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Un hôpital «innovant» à Maizières-lès-Metz
Grande Région 2 min. 21.08.2019

Un hôpital «innovant» à Maizières-lès-Metz

La clinique Claude-Bernard quittera Metz à l'orée de 2024.

Un hôpital «innovant» à Maizières-lès-Metz

La clinique Claude-Bernard quittera Metz à l'orée de 2024.
Capture d'écran clinique Claude-Bernard
Grande Région 2 min. 21.08.2019

Un hôpital «innovant» à Maizières-lès-Metz

Les cliniques Claude-Bernard de Metz et Notre-Dame de Thionville vont fusionner. C’est au sein du sillon lorrain, sur un terrain de dix hectares, que le groupe Elsan va donner vie à son projet le plus important pour ces prochaines années.

(DH) -  En signant lundi le compromis de vente d'un terrain de dix hectares, le groupe Elsan, deuxième opérateur de santé privé en France, a lancé son projet de super clinique qui verra le jour à l'horizon 2023-2024. En investissant un peu plus de 1,5 million d'euros pour l'acquisition du terrain, l'entreprise qui gère 120 centres hospitaliers dans l'Hexagone et qui traite deux millions de patients chaque année, entend toucher un bassin de population de plus de 800.000 habitants. Soit plus du double de celui de Metz.

Niché au croisement des autoroutes A31 et A4, c’est Maizières-lès-Metz qui a retenu l’attention. En choisissant une reconstruction plutôt qu'une rénovation du site messin, le groupe affiche ses ambitions puisque le futur ensemble comprendra un bâtiment principal de 30.000 m², soit 10.000 m² de plus que les locaux existants à Metz. A titre de comparaison, le futur Südspidol, à Esch-sur-Alzette, s'étalera sur pas moins de 56.000 m².

Équipements à la pointe

En plus du bâtiment central, une surface de 15.000 m² accueillera un laboratoire, un centre d’imagerie, un complexe de radiologie et une maison médicale. Environ 140 médecins et près de 800 personnes travailleront dans ce complexe de santé, selon les données avancées par Gabriel Giacometti, directeur du groupe Elsan en Lorraine. Situé à proximité de l'A31, la future clinique sera dotée de parkings «adaptés aux besoins». Comprenez avec un nombre de places conséquent, la législation française ne limitant pas comme au Luxembourg leur nombre en fonction de la surface bâtie.


CHEM, Centre Hospitalier Emile Mayrisch, Foto Lex Kleren
Le Luxembourg, véritable aimant pour les infirmiers
Si les besoins en matière de soins ne cessent de croître dans le pays, cette demande touche directement les pays voisins, puisque plus de la moitié du personnel soignant n'est pas luxembourgeois. Ce qui n'est pas sans conséquence pour les hôpitaux de l'autre côté des frontières.

Interrogé sur France Bleu Lorraine Nord mercredi matin, Gabriel Giacometti a indiqué qu'Elsan voulait «construire une clinique innovante» qui devra être «à la hauteur des attentes des patients et des médecins». Un argument promotionnel auquel vient s'ajouter la promesse de Thierry Chiche, président de la société, de mettre en place «ce qui se fait de mieux en termes d'équipements et d'installations», aussi bien «dans la robotique, le digital ou l'intelligence artificielle».

Si l'union entre la clinique Claude-Bernard de Metz et la clinique Notre-Dame de Thionville ne va se traduire que par un déménagement d'une vingtaine de kilomètres pour les deux sites en service actuellement, l'annonce n'a pas manqué de faire grincer des dents. Notamment du côté de Dominique Gros, maire de Metz (PS) qui estime à 500 le nombre d'emplois qui quitteront la capitale lorraine pour Maizières-lès-Metz. 

Aucune information sur le détail des recrutements à venir n'a, à ce stade, été avancée. Un aspect pourtant crucial pour l'avenir de ce nouveau pôle de santé au sein de la Grande Région, vu que le Luxembourg agit comme un véritable aimant pour le personnel infirmier. Que ce soit côté français ou belge.


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