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La centrale à charbon de Saint-Avold a redémarré
Grande Région 2 min. 28.11.2022
En Moselle

La centrale à charbon de Saint-Avold a redémarré

La centrale à charbon Emile-Huchet de Saint-Avold.
En Moselle

La centrale à charbon de Saint-Avold a redémarré

La centrale à charbon Emile-Huchet de Saint-Avold.
Photo : capture d'écran GoogleMaps
Grande Région 2 min. 28.11.2022
En Moselle

La centrale à charbon de Saint-Avold a redémarré

Elle aurait dû définitivement fermer le 31 mars dernier. Elle a été relancée en raison des tensions énergétiques liées à la guerre en Ukraine et aux problèmes du parc nucléaire français.

(pam avec AFP) - La centrale à charbon Emile-Huchet de Saint-Avold, en Moselle, qui avait fermé en mars dernier, a recommencé à produire de l'électricité ce lundi matin, a indiqué le directeur du site, Philippe Lenglart.


La centrale à charbon de Saint-Avold devrait redémarrer
Arrêtée le 31 mars dernier, la centrale à charbon de Saint-Avold, en Moselle, devrait être relancée d'ici l'hiver prochain, pour sécuriser l'approvisionnement de la France en électricité.

«Les températures sont de saison et nous avons été appelés à produire depuis 9h ce [lundi] matin», a-t-il précisé. Jusqu'alors, les températures automnales plutôt clémentes avaient permis de retarder le redémarrage de la production.

La centrale mosellane, l'une des dernières de France à fonctionner au charbon, aurait dû fermer ses portes définitivement au sortir de l'hiver dernier, mais son fonctionnement a finalement été prolongé par le gouvernement en raison de la crise énergétique.

Problèmes sur le parc nucléaire français

Dès le 31 mars dernier, date officielle de sa fermeture, l'exécutif français avait laissé entendre que la centrale à charbon, située à une soixantaine de kilomètres du Luxembourg à vol d'oiseau, pourrait être relancée avant la fin de l'année 2022. 

Cette option avait finalement été confirmée à la fin du mois de juin, «à titre conservatoire, compte tenu de la situation ukrainienne», expliquait alors le ministère de la Transition énergétique. «Nous nous gardons la possibilité de pouvoir faire fonctionner la centrale de Saint-Avold quelques heures de plus si nous en avons besoin l'hiver prochain», était-il alors indiqué.

En plus des tensions énergétiques liées à la guerre en Ukraine, c'est aussi la situation du parc nucléaire français qui a conduit à ce redémarrage d'Emile-Huchet. En effet, en dépit de l'optimisme affiché par le gouvernement français au début de l'automne, de très nombreux réacteurs sont encore à l'arrêt et ne peuvent donc pas produire d'électricité. C'est par exemple le cas à Cattenom, où les unités n°1 et n°3 ne redémarreront pas cette année.

Capable de fournir l'énergie pour 600.000 foyers

La décision de relancer la centrale à charbon a suscité l'indignation des défenseurs de l'environnement, malgré l'annonce de «compensations» de la part du gouvernement français.

Elle a aussi été, pour la direction du site (entreprise GazelEnergie), un défi humain et logistique. Lors de sa fermeture, 87 salariés travaillaient encore dans la centrale Émile Huchet. Certains sont partis à la retraite, d'autres ont été rappelés, moyennant des primes. Il y a eu, en plus, des recrutements. 

La centrale à charbon développe une capacité de production de 600 mégawattheures, ce qui correspond à l'alimentation en énergie de 600.000 foyers. 


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