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Brèves Grande Région 3 min. 07.08.2022

(AFP) -«Il y a des coupures tous les jours», déplore auprès de l'AFP ce petit producteur d'énergie solaire, dont les panneaux tapissent le toit d'une entreprise de transport à Aurach, dans le nord de la Bavière.

Sur les quelque 200 jours écoulés depuis le début de l'année, son installation a été coupée pendant plus de la moitié du temps.

Le courant produit pendant ces déconnexions a été de facto jeté à la poubelle et ce parce que le réseau n'a pas la capacité de le transporter.

L'entrepreneur pourrait fournir de l'électricité à une cinquantaine de foyers. Au lieu de cela, il n'aura pas livré la moitié de sa capacité de production d'ici la fin de l'année.

«C'est une tromperie vis-à-vis de la population», s'énerve-t-il.

Son irritation est d'autant plus grande que dans le même temps les prix de l'électricité s'envolent dans le sillage de la guerre en Ukraine et que le gouvernement ne cesse de proclamer vouloir encourager les énergies propres en Allemagne afin de réduire la dépendance à l'égard des énergies fossiles russes et d'atteindre ses objectifs climatiques.

Il n'est pas la seule victime: les opérations de ce «découplage» au réseau se sont multipliées ces dernières années dans sa région, visant surtout les grandes installations photovoltaïques.

«Augmentation maximale»

L'opérateur local N-Ergie, qui achète la production de Jens Husemann, est bien conscient du problème mais n'a pas d'autre choix que d'intervenir face à la multiplication des goulots d'étranglement ou en cas de maintenance du réseau.

«Nous assistons actuellement --et c'est heureux-- à une augmentation maximale des parcs photovoltaïques, comme nous n'en avons jamais vu par le passé», souligne Rainer Kleedörfer, responsable du département développement de l'opérateur.

Mais quand une à deux années sont nécessaires à la mise en service d'un parc, l'extension de «l'infrastructure du réseau qui doit être réalisée en parallèle dure entre cinq et dix ans», pointe-t-il, notamment en raison des procédures d'autorisations administratives très longues.

Conséquence: le nombre des déconnexions a continuellement augmenté ces dernières années, principalement autour des «pics de midi», quand le soleil brille le plus intensément.

Ce phénomène de production qui explose alors que le réseau est incapable de suivre le rythme touche encore davantage l'énergie éolienne et au niveau national, affirme Carsten Körnig, directeur de la fédération de l'énergie solaire.

Concernant l'énergie solaire, les problèmes restent selon lui relativement limités et régionaux, la Bavière et certains grands parcs photovoltaïques de l'est de l'Allemagne étant les plus affectés.

Craintes pour les zones rurales

Pour l'avenir, M. König redoute une accentuation du problème en milieu rural, en particulier «si la prise de décision politique visant à développer le réseau en fonction des besoins durait trop longtemps».

Selon les dernières données officielles disponibles, 6,1 terrawattheures (TWh) d'électricité produits en 2020 via les énergies renouvelables en Allemagne n'ont pas pu être utilisés en raison de la faiblesse du réseau.

En prenant une consommation moyenne de 2.500 kilowattheures pour un foyer de deux personnes, cela représente un volume d'électricité pour quelque 2,4 millions de ces foyers qui a été perdu.

L'Agence fédérale des réseaux se veut rassurante.

«L'idée selon laquelle le développement d'un réseau conforme aux besoins n'aura pas lieu n'est globalement pas partagée», affirme un porte-parole de l'institution.

Il reconnaît certes des retards attribués en partie aux longues procédures d'autorisation ou à une surcharge de travail des entreprises spécialisées.

Aussi irritantes que puissent être les coupures régulières de son installation, Jens Husemann n'aura pas trop perdu au niveau financier.

L'opérateur doit en effet le dédommager à hauteur de plus de 35.000 euros, pour de l'électricité qui n'aura jamais pu parcourir le chemin jusqu'à une prise de courant.

Aujourd'hui

Brèves International Aujourd'hui à 10:51

(AFP) - La hausse des prix à la consommation en France a ralenti en septembre, à 5,6% sur un an, contre 5,9% en août, selon les données provisoires publiées vendredi par l'Insee.

Ce recul de l'inflation est dû au «ralentissement» de la hausse des prix de l'énergie et des services, explique l'Institut national de la statistique dans un communiqué, tandis que la progression des prix de l'alimentation s'accélère et que celle des produits manufacturés se poursuit à un rythme proche du mois précédent.

Hier

Brèves International 29.09.2022

(AFP) - Heure du décès: 15H10. Cause: «vieillesse». Profession: «Sa Majesté la Reine». Le certificat de décès d'Elizabeth II, qui s'est éteinte le 8 septembre à l'âge de 96 ans, a été rendu public jeudi par les Archives nationales d'Ecosse.

