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Pour les municipales, Metz a l'embarras du choix
Grande Région 2 min. 23.10.2019

Pour les municipales, Metz a l'embarras du choix

Maire de Metz depuis 2008, Dominique Gros cédera son fauteuil en mars prochain.

Pour les municipales, Metz a l'embarras du choix

Maire de Metz depuis 2008, Dominique Gros cédera son fauteuil en mars prochain.
Photo: Guy Jallay
Grande Région 2 min. 23.10.2019

Pour les municipales, Metz a l'embarras du choix

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
La succession du maire de la capitale mosellane s'annonce animée. Déjà six candidats sont en lice, dont certains se réclamant du même parti. Voilà qui promet avant le premier tour de mars 2020.

Ah, Metz. Sa cathédrale, son club de foot, son quartier piéton, ses bords de Seille, ses parcs... et maintenant ses candidats aux futures municipales. A 5 mois du scrutin devant décider du nom de celui ou celle qui prendra la place du maire socialiste Dominique Gros, les prétendants ne manquent pas. La campagne électorale n'a officiellement pas débuté que déjà sept candidats se sont fait connaître. Un joli nombre et surtout... une belle confusion.

Du côté de La République en Marche (LREM), Richard Lioger pouvait se targuer d'avoir reçu l'investiture officielle du parti le 7 octobre dernier. Deux semaines plus tard, voilà que le conseiller municipal sortant vient de voir se dresser face à lui une opposante de son propre camp.

L'actuelle adjointe à l'environnement, Béatrice Agamenonne, a en effet officialisé mardi sa candidature aux municipales de mars 2020. Référente LREM pour le département de la Moselle, la voilà qui donne un bon coup de pied dans la fourmilière des sympathisants du parti du président Emmanuel Macron.

Mais la pagaille règne aussi du côté des socialistes. Le PS avait pourtant trouvé son champion, en la personne de Jean-Michel Toulouze. Malheureusement, celui-ci vient de décéder. L'adjoint au maire sortant Thomas Scuderi, fort du vote des militants locaux, semblait avoir toute légitimité pour prendre la tête de la liste rose. 

Semblait car depuis plusieurs jours, Paris hésite à lui confier cette responsabilité. De quoi faire enrager le bouillonnant élu et ses soutiens qui demandent au président national du Parti Socialiste de s'engager sur le nom de Scuderi. Pas fait encore.

Finalement, avec sa liste «Unis», Xavier Bouvet a réalisé un beau coup en rassemblant des forces de gauche éparses mais convaincues que leur addition était préférable aux divisions. Ainsi, derrière ce candidat au poste de maire de Metz, se trouvent des représentants aussi bien des Radicaux de gauche que du Parti communiste, d'Europe Ecologie les Verts (EELV), de Générations! et Esplanade.

Un trio à droite

La droite de l'échiquier semble, elle, épargnée par la confusion régnante. Pour l'heure, chaque camp a son candidat et pas plus. François Grosdidier, après avoir été maire de Woippy (2001-2017) et actuellement sénateur, il se verrait bien aux commandes de la Ville de Metz. A 58 ans, il partira avec l'étiquette Les Républicains pour ravir l'écharpe à la gauche.

Autre figure locale, Françoise Grolet défendra elle les positions du parti de Marine Le Pen et du Rassemblement national. 


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Les électeurs pourront aussi se prononcer en faveur d'un jeune trentenaire, Divers Droite: Jérémy Aldrin. Conseiller municipal sortant, il tente sa chance avec la liste «Agir».

Mais il reste encore bien des semaines avant le premier tour, et donc encore bien des possibilités de voir de nouvelles figures apparaître pour séduire les quelque 70.000 électeurs attendus devant les urnes.


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