Pandémie en Belgique

50.000 fois non aux mesures sanitaires

En deux mois, c’est la cinquième manifestation de ce type à dégénérer sur les boulevards bruxellois.
Photo: AFP
International 3 min. 24.01.2022
Pandémie en Belgique

50.000 fois non aux mesures sanitaires

Max HELLEFF
Max HELLEFF
La manifestation de ce dimanche à Bruxelles s’est terminée par des affrontements entre policiers et manifestants aux abords du rond-point Schuman

De notre correspondant Max HELLEFF (Bruxelles) - Ce devait être la plus grande des manifestations contre les mesures sanitaires. Les organisateurs pariaient sur la participation de centaines de milliers de personnes. Elles étaient en réalité 50.000, selon la police.


A child receives a dose of a vaccine against coronavirus Covid-19 at the Antwerp Zoo, on January 8, 2022. (Photo by JONAS ROOSENS / various sources / AFP) / Belgium OUT
La Belgique craint une nouvelle paralysie
Le royaume se prépare au pire tout en s’activant à la mise au point d’un très attendu «baromètre corona».

Dimanche, dans les rues de Bruxelles, World Wide Demonstration for Freedom et Europeans United for Freedom ont revendiqué la présence de près de 600 associations participantes venues de toute l’Europe. Elles ont dit vouloir faire de 2022 « l’année où nous réclamerons notre liberté, notre démocratie et nos droits de l’homme! ».

Dans le cortège, chacun désignait la mesure sanitaire qu’il entendait combattre. Le « covid safe ticket »  (pass sanitaire) pour les Belges ; le passe vaccinal qui est d'application dès ce lundi pour les Français ; ou encore la vaccination des plus jeunes pour ces Luxembourgeois et ces Néerlandais venus protester dans la capitale de l’Europe. « On veut être libres », « Laissez-nous décider de notre santé », « Non à la société à la chinoise »… sont quelques-uns des slogans que l’on pouvait lire sur les calicots.  

En fin de parcours, des affrontements entre manifestants et policiers ont éclaté aux abords du rond-point Schuman. En deux mois, c’est la cinquième manifestation de ce type à dégénérer sur les boulevards bruxellois.

Vu du côté belge, cette manifestation prévue de longue date intervient deux jours après que le gouvernement De Croo a esquissé les premiers signes d’une nouvelle détente. Le « baromètre corona » qui sera mis en application dès le 28 janvier prévoit en effet de débuter en phase rouge (la plus sévère), pour descendre ensuite en phase orange, puis jaune, synonymes d’allègements des mesures sanitaires. Du moins, si les chiffres pandémiques le permettent…

L’arrivée du baromètre ne convainc toutefois guère, et surtout pas l’horeca qui s’estime toujours victime de la politique de cloisonnement menée par les autorités. Le monde de la nuit, toujours fermé, regrette l’absence de perspectives. La culture, qui a au contraire vu ses obligations sanitaires allégées, peste contre des normes d’aération trop sévères à son goût.


Le certificat sanitaire wallon redevient légal
La cour d’appel de Liège réhabilite le «Covid safe ticket», ce sésame qu’un tribunal namurois avait estimé disproportionné.

Ce week-end, le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke a douché les espoirs qu’avait engendrés ces derniers jours la diminution des lits de soins intensifs occupés par des malades du covid : « On voit quand même un nombre très important d’hospitalisations par jour dû au coronavirus », a déclaré le socialiste sur la chaîne publique RTBF. Pour les hôpitaux, cela reste toujours pénible. Il faut espérer que la situation s’améliore dans les prochaines semaines, mais nous sommes toujours dans une vague importante de contaminations et d’hospitalisations. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de démarrer en code rouge ».

Si la dangerosité d’omicron est jugée a priori moindre que celle de delta, les autorités craignent que ce variant ne pousse  davantage de malades vers les hôpitaux. Même avec une occupation moyenne réduite à un jour et demi par patient, les services hospitaliers pourraient être de nouveau rapidement saturés. 

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

A partir du 17 septembre, une quarantaine de dix jours sera imposée aux personnes non vaccinées provenant d’une zone rouge de l’Union européenne. La mesure est justifiée par la dégradation de la situation épidémiologique.
ARCHIV - 28.08.2019, Niedersachsen, Hannover: Ein Kinderarzt impft ein einjähriges Kind in den Oberschenkel mit dem Impfstoff Priorix (zu dpa «Kaum Probleme mit Masern-Impfpflicht an Schulen und Kitas»). Foto: Julian Stratenschulte/dpa +++ dpa-Bildfunk +++