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Les élus français plaident pour 47 jours de télétravail
Grande Région 3 min. 06.10.2021
Revendications politiques

Les élus français plaident pour 47 jours de télétravail

L'éventuelle hausse du nombre maximal de jours de télétravail pour les frontaliers français dépend d'un accord entre gouvernements français et luxembourgeois.
Revendications politiques

Les élus français plaident pour 47 jours de télétravail

L'éventuelle hausse du nombre maximal de jours de télétravail pour les frontaliers français dépend d'un accord entre gouvernements français et luxembourgeois.
Photo: Chris Karaba
Grande Région 3 min. 06.10.2021
Revendications politiques

Les élus français plaident pour 47 jours de télétravail

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Quelques mois après que les frontaliers belges du Luxembourg ont obtenu une hausse du seuil légal du nombre de jours travaillés à leur domicile, une demande identique émane de l'Hexagone. Et ce, à quelques jours de la tenue d'une réunion intergouvernementale franco-luxembourgeoise.

En politique comme ailleurs, le timing se révèle crucial pour tenter d'influer sur le cours des événements. Alors que le gouvernement français a officiellement annoncé la suspension de la double imposition pour les frontaliers percevant des revenus mixtes, les élus du Grand Est tentent de tirer parti de la situation. Dans un manifeste publié mercredi, une quinzaine d'édiles demande d'«élever le seuil existant» du nombre maximal de jours de télétravail autorisé pour le faire passer de 29 à 47 jours annuels. 


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Objectif revendiqué: «permettre à chaque frontalier qui le peut de télétravailler sans blocage à raison d’un jour par semaine».Soutenue par Jean Rottner (LR), président de la région Grand Est, François Grosdidier (LR), maire de Metz, ou Pierre Cuny (divers droite), maire de Thionville, la demande adressée au gouvernement français se veut être «un compromis intelligent permettant un codéveloppement harmonieux» entre la France et le Luxembourg. Autrement dit, une demande qui s'inscrit dans les limites maximales envisagées par l'OCDE, fixées à 48 jours par an. 

Ce qui n'empêche pas certains élus d'affirmer que cette revalorisation ne pourrait être qu'une première étape dans une refonte de la fiscalité franco-luxembourgeoise.

Pour justifier leur demande, les signataires s’appuient notamment sur les avancées obtenues du côté belge, le seuil maximal de tolérance fiscale étant passé de 24 à 34 jours au cours de l'été. Une revalorisation de dix jours supplémentaires alors que les autorités belges demandaient depuis plusieurs années que les 49.000 frontaliers belges bénéficient de 48 jours.


A31 Metz Thionville Luxembourg, Peage, Foto Lex Kleren
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Autre argument avancé par les élus du Grand Est, leur volonté d'améliorer la question de la mobilité des 112.000 frontaliers français, victimes selon eux de «l’inaction des gouvernements français et des blocages politiques depuis plus de 25 ans» pour empêcher la réalisation d'«une nouvelle autoroute (A31 bis) et d'un nouveau barreau ferroviaire». Raison pour laquelle le manifeste est bel et bien adressé au gouvernement français et non au gouvernement luxembourgeois.

Contacté mercredi, le ministère des Finances luxembourgeois rappelle que la décision de modifier les critères fiscaux «relève d'accords entre gouvernements». Et se garde bien de faire tout autre commentaire supplémentaire. Une réponse à cette demande pourrait toutefois être apportée le 19 octobre prochain, date de la prochaine rencontre intergouvernementale franco-luxembourgeoise. A ce jour, les frontaliers français - tout comme leurs homologues allemands et belges - sont couverts jusqu'au 31 décembre via une nouvelle prolongation d'une exception fiscale liée à la crise sanitaire.

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