Après 70 ans de règne, Elizabeth II est décédée dans son château écossais de Balmoral. Sa mort avait été annoncée par Buckingham Palace à 18H30 locales (17H30 GMT), mais on savait que la Première ministre Liz Truss en avait été informée à 16H30.

De nouveaux détails sur cet événement au retentissement planétaire ont émergé avec la publication du certificat, signé par la princesse Anne, la fille d'Elizabeth II, qui avait accompagné la souveraine pendant ses dernières heures.

Son fils aîné, devenu Charles III, était arrivé à la mi-journée à Balmoral mais ses autres fils Andrew et Edward, ainsi que le fils de Charles, William, n'y étaient parvenus que dans la soirée. Harry, frère de William désormais en retrait de la monarchie, n'était arrivé que bien plus tard, seul.

Dans la case «profession» du certificat figure la mention: «Sa Majesté la reine». Et le château de Windsor, en périphérie ouest de Londres, y apparait comme son adresse «usuelle»: elle y passait la plupart du temps depuis le début de la pandémie de Covid-19, alors que le palais de Buckingham dans la capitale est habituellement la résidence principale des monarques britanniques.

Si la reine était décédée en Angleterre, il n'aurait pas été nécessaire de remplir un certificat de décès, obligation légale qui s'applique aux sujets du souverain mais pas au souverain lui-même.

Mais cette contrainte légale qui remonte à 1836 ne s'applique pas en Ecosse, qui a un système législatif distinct et où la loi dispose que «la mort de chaque personne» doit être enregistrée.

Brèves Luxembourg 29.09.2022

(lm) - Depuis mercredi, 378 nouvelles infections par le coronavirus ont été enregistrées au Grand-Duché. Au total, 1.436 personnes se sont fait tester contre l'agent pathogène au cours des dernières 24 heures. Le taux de positivité est donc actuellement de 26,34%. La valeur R est estimée à 1,42.

Dans les hôpitaux du pays, une personne de plus est hospitalisée. Selon le rapport, 13 patients atteints du covid sont actuellement pris en charge, dont un en soins intensifs.

Le nombre de décès reste inchangé ce jeudi à 1.129 victimes depuis le début de la pandémie.

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La vague automnale du covid vient-elle de commencer?   

Brèves Grande Région 29.09.2022

Le maire LR de Metz, François Grosdidier, a annoncé jeudi matin sur les réseaux sociaux être hospitalisé après un accident vasculaire cérébral survenu mercredi soir, précisant ne pas souffrir de séquelles.

«J'ai fait un petit AVC hier soir. Pas de séquelle, mais certainement une hospitalisation de quelques jours le temps des analyses et examens nécessaires», a écrit l'édile dans un message publié sur ses comptes Facebook et Twitter.

«Merci au personnel de l'hôpital de Mercy du CHR Metz-Thionville, pour son professionnalisme et sa gentillesse», a ajouté l'élu en priant «ceux qui comptaient sur (s)a présence aujourd'hui et dans les prochains jours» de l'excuser.

Un conseil municipal, prévu jeudi à partir de 15h00, se déroulera sans M. Grosdidier.

Agé de 61 ans et père de trois enfants, François Grosdidier est maire de Metz depuis 2020. Ancien sénateur de la Moselle (2011-2020), il préside également l'Eurométropole de Metz.

Avant-hier

Brèves International 28.09.2022

(AFP) - «La compagnie affichera fin 2022 un bilan très solide», a indiqué l'entreprise dans un communiqué, «Elle est en position à la fois d'accélérer sa stratégie de transformation et d'offrir une politique attractive de retour à l'actionnaire».

C'est pourquoi le conseil d'administration, «souhaitant partager avec ses actionnaires les résultats de la compagnie dans ce contexte de prix hauts», va «verser un acompte sur dividende exceptionnel de 1 euro par action en décembre 2022», sur 2,62 milliards d'actions.

Le géant des hydrocarbures a aussi indiqué qu'il allait renforcer ses investissements dans les énergies renouvelables: ceux dans le solaire et l'éolien «dépasseront 4 milliards de dollars dès 2022», au lieu de 3 milliards de dollars en 2021.

«Un programme d'un milliard de dollars d'économies d'énergie sera déployé à l'échelle mondiale en 2023-2024 pour contrôler les coûts de l'énergie consommée et accélérer la baisse des émissions», a ajouté TotalEnergies, affirmant dans son communiqué être une compagnie «aujourd'hui beaucoup plus profitable qu'il y a 10 ans».

