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Le sort de l'usine Smart préoccupe l'Etat français
Grande Région 2 min. 27.07.2020

Le sort de l'usine Smart préoccupe l'Etat français

Visiblement, le plan de rachat présenté par Ola Kaellenius, directeur général de Daimler, laisse planer des zones d'ombre.

Le sort de l'usine Smart préoccupe l'Etat français

Visiblement, le plan de rachat présenté par Ola Kaellenius, directeur général de Daimler, laisse planer des zones d'ombre.
Photo : AFP
Grande Région 2 min. 27.07.2020

Le sort de l'usine Smart préoccupe l'Etat français

Paris a demandé une contre-expertise sur le projet de vente par Daimler de son usine de Hambach (en Moselle) qui produit la Smart. Un coup de frein inattendu dans le rachat du site par le groupe Inéos.

(AFP) - Après s'être préoccupé du sort de France rail Industry, à Hayange, voilà le gouvernement français qui se mêle du sort d'un autre site industriel lorrain. Cette fois, c'est le devenir de l'usine Smart, implantée en Moselle-Est depuis 1985, qui préoccupe la nouvelle ministre déléguée à l'Industrie. «Nous avons demandé (au cabinet de conseil) Roland Berger de faire une contre-expertise indépendamment du projet qui est proposé par Daimler», a déclaré lundi Agnès Pannier-Runacher, en amont de sa visite de l'installation cette semaine.

«C'est un projet qui soulève des questions», estime ainsi la ministre. «Est-ce que ça donnera suffisamment de travail à l'ensemble des opérateurs qui sont aujourd'hui sur le site ? Quel impact cela aura sur la sous-traitance et ne faut-il pas d'autres projets pour compléter ce premier projet» du groupe britannique Inéos qui souhaite se servir de l'usine comme base de production d'un 4X4 à essence.


VP 3481962, FRANKREICH, HAMBACH, 06.12.2012, 
Produktion Smart Fortwo Electric Drive
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De la Smart au 4x4, en Moselle
A Hambach, le site de production de la mini-voiture signée Daimler est en vente depuis le 4 juillet. Mais déjà un constructeur a fait savoir son intérêt pour un éventuel rachat. Ineos serait prêt à y établir les ateliers pour son futur modèle "Grenadier"

Début 2022, quand la production de ce 4X4 baptisé Grenadier devrait démarrer, «l'essentiel des véhicules qui seront produits en France seront thermiques», a relevé la ministre, pour laquelle «on ne peut pas balayer du revers de la main ce type de production».

La piste hydrogène

«Ce premier véhicule a encore sa légitimité dans la mesure où il sort très vite parce qu'il est encore dans un temps où on aura des véhicules thermiques, mais en revanche il faut un avenir. Quels sont les autres véhicules qu'Inéos prévoit de produire?», a-t-elle demandé. «Est-ce que Daimler peut confier à Hambach, qui est une des usines les plus productives d'Europe pour Daimler, des modules ou des parties de véhicule plutôt sur la chaîne électrique? Est-ce qu'on peut enfin envisager un projet hydrogène?», s'est encore interrogé Mme Pannier-Runacher.

Jeudi, le patron du groupe allemand Ola Källenius avait indiqué rechercher pour le site de Hambach «une perspective» qui «préserve un maximum d'emplois». Entre 800 et 1.000 personnes ont manifesté, vendredi, à Sarreguemines (Moselle) pour protester contre le projet de vente et réclamer des garanties pour le maintien des emplois. 


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