La Moselle continue de vacciner avec AstraZeneca
La Moselle continue de vacciner avec AstraZeneca
(AFP) En Moselle ce lundi, c'est «l'incompréhension». Le Dr Laurent Gap, président de l'ordre des médecins en Moselle se dit «assailli» par les praticiens mosellans. En cause, la décision de l'agence régionale de santé (ARS) et de la préfecture de continuer à vacciner avec AstraZeneca. Un choix qui survient alors même que la Haute autorité de santé (HAS) recommandait vendredi de ne plus utiliser ce vaccin.
Pointant une circulation active en Moselle, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion du variant sud-africain, la HAS avait alors jugé le produit du laboratoire anglo-suédois trop peu efficace. Elle recommandait de «continuer à privilégier l'accès aux vaccins» à ARN messager de Pfizer/BioNTech et Moderna, ainsi qu'au vaccin de Johnson & Johnson (Janssen) lorsqu'il sera disponible.
Dans un communiqué commun, l'ARS et la préfecture de Moselle justifient leur décision en indiquant que la proportion de ce variant est passée «à 30% des cas détectés» alors qu'elle était «à plus de 55% il y a un mois». Un chiffre en deçà de celui de l'HAS qui l'estime plutôt à 35% des cas détectés.
Cette décision de poursuivre la campagne de vaccination «telle qu'elle avait été spécifiquement engagée depuis février» fait l'effet d'une «douche froide» au Dr Laurent Gap. Le président de l'ordre des médecins en Moselle avait justement écrit au ministre français de la Santé Olivier Véran, pour lui dire que la Moselle «ne doit avoir que des vaccins à ARN messager».
A noter qu'en Moselle, le bilan s'élève à 2.191 morts depuis le début de l'épidémie, contre 772 au Luxembourg selon les derniers chiffres du ministère de la Santé.