Cette annonce intervient alors que le débat fait rage en France sur la question de créer une taxe spéciale sur les «superprofits» pour les entreprises ayant largement bénéficié de l'inflation ou de la hausse des prix de l'énergie consécutive à la guerre en Ukraine.

Au deuxième trimestre 2022, TotalEnergies a engrangé d'énormes bénéfices: le groupe français a plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre, à 5,7 milliards de dollars, contre 2,2 milliards lors du même trimestre en 2021.

Brèves Luxembourg 28.09.2022

Alors que l'ascenseur du Pfaffenthal se trouve actuellement en panne, c'est au tour de celui du Grund de s'arrêter. En cause, «une intervention technique», précise, mercredi, la Ville de Luxembourg. 

Dès 9h et jusqu'à 21h environ, il ne sera ainsi pas possible de relier le quartier du Grund au plateau du Saint-Esprit via l'ascenseur. 

Une navette sera néanmoins mise en place par le service autobus de la Ville de Luxembourg assurant, le temps des travaux, la liaison. Elle circulera «toutes les 7,5 min». Les voyageurs pourront monter aux arrêts Stadgronn Bréck (quartier Grund) ou à l'arrêt provisoire se situant à proximité de l'ascenseur de la cité judiciaire. 

Brèves International 28.09.2022

(AFP) - L'enquête, dirigée par un juge d'instruction d'Anvers (nord), cible «un milieu soupçonné d'appartenir à l'extrême droite» et des faits d'«infraction à la législation sur les armes», précise un communiqué du parquet.

Elle a donné lieu mercredi matin à une dizaine de perquisitions en Belgique néerlandophone, notamment à Gand et à Anvers, et c'est au cours de l'une d'elles qu'a eu lieu l'échange de coups de feu mortel.

«Au cours de l'une de ces interventions, un échange de coups de feu s'est produit entre les forces de l'ordre et l'une des personnes présentes dans un bâtiment. Cette personne est décédée», précise le communiqué.

Selon les médias belges, cette fusillade mortelle a eu lieu à Merksem, un district de la ville d'Anvers.

Les perquisitions, ajoute le parquet fédéral, «ont permis la saisie de très nombreuses armes et munitions dont le décompte et l'analyse devront être réalisés dans les prochains jours».

Un rappel de l'affaire Jürgen Conings

«Certaines armes présentes sur place étaient légalement enregistrées», est-il encore indiqué.

La surveillance des milieux d'extrême droite par les services de renseignement et la justice s'est renforcée en Belgique depuis l'affaire Jürgen Conings, un militaire radicalisé lié à l'extrême droite qui avait fui sa caserne avec des armes et des munitions au printemps 2021.

Ce militaire de 46 ans, fiché par l'organisme belge d'analyse de la menace terroriste (Ocam), était soupçonné de vouloir s'en prendre à des représentants de l'Etat belge et à un virologue connu.

Il avait été retrouvé mort dans une zone boisée de la province néerlandophone du Limbourg (nord-est) après une traque de plus d'un mois. L'enquête avait conclu à un suicide par arme à feu.

Brèves International 28.09.2022

(AFP) - Le yuan a atteint mercredi un niveau record depuis 2010 par rapport au dollar dans les échanges offshore, malgré les récents efforts de la banque centrale chinoise pour soutenir la monnaie.

Le yuan offshore - qui circule en dehors de Chine continentale et est échangé de manière plus libre que sur le marché intérieur - est tombé à 7,2386 contre un dollar, selon l'agence d'information financière Bloomberg.

C'est le niveau le plus faible depuis que les chambres de compensation de Hong Kong ont reçu le feu vert pour ouvrir librement des comptes en monnaie chinoise en 2010.

Le dollar en route vers des sommets

La banque centrale américaine (Fed) adopte un ton de plus en plus ferme pour lutter contre l'inflation aux États-Unis et pourrait imposer de nouvelles hausses des taux d'intérêt. Cette tendance pousse les investisseurs à se ruer sur le dollar, l'envoyant vers des sommets records par rapport aux autres principales devises.

La monnaie chinoise s'est également renchérie sur le marché chinois des changes intérieur («onshore»), grimpant mercredi jusqu'à 7,2297 yuans pour un dollar, son plus bas niveau depuis 14 ans.

Le yuan en Chine n'est pas entièrement convertible et la banque centrale du pays fixe chaque jour un taux pivot, de part et d'autre duquel elle autorise une fluctuation de plus ou moins 2%.

Cette dépréciation intervient malgré les récentes interventions de la banque centrale chinoise. Elle a notamment en septembre décidé une baisse du taux de réserve obligatoire en devises étrangères des banques. Concrètement, cette mesure permet de rendre la vente de yuans et l'achat de dollars plus coûteuse pour les institutions financières.