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Cattenom: le réacteur n°1 fait réagir jusqu'au gouvernement
Grande Région 2 min. 27.10.2022
Remise en service sans travaux

Cattenom: le réacteur n°1 fait réagir jusqu'au gouvernement

La centrale nucléaire de Cattenom.
Remise en service sans travaux

Cattenom: le réacteur n°1 fait réagir jusqu'au gouvernement

La centrale nucléaire de Cattenom.
Photo: Chris Karaba
Grande Région 2 min. 27.10.2022
Remise en service sans travaux

Cattenom: le réacteur n°1 fait réagir jusqu'au gouvernement

Pascal MITTELBERGER
Pascal MITTELBERGER
Les opérations de maintenance touchent à leur fin sur le réacteur n°4 de Cattenom, qu'EDF compte redémarrer avant la fin de l'année. Concernant le n°1, une demande est en cours pour le redémarrer puis effectuer les travaux l'an prochain.

EDF Cattenom a publié, mardi 26 octobre, un point d'étape sur chaque unité de production de la centrale nucléaire mosellane. Pour l'heure, seul le réacteur n°2 fonctionne et permet de fournir de l'électricité. Les trois autres sont à l'arrêt pour travaux.


Virgule, Conference de presse EDF, Jérôme Le Saint, Adrien Chamard, Xavier Jost, Soudure Cattenom, Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Deux réacteurs de Cattenom redémarrés en novembre
Jérôme Le Saint, directeur de la centrale nucléaire EDF de Cattenom, a fait le point sur le phénomène de corrosion sous contrainte et les opérations menées sur trois des quatre réacteurs actuellement à l'arrêt.

Mais EDF espère bien en redémarrer deux avant la fin de l'année. C'est déjà ce qui avait été annoncé par le directeur du site, Jérôme Le Saint, lors d'un point presse le 7 octobre dernier. Le dirigeant évoquait alors la «mi-novembre» pour cette remise en service.

Réacteur n°1: l'annonce du redémarrage faite dès le 7 octobre

Néanmoins, dans la publication de ce 26 octobre, aucun calendrier n'est précisé.  D'autant qu'un conflit social, désormais terminé, a perturbé l'activité sur le site de la centrale nucléaire ces deux dernières semaines et pourrait retarder les remises en service.

D'une part, EDF veut redémarrer le réacteur n°1. Cette unité de production porte «deux légères traces de corrosion sous contrainte sur une quinzaine de tuyauteries contrôlées» mais l'exploitant de la centrale veut tout de même la relancer cet automne, puis réaliser les travaux nécessaires lors d'un arrêt 2023. 

Une demande en ce sens a été transmise à l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des discussions sont en cours. Le 7 octobre dernier, le directeur Jérôme Le Saint avait déjà annoncé cela, sans qu'il n'y ait de réaction. Mais ces dernières heures, Greenpeace Luxembourg fait part de sa colère : «irresponsable et scandaleux», juge l'association.

Puis, ce jeudi 27 octobre dans l'après-midi, c'est au tour du gouvernement luxembourgeois de réagir. Il fait part de ses «inquiétudes» et «demande des informations sur la position de l’ASN sur son redémarrage éventuel». Pour l'heure, l'ASN n'a pas communiqué sur le sujet.

Réacteur n°4: les travaux se terminent

D'autre part, les travaux de maintenance se terminent sur le réacteur n°4. Les contrôles effectués n'y ont pas révélé de traces de corrosion sous contrainte.  «Nos équipes, en collaboration avec nos partenaires Endel et Sigedi, ont terminé le remplacement des portions de tuyauteries qui avaient été découpées pour l’expertise. La prochaine étape sera le rechargement du combustible», indique EDF. 

Enfin, dernier réacteur à l'arrêt : le n°3. Il est très peu probable qu'il soit remis en service en 2022. «Les contrôles réalisés ont révélé des indications de corrosion sous contrainte de l’ordre de 1 à 2 mm sur des tuyauteries de 30 mm de profondeur. Des contrôles étendus sont en cours sur le circuit afin de mieux cerner le périmètre des pièces à remplacer», explique EDF.

Dans le meilleur des cas, donc, ce sont trois des quatre unités de production de la centrale nucléaire mosellane, toute proche de la frontière luxembourgeoise, qui pourraient fonctionner au début de cet hiver qui s'annonce incertain sur le plan énergétique.

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