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La mobilité «made in Luxembourg» s'exporte en Lorraine
Grande Région 2 min. 31.12.2020

La mobilité «made in Luxembourg» s'exporte en Lorraine

Comme au Luxembourg, les experts lorrains plaident pour que les gares servent de référence pour desservir la Lorraine, en complément d'autres modes de transport.

La mobilité «made in Luxembourg» s'exporte en Lorraine

Comme au Luxembourg, les experts lorrains plaident pour que les gares servent de référence pour desservir la Lorraine, en complément d'autres modes de transport.
Photo: Lex Kleren/archive
Grande Région 2 min. 31.12.2020

La mobilité «made in Luxembourg» s'exporte en Lorraine

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Entamée en juillet 2019, la réflexion menée par les responsables de la région Grand Est, du sillon lorrain et du ministère des Transports a abouti à des conclusions techniques publiées mi-décembre. Huit idées principales inspirées notamment des concepts appliqués au Grand-Duché en ressortent.

«En Lorraine, peut-être plus qu'ailleurs en France, la mobilité est un enjeu déterminant pour l'attractivité et la cohésion du territoire.» Les conclusions techniques du Grenelle des mobilités en Lorraine, publiées mi-décembre, ne laissent que peu de doutes sur les difficultés rencontrées sur un espace polymorphe, au sein duquel le Luxembourg exerce «une influence déterminante». 


L'avenir du Luxembourg passera par la Grande Région
Épicentre économique d'un territoire qui regroupe 12 millions de personnes, le Luxembourg devrait conserver encore un temps son rôle d'aimant. A condition toutefois de mieux tirer profit des «interdépendances existantes» et de «créer de nouvelles synergies» avec ses voisins.

Un constat qui se traduit notamment par les huit idées issues des réflexions menées par les experts lorrains, qui se calquent en partie sur les concepts en cours d'implémentation au Grand-Duché. Que ce soit la volonté de «s'appuyer sur les gares pour irriguer tous les territoires», «massifier l'usage de la voiture partagée» ou bien encore la mise en place d'un «schéma partagé pour construire la mobilité transfrontalière de demain».

Concrètement, les différentes agences d’urbanisme lorraines impliquées partagent plusieurs constats. Si l'A31 et le TER «constituent la colonne vertébrale du système de transport lorrain, y compris dans une dimension transfrontalière», ces deux infrastructures «sont de plus en plus sollicitées (...) et tendent à la saturation» et «les projets actuels d'infrastructures ne suffiront pas à absorber l'augmentation des flux transfrontaliers». Raison pour laquelle l'idée d'un réseau express métropolitain est avancée, destinée à mieux irriguer les flux.


Thionville, Diedenhofen, Gare, Bahnhof, SNCF, TER, Zug, Train,  Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
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Obligatoire depuis le 1er janvier 2020, la présence du système ERTMS sur l'ensemble des TER français franchissant la frontière continue de poser problème. En cause, notamment, l'absence d'harmonisation des normes sur l'axe du sillon lorrain, fréquenté par 12 millions de voyageurs annuellement.

Un dispositif qui deviendrait «la colonne vertébrale d'un service multimodal lorrain» qui verrait la création «de pôles d'échanges et de services connexes», mais aussi le développement «d'un urbanisme pro-ferroviaire» et la mise en place «d'harmonisations des services existants». Entre les différents organismes lorrains, mais aussi avec le Luxembourg. La création d'un réseau express métropolitain cyclable ou la valorisation du recours à la voiture partagée figurent parmi les idées mises sur la table côté français.

Pour financer ces chantiers potentiels, le Grenelle des mobilités en Lorraine évoque plusieurs hypothèses dont la «constitution d'un 'pot commun'» avec l'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ou «le montage d'un projet européen». A noter que les idées présentées ne constituent pas encore les futures lignes directrices du schéma de mobilité à venir côté lorrain, mais «un socle d'ambitions partagées». Le processus doit se poursuivre avec la publication, «au printemps 2021» d'un livre blanc qui, lui, servira de base aux discussions politiques. Aucun délai quant à une application concrète des décisions qui seront prises n'a, à ce jour, été avancé.

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