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Bonnes nouvelles de la mer du Nord
Grande Région 3 min. 18.04.2022
En Belgique

Bonnes nouvelles de la mer du Nord

L'Institut flamand de la Mer a expliqué que la découverte des restes de cet oiseau est une première sur les côtes belges. Jusqu’ici, elle s'était limitée aux côtes néerlandaises.
En Belgique

Bonnes nouvelles de la mer du Nord

L'Institut flamand de la Mer a expliqué que la découverte des restes de cet oiseau est une première sur les côtes belges. Jusqu’ici, elle s'était limitée aux côtes néerlandaises.
Photo: Shutterstock
Grande Région 3 min. 18.04.2022
En Belgique

Bonnes nouvelles de la mer du Nord

Plusieurs initiatives révèlent une prise de conscience croissante en faveur de la protection de l'espace marin, de son archéologie et de sa biodiversité.

De notre correspondant Max HELLEFF (Bruxelles) - Des ossements d'un oiseau de mer disparu, le grand pingouin, ont été récemment retrouvés sur des plages belges. Il s'est éteint en 1844 en raison de la chasse. Le grand pingouin vivait dans le nord de l'océan Atlantique et en mer du Nord. Incapable de voler, il mesurait environ 75 centimètres pour un poids de 5 kilos.


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L’énorme mammifère fréquente des eaux à la qualité contrastée, idéales pour certains poissons, trop chaudes pour d’autres.

L'Institut flamand de la Mer a expliqué que la découverte des restes de cet oiseau est une première sur les côtes belges. Jusqu’ici, elle s'était limitée aux côtes néerlandaises. On a toutefois appris depuis qu’une promeneuse avait trouvé un humérus de grand pingouin sur la plage d'Ostende en octobre 2021.

La trouvaille a été faite par un paléontologue amateur sur la plage de Blankenberge-Zeebrugge. « J'ai ramené l'os à la maison, j'ai essayé de l'identifier, mais il ne correspondait à aucun os de ma collection. J'ai commencé à soupçonner qu'il s'agissait d'une trouvaille très spéciale », a-t-il expliqué.  

Une étonnante richesse

La mer du Nord évoque une étonnante richesse. Dix-huit épaves viennent ainsi de rejoindre le grand répertoire qui inventorie l'archéologie de ses fonds marins. Elles ont reçu le statut de patrimoine culturel protégé réservé à toute épave de plus de 100 ans, conformément à une Convention de l'Unesco. Le but est de protéger « ce patrimoine subaquatique qui fait l’objet d’un trafic en augmentation depuis plusieurs années en raison de nouvelles techniques qui rendent le fond marin plus accessible. Elle vise aussi à préserver les épaves de leur destruction ou nivellement pour faciliter le trafic maritime », commente la chaîne publique flamande VRT. 

Elle poursuit: « Deux tiers des épaves en mer du Nord datent de la Première Guerre mondiale. Elles sont une illustration de la culture et de la technologie de l'époque, et forment aussi la sépulture des marins qui ont péri dans le naufrage de leur navire. Sur le plan écologique, elles constituent un havre pour des animaux marins et des espèces de poissons comme le cabillaud. »

Mieux vaut le savoir : il sera désormais interdit de pêcher, de draguer et de jeter l'ancre dans un rayon de 150 mètres autour de ces épaves. Les plongeurs curieux ou mêlés au trafic d’antiquités seront poursuivis.


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Le nouvel inventaire reprend le HMS Griper, un voilier anglais coulé par une tempête en 1807. Il compte également un torpilleur T 319 français, un patrouilleur allemand Senator Sthamer et un sous-marin torpilleur allemand UB III. Ces trois navires ont sauté sur une mine durant la Grande Guerre et gisent à quelques dizaines de mètres de profondeur.

Qu’y a-t-il de commun entre la redécouverte d’un oiseau disparu et la protection d’épaves ? Une prise de conscience grandissante quant à la qualité du patrimoine vivant et archéologique que recèle la mer du Nord et la nécessité de le protéger après des décennies de surexploitation.

Une aide européenne importante

A ce titre, 356,9 millions d'euros d’aides européennes viennent d’être attribués au projet Kairos@C qui vise à décarboner l’économie maritime. Le but est de capturer, liquéfier, transporter par pipelines et stocker en mer du Nord le CO2 généré par les processus industriels dans le port d'Anvers, l’une des principales installations portuaires au monde. Il implique la participation de grands industriels comme Air Liquide et BASF.

Kairos@C permettra le déploiement de technologies pionnières destinées à éviter l'émission dans l'atmosphère de 14 millions de tonnes d'équivalent CO2 au cours des dix premières années d'exploitation, indique la Commission européenne.

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