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La police arlonaise prête à se mettre au luxembourgeois
Grande Région 2 min. 08.01.2020

La police arlonaise prête à se mettre au luxembourgeois

Pour une vingtaine de policiers belges de la zone Arlon-Attert-Habay-Martelange, les cours de luxembourgeois débuteront cette année

La police arlonaise prête à se mettre au luxembourgeois

Pour une vingtaine de policiers belges de la zone Arlon-Attert-Habay-Martelange, les cours de luxembourgeois débuteront cette année
Photo: Shutterstock
Grande Région 2 min. 08.01.2020

La police arlonaise prête à se mettre au luxembourgeois

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Lancée à l'automne dernier, l'idée d'un apprentissage de la langue de Michel Rodange recueille les faveurs d'une vingtaine de policiers belges de la zone Arlon-Attert-Martelange-Habay. Les cours devraient débuter au plus tard à la rentrée de septembre.

Lancée en octobre dernier, l'idée que certains policiers belges apprennent le luxembourgeois suit son chemin. Si une vingtaine de volontaires de la zone frontalière Arlon-Attert-Martelange-Habay ont manifesté leur intérêt, les cours pourraient «débuter à la rentrée académique de septembre», selon Michael Collini, le chef de corps à l'origine de l'initiative. 

L'école en charge des cours venant «d'être désignée» au terme d'une procédure de marché public, il reste désormais à régler les détails pratiques. Si les cours pourraient débuter dans les prochaines semaines, ils devraient alors s'arrêter en juin, au terme de l'année scolaire. Une option qui, à ce jour, ne recueille pas les faveurs de Michael Collini, qui privilégie un commencement au terme des vacances d'été afin de bénéficier d'une session adaptée au rythme scolaire.


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Cette initiative d'ouverture vers le voisin grand-ducal concerne «exclusivement les policiers de terrain», aussi bien ceux qui «sont en intervention» que ceux qui «travaillent plus dans la proximité», assure le chef de corps, en référence notamment aux agents de quartier. L'objectif poursuivi est double: viser une «meilleure collaboration avec la police grand-ducale», et  permettre «un meilleur contact avec les citoyens luxembourgeois.» 

En effet, le nombre de ressortissants luxembourgeois installés dans l'arrondissement d'Arlon progresse parmi les quelque 12.000 habitants non belges officiellement recensés par les autorités. En outre, cette formation permettra aux policiers arlonais de répondre aux demandes des nombreux Luxembourgeois «présents chaque jeudi sur le marché à Arlon»,mais aussi de mieux prendre en compte «la population âgée de plusieurs villages frontaliers chez qui la langue luxembourgeoise reste encore très vivace», estime Michael Collini.

De son côté, la police luxembourgeoise déclare être «au courant de cette initiative totalement indépendante» d'elle, et «s'en réjouit vivement». «C'est un plus» pour les agents grand-ducaux en poste le long de la frontière, «même si tous parlent aussi le français, bien sûr.» Et puis, ajoute une porte-parole, «ça fait toujours plaisir aux citoyens luxembourgeois qui passent la frontière, surtout pour les personnes âgées qui ont parfois plus de difficultés à s'exprimer en français.»


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