Changer d'édition

Les navetteurs devront remettre le masque à la frontière
Grande Région 3 min. 13.05.2022
Transports en commun

Les navetteurs devront remettre le masque à la frontière

S'il devient optionnel en France, le port du masque reste obligatoire dans les moyens de transport public au Luxembourg.
Transports en commun

Les navetteurs devront remettre le masque à la frontière

S'il devient optionnel en France, le port du masque reste obligatoire dans les moyens de transport public au Luxembourg.
Photo: Lex Kleren
Grande Région 3 min. 13.05.2022
Transports en commun

Les navetteurs devront remettre le masque à la frontière

Laura BANNIER
Laura BANNIER
A compter de ce lundi 16 mai, les Français diront au revoir au masque chirurgical obligatoire dans les transports en commun. Une liberté qui ne concernera que partiellement les frontaliers.

Un vent de liberté souffle un peu plus fort sur les Européens à mesure que l'accalmie épidémique se confirme. Tour à tour, les Etats annoncent la levée progressive des dernières restrictions sanitaires, qui semblent parfois n'être que le mince souvenir d'une épidémie occupant de moins en moins les esprits. En France, le port du masque obligatoire dans les transports en commun appartiendra ainsi au passé à partir de ce lundi 16 mai.


Lokales,PK Présentation du Plan National de Mobilité Francois Bausch. Foto:Gerry Huberty/Luxemburger Wort
«Mes solutions pour améliorer la mobilité des frontaliers»
Rencontre avec François Bausch, le ministre de la Mobilité, afin d'évoquer les solutions qui seront mises en place afin d'alléger le trafic routier pour les travailleurs frontaliers.

Sont concernés tous les voyageurs qui empruntent les bus, métros, tramways, trains, avions, et autres moyens de transport collectifs. Annoncée en sortie du dernier conseil des ministres du premier quinquennat Macron, la levée de cette mesure est toutefois accompagnée d'un avertissement de la part de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement français. Le port de cette protection mise en place pour lutter contre la pandémie de covid-19 est «recommandée» car «nous ne sommes pas sortis de la cinquième vague», a ainsi fait savoir l'intéressé.

Certains passagers devront cependant être plus vigilants que les autres. En effet, les frontaliers français circulant à bord des lignes de bus RGTR et des TER à destination du Luxembourg devront pour leur part remettre leur masque sur le nez une fois la frontière franchie, indiquent les CFL. «Le port du masque est obligatoire dans les moyens de transport public au Luxembourg et évidemment donc, à bord des trains circulant sur le réseau ferré luxembourgeois», rappelle la compagnie ferroviaire nationale.

Des annonces à bord des trains?

Cette dernière souligne que son personnel à bord des trains, ainsi que des agents de sécurité, veuillent au bon respect de cette obligation. L'évolution de la loi française n'entraînera cependant aucune action spécifique de la part des CFL. Interrogés, ces derniers font savoir qu'ils n'ont «pas prévu d’actions et de contrôles supplémentaires» pour informer les clients «de la législation en vigueur en termes de port du masque qui est obligatoire depuis le début de la crise sanitaire dans le transport public». Il reviendra donc aux voyageurs des trains opérés par la compagnie de transport d'être attentifs quant à leur position géographique, afin de pouvoir respecter les différentes législations en vigueur.


Loi covid: de nombreux assouplissements prévus
La nouvelle loi Covid pourrait encore être adoptée cette semaine. Elle prévoit de nombreux assouplissements.

De son côté, la SNCF, qui fait voyager chaque jour des milliers de frontaliers français sur sa ligne Nancy-Metz-Luxembourg, se veut plus arrangeante. «En appliquant strictement la loi, c'est au point frontière que les clients devraient mettre leur masque ou pourraient l'enlever. Des annonces à bord seront effectuées par nos agents pour informer les voyageurs», informe la compagnie ferroviaire. Pas de panique, donc, pour les usagers ayant un peu de mal à repérer cette frontière visuellement.

Alors que Luxair a décidé ce vendredi de s'affranchir du port du masque à bord de ses avions pour une dizaine de destinations, les résidents et frontaliers devront encore s'accommoder de cette règle sanitaire à bord des trains, bus et tramways luxembourgeois un petit moment. «Beaucoup de personnes utilisent les transports en commun afin de se rendre sur leur lieu de travail, voire ne disposent pas d’autres moyens de transport. Or, de nombreux passagers sont vulnérables», souligne le ministère de la Santé pour justifier le maintien de cette restriction.

Il n’est pas exclu que des mesures soient prises si cette accalmie épidémique se poursuit.

Ministère de la Santé

Alors que sa dernière adaptation date du début du mois de mars, la loi sur les mesures de lutte contre la pandémie covid-19 pourrait cependant connaître de nouvelles évolutions, fait savoir la Santé. «Il n’est pas exclu que des mesures soient prises si cette accalmie épidémique se poursuit», souligne notamment le ministère. D'ici là, la sécurité des usagers, et en particulier celle des personnes vulnérables, reste la priorité.

L'institution note par ailleurs que le cadre fixé par la loi Covid est minimal, et qu'il est toujours possible pour les entreprises et les institutions de l'outrepasser en imposant des mesures «de précaution plus strictes dès lors qu’elles demeurent proportionnées». Vous l'aurez compris, résident ou frontalier, le masque doit donc rester sur le nez.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Alors que la fin du port du masque dans les avions a été annoncée à l'échelle du Vieux continent par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), Luxair annonce ce vendredi abandonner aussi cette restriction sanitaire sur presque tous ses vols.
Depuis le début de la pandémie de covid, Luxair a toujours prôné l’allégement des lourdes mesures et restrictions appliquées au transport aérien.
Un itinéraire sécurisé pour les cyclistes doit relier Audun-le-Tiche à Belval pour cet été. Le projet piloté par le Groupement européen de coopération territoriale Alzette Belval vise à favoriser la mobilité douce pour les frontaliers.
Le président de la région Grand Est a annoncé la suspension des paiements à destination de la compagnie ferroviaire française. Jean Rottner estime notamment que la qualité du service n'est pas au rendez-vous.