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129 morts et 352 blessés: La France "en guerre"
International 3 min. 14.11.2015 Cet article est archivé

129 morts et 352 blessés: La France "en guerre"

Une patrouille de police place de la République à Paris, samedi matin.

129 morts et 352 blessés: La France "en guerre"

Une patrouille de police place de la République à Paris, samedi matin.
REUTERS
International 3 min. 14.11.2015 Cet article est archivé

129 morts et 352 blessés: La France "en guerre"

État d'urgence, écoles fermées, manifestations interdites: la France est samedi en état de choc, au lendemain des attentats les plus meurtriers de son histoire, qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés, un "acte de guerre" revendiqué par les autorités au groupe jihadiste Daech.

(AFP) - État d'urgence, écoles fermées, manifestations interdites: la France était samedi en état de choc, au lendemain des attentats les plus meurtriers de son histoire, qui ont fait au moins 129 morts, un "acte de guerre" revendiqué par les autorités au groupe jihadiste Daech.

Au total, au moins 129 personnes ont été tuées, sans compter les huit assaillants, et 352 blessées, dont 99 se trouvent "en urgence absolue" (état grave dont le pronostic vital peut être engagé), selon un nouveau bilan provisoire de source judiciaire.

Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser, un mode opératoire inédit en France, dans cette série d'attaques perpétrées à Paris dans la salle de concerts du Bataclan, dans plusieurs rues du cœur de la capitale, et près du Stade de France à Saint-Denis, au nord de Paris.

Les manifestations sur la voie publique sont interdites à Paris et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne jusqu'à jeudi midi, selon un arrêté de la préfecture de police de Paris pris samedi au lendemain des attentats dans la capitale.

Cette décision s'explique par le fait que les forces de sécurité intérieure sont mobilisées pour "assurer la sécurisation générale de l'agglomération" et "ne peuvent être distraites de cette mission prioritaire pour assurer la sécurité spécifique des cortèges ou des rassemblements", selon l'arrêté signé par le préfet de police, Michel Cadot.

La Préfecture de police recommande également "aux organisateurs de rassemblements dans les lieux privés de les différer ou de renforcer les mesures de sécurité, notamment en matière de contrôle d'accès et de filtrage, aux entrées de ces établissements, s'ils décident de les maintenir sous leur responsabilité".

Le ministère de la Culture a de son côté annoncé que les musées et salles de spectacle seraient fermés samedi en Ile-de-France. Les marchés alimentaires sont également fermés.

"Un acte de guerre"

"C'est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech", le groupe État islamique, un acte "préparé, organisé, planifié de l'extérieur et avec des complicités intérieures", a déclaré samedi François Hollande depuis l'Élysée, sans donner d'éléments démontrant la responsabilité du groupe EI dans les attentats.

"La France sera impitoyable à l'égard des barbares de Daech", a promis le président, qui a lancé un appel à "l'unité", au "rassemblement" et au "sang-froid".

François Hollande a décrété un deuil national de trois jours et annoncé qu'il s'exprimerait devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi.

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-État islamique en Irak et mène des frappes en Syrie depuis octobre.

"C'était l'enfer"

Ces attentats ont réveillé le douloureux souvenirs de la précédente vague d'attaques en janvier à Paris contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts et suscité une réaction inédite avec des manifestations réunissant plusieurs millions de personnes en France.

Au Bataclan, théâtre de l'attaque la plus sanglante avec un bilan provisoire d'au moins 82 morts, "on entendait hurler, tout le monde essayait de fuir, les gens se piétinaient... C'était l'enfer", a relaté un témoin.

L'ampleur de cette tragédie a semé l'effroi dans la capitale, à peine plus de deux semaines avant la conférence sur le climat (COP21) au Bourget, au nord de Paris, où sont attendus des dizaines de chefs d'État et de gouvernement.


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