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Le «oui, mais» des caméras en province de Luxembourg
Grande Région 2 min. 30.03.2021

Le «oui, mais» des caméras en province de Luxembourg

Le dispositif doit être un appui au travail de terrain des policiers lors de leurs patrouilles et interventions.

Le «oui, mais» des caméras en province de Luxembourg

Le dispositif doit être un appui au travail de terrain des policiers lors de leurs patrouilles et interventions.
Photo: Gerry Huberty
Grande Région 2 min. 30.03.2021

Le «oui, mais» des caméras en province de Luxembourg

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
Si la police d'Arlon indique être favorable à l'équipement de body cams pour ses agents, elle n'avance pas de date précise de déploiement, faute d'une réglementation précise. Au Luxembourg, la mesure n'est pas d'actualité.

C'est presque officiel, la police de la zone d'Arlon pourrait s'équiper prochainement de caméras. Elle devrait en avoir en tout cas les moyens, puisque l'achat de «body cams» est «inscrit dans le budget 2021», confirme mardi Jean-Yves Schul, chef de corps de la zone d'Arlon au journal La Meuse


Illustration, Polizei, Kameras, Überwachungskamera, am Bahnhof Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
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Alors que Déi Gréng et Piraten s'opposent à l'extension du dispositif policier, le CSV plaide pour un renforcement de la mesure, en parallèle à une présence accrue de policiers sur le terrain. Ces derniers devraient, selon le principal parti d'opposition, être mieux équipés.

Déjà à l'essai dans d'autres provinces du pays, (comme à Liège, Namur et La Louvière), ces dispositifs vidéo accrochés à la tenue des policiers filment en permanence les interventions. Ce qui peut se révéler problématique dans certains cas, puisque les caméras «peuvent enregistrer des informations sensibles et privées», souligne Jean-Yves Schul qui  attend «une réglementation bien précise» avant tout déploiement. 

Concrètement, depuis 2016, le règlement général sur la protection des données (RGPD) conditionne l'utilisation des images de vidéosurveillance: seules certaines personnes peuvent visionner et utiliser ces images, lors d'une enquête ou dans un tribunal par exemple. «On veut faire les choses proprement, c'est une question de crédibilité», estime le chef de corps. 


Pour les forces de l'ordre, les principaux avantages du dispositif sont la possibilité de bénéficier de preuves en cas d'agression sur un policier, mais également d'images plus précises lors des enquêtes, et non pas celles  «tronquées ou incomplètes» filmées par les badauds.


überwachungskamera - Photo : Pierre Matgé
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Si en Belgique ce projet-pilote intéresse également les forces de l'ordre d'autres provinces comme celles de Centre-Ardenne, Gaume, ou Famenne-Ardenne, le pays arrive cinq ans après la France. Depuis 2016, la Police nationale mais aussi la gendarmerie utilisent fréquemment ces «caméras-piétons». Et le dispositif s'est récemment invité dans certaines communes, comme à Metz où le maire François Grosdidier (LR) en avait même fait une promesse de campagne pour équiper les policiers municipaux. 

Au Luxembourg en revanche, la mesure n'est pas encore d'actualité même si les élus d'opposition plaident depuis 2016 pour son instauration. Le sujet a encore récemment été mis sur la table par le député Léon Gloden (CSV). A l'occasion de l'étude sur l'efficacité de la vidéosurveillance, le député a réitéré son soutien au déploiement d'un projet-pilote.

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