Changer d'édition

Le redémarrage du réacteur Cattenom 1 repoussé
Grande Région 2 min. 15.10.2022
En raison des grèves

Le redémarrage du réacteur Cattenom 1 repoussé

La centrale nucléaire de Cattenom.
En raison des grèves

Le redémarrage du réacteur Cattenom 1 repoussé

La centrale nucléaire de Cattenom.
Photo: Guy Jallay
Grande Région 2 min. 15.10.2022
En raison des grèves

Le redémarrage du réacteur Cattenom 1 repoussé

Quatre autres réacteurs du parc nucléaire français sont concernés par ces retards, alors que des grèves ont lieu dans différentes centrales.

(AFP et pam) - EDF a repoussé le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires dans un contexte de grève pour les salaires sur certains sites, a-t-on appris samedi auprès de l'entreprise.

Les mouvements sociaux peuvent «avoir un impact sur le planning de retour en production de certains réacteurs», a indiqué une porte-parole du groupe à l'AFP. «Pour les réacteurs en production, cela peut se traduire par des baisses de puissance temporaire», a-t-elle ajouté.


Der Reaktor soll auf Korrosion überprüft werden.
Centrale de Cattenom : des détails sur les travaux en cours
Jeudi, EDF annonçait la prolongation de l'arrêt de quatre réacteurs nucléaires, dont trois à la centrale de Cattenom. Ce vendredi, quelques détails ont été communiqués sur les travaux en cours.

EDF a ainsi actualisé sur son site la date de redémarrage de plusieurs réacteurs, sans toutefois dire dans quelle mesure ces retards étaient liés au mouvement social: Cattenom 1, Cruas 2 et 3, Saint-Alban 2 et Tricastin 3. Ces retards vont d'un jour à près de trois semaines selon les réacteurs.

Barrage filtrant jeudi à Cattenom

Vendredi 7 octobre, lors d'une conférence de presse, Jérôme Le Saint, directeur de la centrale de Cattenom, avait annoncé le redémarrage des unités de production n°1 et n°4 «courant novembre».

Mais une grève paralyse en partie le site mosellan depuis plusieurs jours. Jeudi 13 octobre, quelque 200 agents ont même mis en place un barrage filtrant, provoquant de grosses perturbations sur le réseau routier autour de la centrale.

EDF dénombrait toujours des mouvements sociaux sur six sites vendredi. Les centrales nucléaires en grève pour les salaires ont reconduit vendredi leur mouvement pour le week-end, lequel semble s'étendre lentement mais sûrement.

Ce mouvement vise à faire pression sur les négociations salariales des entreprises du secteur de l'énergie et notamment EDF, où une première réunion est prévue mardi.

Quelles conséquences pour l'hiver ?

Si cette grève n'a pas d'incidence à ce stade pour le grand public et pèse essentiellement sur les finances d'EDF, elle pourrait «impacter le calendrier» de remise à disposition de tranches nucléaires sur le réseau, la plupart des centrales en grève étant soumises à des opérations de maintenance, indiquait vendredi à l'AFP Claude Martin, de la FNME-CGT.

«Nous sommes aujourd'hui à 30 réacteurs sur 56 qui fonctionnent, nous allons passer dans les prochaines semaines environ 40, l'objectif est de passer à 45 en janvier», avait dit le président Emmanuel Macron dans une interview télévisée mercredi. «Cet objectif, tout indique que nous le tiendrons», a-t-il jugé.


L'ASN approuve la stratégie de contrôle de corrosion d'EDF
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a validé mercredi la stratégie de contrôle d'EDF concernant les problèmes de corrosion rencontrés sur certains réacteurs de son parc français, dont Cattenom.

A l'approche de l'hiver, la France est fragilisée en raison d'une production électrique nucléaire au plus bas, liée à des travaux ou des problèmes de corrosion sur une partie de ses réacteurs nucléaires. Et elle ne peut guère compter sur sa production hydraulique, amoindrie en raison de la sécheresse.

Le gestionnaire du réseau RTE avait jugé en septembre le risque de tension sur le réseau électrique cet hiver «accru» mais «maîtrisable grâce à une forte mobilisation» en faveur d'économies d'énergie.


Sur le même sujet

L'unité de production n°1 de la centrale nucléaire mosellane ne redémarrera pas tout de suite, en raison de deux soudures qui inquiètent l'autorité de sûreté nucléaire.
Aujourd'hui, seule une des quatre cheminées de Cattenom laisse échapper un panache de vapeur d’eau. Un retour à la normale est espéré pour l'hiver.
Jérôme Le Saint, directeur de la centrale nucléaire EDF de Cattenom, a fait le point sur le phénomène de corrosion sous contrainte et les opérations menées sur trois des quatre réacteurs actuellement à l'arrêt.
Virgule, Conference de presse EDF, Jérôme Le Saint, Adrien Chamard, Xavier Jost, Soudure Cattenom, Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Après la toute récente double panne du réacteur n°4 qui a finalement redémarré jeudi 15 décembre, le réacteur n°3 de la Centrale nucléaire de Cattenom s'est arrêté automatiquement ce lundi alors que EDF tentait de le redémarrer.