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La souche chinoise du virus ne domine plus en Moselle
Grande Région 3 min. 24.02.2021 Cet article est archivé

La souche chinoise du virus ne domine plus en Moselle

En une semaine, 66.000 dépistages covid ont été pratiqués en Moselle.

La souche chinoise du virus ne domine plus en Moselle

En une semaine, 66.000 dépistages covid ont été pratiqués en Moselle.
Photo : AFP
Grande Région 3 min. 24.02.2021 Cet article est archivé

La souche chinoise du virus ne domine plus en Moselle

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
C'est désormais le variant sud-africain qui est le plus souvent repéré dans les tests covid positifs dans le département voisin. La situation épidémique reste préoccupante dans cette zone frontalière qui booste sa campagne vaccinale.

Repéré dans un quart des tests positifs passés au séquençage ces derniers jours en Moselle, le variant anglais a désormais pris le dessus sur la souche originelle du covid, venue de Chine. Celle-ci ne représente plus que 20% des cas, a indiqué le préfet de la Moselle lors d'un point presse sur la situation épidémiologique dans le département. Mais en fait c'est bel et bien le variant sud-africain/brésilien qui s'avère le plus présent en cette fin février de l'autre côté de la frontière. Il a, lui, été identifié dans 55% des recherches menées. 


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La situation ne semble donc pas identique, côté mosellan, à celle rencontrée au Grand-Duché. La semaine passée encore le dernier bulletin officiel du Laboratoire national de santé annonçait le variant britannique en tête dans les nouvelles infections constatées dans le pays. 

Le nouveau rapport sur le Luxembourg n'a pas encore été publié, mais nul doute que Paulette Lenert devrait aborder le sujet des variants d'ici peu. La ministre de la Santé a en effet prévu de tenir une conférence de presse, jeudi matin. Juste au moment où le Luxembourg ouvrira ses troisième et quatrième centres de vaccination (Ettelbrück et Mondorf). 

Face à la multiplication inquiétante des cas, la Moselle a mené ces derniers jours un double effort : à la fois sur le dépistage et la vaccination (notamment grâce à l'octroi de 30.000 doses supplémentaires assuré après la visite du ministre de la Santé à Metz). Ainsi, en une semaine, 66.000 tests covid ont pu être pratiqués. De quoi faire bondir le taux d’incidence, passé en une semaine de 270 à 315 nouveaux cas pour 100.000 habitants dans le département.

Sept centres de vaccination supplémentaires

Mais la stratégie de «tester plus pour isoler vite» devrait permettre d'enrayer la progression de l'infection. Déjà, le taux de positivité des derniers dépistages a quelque peu baissé, 4,9%. Un niveau encore élevé certes (il n'est qu'à 2% au Grand-Duché), mais plus bas que la moyenne nationale française (6,4%). 

Reste maintenant à assurer la protection des populations âgées et fragiles plus activement. C'est la piste suivie pour les jours à venir. La Moselle devrait ainsi disposer de 17 centres de vaccination communaux actifs avant le week-end, contre dix centres hospitaliers en début de semaine. Metz a ainsi ouvert deux sites supplémentaires lundi, Freyming-Merlebach et Dieuze un chacun mardi, ce mercredi c'était au tour de Thionville et Montigny-les-Metz et Bitche. Un sérieux renfort pour la protection des seniors, catégorie de la population actuellement prioritaire.

A Metz, un huitième centre communal éphémère est envisagé pour cette fin de semaine. Il est là question d'une capacité de vaccination oscillant entre 1.000 à 2.000 personnes supplémentaires. 

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